A Pékin, comme dans le reste de la Chine, depuis les années 80 les agriculteurs ont le droit de revendre une partie de leur production librement.
Comme partout en Asie, le commercer a toujours été une affaire de famille. Alors pour partir en ville vendre dans la journée, on trouve toujours quelqu'un. Ce n'est pas un travail de plus plaisant,
guère plus que de travailler aux champs.
On les reconnait à Pékin (et les on distingue facilement des petits vendeurs à la sauvette) avec leur vieux pick-up chargé de cageots de fruits de saison, leur antique balance au plateau d'émail
ébréché et accroupis le long du trottoir à machonner des graines de tournesol ou de lotus.
C'était déjà la saison des mandarines et des pomélos chinois... Quartier de Haidian, octobre 2005.
En été, ils proposent des pastèques cultivées autour de Pékin ou des pêches blanches (la pêche chinoise) grosses comme des pamplemousses et dures comme des cailloux. L'automne avançant, les
mandarines vertes prennent le pas sur les poires chinoises, puis vient l'époque des pomelos chinois, des kumquat et des annanas. Au printemps certains proposent des mini-mangues succulentes, le
temps que la saison se réchauffe et que revienne l'époque de la pastèque!
L'avantage de ces petits vendeurs (qui sont dans la légalité!!), c'est souvent la fraicheur du produit et le prix, comparé aux supermarchés des villes.
L'inconvénient en été, c'est qu'ils restent avec leur cargaison en pleine chaleur et les pastèques tournent vites. En hiver, le climat permet par contre la conservation des agrumes!!
Have Fun!
Ton nouveau design est très joli Kalychen, très doux.
Gros bisous,
Bool
Mais je me demande s'ils arrivent vraiment bien à vivre ainsi... Et puis attendre toute la journée... doit y avoir plus gai!