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Lundi 22 décembre 2008

Oeuvre mythique de toute une époque,s'il manquait quelque chose dans les critiques de films chinois de Paris-Beijing, il s'agissait bien du "Syndicat du Crime". Si vous ne connaissez pas encore ce monument du cinéma de Hong Kong, voici une occasion de combler vos lacunes!

Il existe des créations qui vous laissent un goût acide-amer délectable dans la bouche, malgré le sérieux du sujet dont elles traitent, qui vous font rire aussi bien que pleurer et rêver d'un monde comblé de vertus qui n'existent plus (ou très peu)... Celles de John Woo se trouvent souvent dans cette famille.

Ce sont des films qui parlent du monde réel, dur et terrible, tout en rêvant un monde qui n'existe certainement que sur la pélicule, un monde où l'amitiée est plus importante que l'argent et la fierté masculine.

"Le Syndicat du Crime", de son titre original "Ying huang boon sik"  traduit en anglais par "A better tomorrow", est une trilogie créée par John Woo au milieu des années 80 et produite par Tsui Hark et sa maison de production flambante neuve, la Workshop.


Résumés :
Le premier film, début de cette saga en trois volets, commence avec les mésaventures de Ho et son ami Mark dans le Hong Kong des Triades.
D'un côté, Ho est un tueur hors-paire, secondé par son fidèle ami Mark, qui agit pour le compte d'un vieux chef de triade. De l'autre côté, Kit, le jeune frère de Ho, prépare l'école de Police... Mais si leur père connaît les activités de l'aîné, ce n'est pas le cas de Kit, surprotègé par Ho.
Seulement ce beau monde s'écroule quand une jeune tête montante des Triades veut prendre la place du chef et éliminer Ho.


Le second volet, qui ressemble plus à un prétexte orchestré par le producteur pour surfer sur le succès du premier épisode, reprend les même acteurs...
Ho, arrêté et emprisonné, se retrouve obligé par la Police de collaborer avec eux pour protèger la carrière de son petit frère Kit.
De l'autre côté du Pacifique, Ken le frère jumeau de Mark est un simple cuisto aux Etats Unis, bonne âme et bon coeur, il s'occupe occasionellement de Ko qui a perdu le gout de la vie et la mémoire. Mais lorsque leur route croise celle de Ho, l'instinct de guerrier s'éveille...


Le dernier épisode parvient, à bout de souffle, à nous embarquer une nouvelle fois dans le sillage du légendaire Mark.
Alors que la guerre du Vietnam ravage le pays, Mark débarque à Saïgon pour récupérer son cousin Mun et son oncle, apothicaire chinois.
Fouillé, tabassé et volé par les douaniers à son arrivée à l'aéroport, il ne manque pas pour autant de remarquer la présence envoutante de Chow Kit.
Sans le sou maintenant pour ramener la famille à Hong Kong, Mark et Mun se retrouvent obligés en cette période sombre de se livrer à tous les traffics possibles pour glaner ici et là de quoi fuir. Sur leur route, ils rencontrent Chow Kit. Petit à petit un triangle amoureux aussi inextricable que la guerre semble se dessiner, Chow en pinçant pour Mark, Mark faisant passer son cousin avant tout et Mun le cousin en pinçant pour Chow...



Etude et critique des films :

Le premier film
est, sans contestation possible, une oeuvre à voir absoluement!
Monument mythique, il s'agit d'un des grands films qui ont forgés la réputation de John Woo et des films de Triades de Hong Kong au milieu des années 80.
Dans ce film, Woo tisse la trame du "film de Hong Kong" qui depuis n'a jamais cessée d'être reprise par lui-même et d'autres cinéastes, donnant naissance au "Triad Movie" : un héro vénal (puisqu'il est mafieux, tueur au sang froid, parfois calculateur) mais qui sous sa carapace cache sa véritable apparence d'homme pur.
La morale de l'histoire, pour rendre cet homme héroïque, est souvent que c'est le milieu qui l'a corrompu, mais qu'il n'est jamais trop tard.
Ce principe sera poussé à son extrême dans "The Killer" quelques années plus tard (3 ans après "Le Syndicat du Crime").

Comme tout être vénal, Ho et Mark doivent faire pénitence de leurs crimes avant de revenir dans le droit chemin, c'est ce qui se passe pour l'un avec la prison et pour l'autre par l'infirmité et la maltraitance de ceux qui furent ses frères. Une fois cette pénitence accomplie, comme une purification rituelle, ils peuvent enfin devenir des héros, des justiciers de la société sur ceux qui les ont roulé dans la boue.
L'ombre au tableau sera certainement que la loi du Talion n'a jamais aidée personne... Mais cette ombre, les Triad Movies n'existeraient pas!

Le jeu des deux protagonistes principaux, Ti Lung dans le rôle de Ho et Chow Yun-Fat dans celui de Mark, imprime l'écran de façon indélibile. Leur amitié à toute épreuve semble plus vraie que vraie, tout comme la présence juvénile et  fraîche de Leslie Cheung dans le rôle de Kit. L'image est fluide, les scènes d'actions semblent aller aussi vite qu'une balle à atteindre sa cible.


Le deuxième film, bêtement nommé "Le Syndicat du Crime 2" (A better tomorrow 2), ne semble qu'un pâle reflet du premier, un prétexte à reprendre les deux acteurs mythiques qui ont fait la richesse de Woo et Tsui Hark (producteur).
L'un des deux héros ayant cassé sa pipe dans le premier volet, on lui invente un jumeau cuisinier qui va reprendre le costume et les flingues fumants du frangin pour terminer la sauce rouille!

En dehors du léger gout de réchauffé que l'on perçoit dans la recette, on notera tout de même que le duo est toujours aussi bluffant et qu'il est bon de retrouver une telle équipe.
Détail loin d'être insignifiant, le troisième laron qui vient se joindre à la fête n'est pas en reste et on se surprend à trouver le plat presque convenable pour une suite...
Seul bémol, les histoires de disputes des deux scénaristes (Woo et Hark), du réalisateur (Woo) et de son producteur (tiens... encore Hark!) n'aident pas à la fluidité du récit qui s'en ressent. On regrette même la fluidité du récit du premier film. Quelques bonnes images restent à l'écran pour nous rappeller que c'est encore John Woo qui dirige.


Là où la digestion devient difficile, c'est avec le troisième Opus...
"Le Syndicat du Crime 3" n'est malheureusement plus seulement du réchauffé, il y a aussi un goût de brûlé! Mais quand on aime, on ne compte pas...
Première chose, le changement de sujet est brutal, car après la douce chaleur humide de Hong Kong, nous voici dans Saïgon ravagée par la guerre du Vietnam.
Deuxièmement, derrière la caméra une tête a changée, Tsui Hark est aux commandes et cela se ressent dans le rythme.

Le film n'est pas nullissime, ce serait mal rendre hommage au travail du réalisateur et des acteurs, mais l'on se demande pourquoi le film porte toujours et encore ce titre de "Syndicat du Crime"!
Pour les fans de Mark et de son imper, voici l'histoire de la jeunesse du futur crac de la gachette. Dans un pays en feu et à sang, Mark (bonne poire comme toujours!) est venu chercher la seule famille qui lui reste.
La présence de l'incroyable Anita Mui est une chose à relever de toute urgence (excellente actrice décédée depuis) dans le rôle de l'envoutante Kit qui fait frémir les deux cousins des pieds à la tête.
Et après le grandiose Ti Lung (Ho dans les deux premiers volets), Tsui Hark choisi Tony Leung Ka-fai (梁家輝, l'acteur chinois de "l'Amant" de J-J Annaud) pour donner la réplique à Chow Yun-Fat. Le duo prend un peu de temps à se trouver, mais au final c'est un film puissant, émouvant et fracassant.
Pour moi le seul bémol est qu'il ne colle plus vraiment à l'univers créé par Woo dans le premier volet...


Fiche d'identité de la Trilogie :

Titre original : Ying huang boon sik
Titre anglais : A better Tomorrow
Titre français : Le Syndicat du Crime
Réalisateurs : John Woo / Tsui Hark
Producteur : Tsui Hark
Production : Workshop
Acteurs : Ti Lung, Chow Yun-Fat, Leslie Cheung, Anita Mui, Tony Leung Ka-Fay, ...
Années : 1986 / 1987 / 1989
Pays : Hong Kong
Langue d'origine : Cantonais
Dvd Français : HK Vidéo, réédition spéciale remasteurisée 2008.


Bon film et Have Fun!!

Par Chen Jie - Publié dans : Musique de Chine
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Mardi 7 octobre 2008
Pendant des années, suivant mes voyages successifs en Chine, j'ai fini par croire que l'Empire du Milieu était l'unique pays au monde où le mouvement Rock n'avait pas pris racine.
De la Cantopop au Rap made in Taiwan, tout ce que distribuaient les disquaires ou proposaient les radio locales étaient des sons stéréotypés, sur-annés pour la cantopop ou bien calqués sur le R&B américain pour les derniers tubes du moment. Rien ne me permettait de deviner que quelque part en Chine puisse exister un courant musical tel que du Rock ou bien encore plus du Metal, du Hard Rock, du Punk, etc.

Il m'aura fallu des années et rentrer en France pour finalement découvrir que pour écouter du Rock en Chine, on est pas obligé de se rabattre sur le rock nippon, et non la production locale existe bien seulement elle n'est pas des plus remarquée!



Histoire d'une gloire funeste :
Le Rock débarque en Chine après la mort du Président Mao, lorsque le Président Deng XiaoPing propose en 1978 une ouverture du pays à l'économie de marché.
En quelques années, les musiques occidentales vont pénétrer la cuirasse chinoise et influancer les jeunes musiciens de l'époque. Face à la forte présence de la Cantopop (la musique Pop de Hong Kong), certains artistes vont développer un style plus rageur, plus Rock, paroles en chinois mandarin et compositions inspirées des chansons locales révlutionnaires.

Pendant la décennie 80, le Rock devient la première musique écoutée par la jeunesse et surtout le rythme d'une nouvelle génération qui rêve autrement que leurs parents, voulant s'émanciper de l'éducation maoïste...

L'artiste phare de cette époque reste Cui Jian (崔健). Sa chanson "一无所有" ("rien en mon nom", sorti en 1986) sera pendant le mouvement étudiant de 1989 l'équivalent de "La cavalerie" de Julien Clerc en 1968 en France, l'emblème d'une génération qui aurait voulu changer la face du Monde.

Malheureusement, tout le monde connait la triste suite du 4 Mai 1989... Pour autant vous ignorez certainement que dans la chute du mouvement étudiant, le Rock chinois fut emporté et depuis reste un style musical marginal fortement suspecté en République Populaire de Chine.
Dans les années 90, Cui Jian sera même interdit de scène de plus de 1000 personnes, autant dire qu'en Chine il lui était impossible de se produire.
D'autres artistes, moins touchés personnellement, s'éloigneront du Rock pour entrer dans le moule que le gouvernement de Pékin voulait formater et pour ainsi continuer à composer et jouer.


La nouvelle génération Rock :
Il faudra du temps au rock chinois pour remonter la pente, car il reste des séquelles.

Depuis 1989, le Rock chinois est tout symplement interdit de télévision en Chine, et il n'y a que les groupes rock occidentaux, taiwanais, japonais ou coréens qui peuvent se venter de passer sur MTV China.

Pour autant, la scène Rock chinoise n'est pas morte. Abandonnée et délaissée par le gouvernement et ses organes (financiers... qui peuvent aider des artistes à se promouvoir, ou aider un artiste à ne jamais trouver une maison de disque), elle vit en sous-marin dans un monde qu'il faut mériter pour le découvrir.

Il va de soit que depuis quelques années, début des années 2000, le carcan s'ouvre un peu plus pour laisser s'échapper quelques spécimens méritants vers la gloire. Mais pour beaucoup d'artistes, être un groupe Rock, Punk ou Metal reste une tâche sur leur carte d'identité nationale et freine leur évolution.

L'un des exemples les plus marquants de années 2000 reste pour moi le groupe Silver Ash.
Née en 1999 à Pékin, la formation a traversé de nombreuses mésaventures pour finalement être virée par leur maison de disque en 2004, sous l'excuse que les paroles de leurs chansons ne convenaient pas à l'image que le gouvernement chinois voulait faire passer à la jeunesse...
Finalement, après quelques remaniments de style, en 2007 les voila de retour avec un nouvel album plus "politiquement correct".
Leur style original était avant tout fortement inspiré du mouvement Visual Kei japonais, étonnant et rare pour un groupe chinois, surtout quand on connaît la haine que le gouvernement de Pékin sait éveiller de temps à autre dans le coeur de son peuple contre le pays du Soleil Levant.

Quelques autres artistes et groupes présentent souvent des parcours similaires malgré des styles légèrement différents. Qu'ils chantent en anglais ou chinois, les rockeurs chinois sont des marginaux sous surveillance.

Si votre curiosité auditive est bien placée, essayez Amplified, Silver Ash, Dengel, Joyside, The Noname (Punk), Brain Failure (Punk), Beauty Rays, Cui Jian et tant d'autres oubliés!


Le premier festival rock de Chine :

Si Woostock est à l'Angleterre, le Midi Festival est à la Chine!
Et oui, aussi surprennant que puisse souvent paraître la Chine, dans un état où le Rock est casiment perso non grata, il existe depuis quelques années un festival rock. Pays de contradictions...

Tout commence dans le milieu des années 90, lorsque quelques artistes se rassemblèrent à Pékin pour offrir à la jeunesse chinoise passionnée de musique moderne un enseignement de qualité dans tous les styles, sur tous les instruments.
Ainsi naquit la Beijing Midi School of Music.

Quelques années plus tard, pour promouvoir les musiques modernes et les artistes de l'école, surgissait le Midi Festival.
Devenu le festival incontournable de Chine en matière de Rock, Modern'Jazz, Punk, Metal, Visual... les artistes montants chinois et d'autres venus du Japon, d'Amérique, de France, d'Allemagne, d'Italie, d'Australie etc, se sont produits sur la scène du Midi Festival devant une foule toujours plus nombreuse.

Premièrement prévu en octobre, à quelques semaine du Jazz Festival of Beijing, le Midi Festival a vu ses dates changer en 2006 pour les premiers jours de mai, période de vacances annuelle dans toute la Chine et pour tout le monde, permettant au public de venir six fois plus nombreux en moins d'un an!

Quatre jours de folie musicale, offrant un panorama de la scène moderne chinoise encore plus varié que tous les festivals d'Europe, le Woodstock chinois est devenu la nouvelle fierté d'un peuple touché par le syndrome de l'infériorité musicale.


Où voir et entendre le rock chinois en Chine :
En règle général, peu de chance de trouver son bonheur en allumant la radio ou la télé, le Rock chinois est interdit d'antenne!

-Alors pour l'écouter, il faut le mériter, se trouver un réseau de fans de Rock chinois et dégoter les adresses des bars, pubs et autres tavernes abritant certains soirs des groupes locaux. Pékin, en tant que capitale et lieu principal de brassage culturel, reste le meilleur des lieux pour en trouver. Reste à se contruire un carnet d'adresses!

-Le Festival Midi en Mai de chaque année, à Pékin, quartier Haidian, campus de la Beijing Midi School (Nord-Ouest de capitale, entre les Xiangshan et le Palais d'été).

-Depuis le début des années 2000, la presse Rock se développe lentement aussi en Chine. Par là, elle essaye de réveiller la conscience collective sur ce style musical et de produire hors de l'ombre des artistes de qualité.
Si vous passez à Pékin, quelques adresses peuvent vous ouvrir les portes du monde rock chinois, mais encore au compte gouttes.

-Le net peut être un bon outil pour trouver des noms, des demo, mais encore une fois la censure que les artistes subissent peut de temps en temps être très efficace!



Cet article n'est pas exhaustif et ne se trouve être qu'une faible introduction au monde du rock chinois que je ne connais pas sur le bout des doigts, et pour cause, je ne fais que le découvrir!

Pour plus d'informations complémentaires :
-Rock in China.com
-La longue marche du Rock chinois par Antoine Meunier


Bon Rock et Have Fun!
Par Chen Jie - Publié dans : Musique de Chine - Communauté : Rock made in China
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Jeudi 24 juillet 2008

Aaron Kwok, alias Kwok Fu Shing en cantonais ou 郭富城 en Chine, est un artiste né à Hong Kong le 26 Octobre 1965.
Chanteur, acteur et grand amoureux des belles mécaniques, Aaron cultive sa belle gueule sur tous les écrans de Chine et d'Asie depuis 1983.

Mais la carrière de chanteur du plus égocentrique des "Cantopop Four Heavenly Kings" (nom donné à Aaron Kwok, Jacky Cheung, Leon Lai et Andrew Law ) ne débute qu'en 1990 avec un premier Single : "Loving You Never Stop".
La coupe de cheveux au bol, coiffée dans le style premier de la classe, trainera sur les couvertures des albums successifs de la jeune star en montée. Dans la folie des années Techno et Dance, les succès s'enchainent et lui offrent une place de rêve en hauts des hits parades chinois, taiwanais, singaporiens... où il cotoie ses adversaires : Leon Lai, Jacky Cheung et Andrew Lau.

1997-1998 marque un tournant. Aaron jette aux oubliettes son affreuse coupe de cheveux très années 80 pour quelque chose de plus sexy, effet "tout juste sorti du lit", auquel il ajoute des pectoraux bien dessinés et un bronzage aux UV. L'année suivante c'est la consécration asiatique avec son contrat chez Pepsi et une campagne de pub qui fera sensation.

Depuis, au sommet de sa gloire, Aaron joue entre le cinéma et la scène musicale, voir au volant des belles mécaniques pour quelques cachets supplémentaires.

Légèrement connu en Asie pour être imbu de lui-même (qui à parlé d'un Delon chinois?! ), Aaron aurait assuré son corps pour quelques milliards de dollars de Hong Kong... C'est une rumeur qui court depuis quelques années...




Pour le découvrir à l'écran, vous pouvez visionner The Storm Riders, dont il vient de tourner le deuxième Opus.
Pour écouter sa belle voix sur des airs Dance très rythmés ou encore styles années 80, en cantonnais ou en mandarin, je vous offre quelques morceaux.




Bonne musique et Have Fun!

Par Chen Jie - Publié dans : Musique de Chine - Communauté : ASIA
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Dimanche 20 juillet 2008
Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas vous parler d'un artiste mais d'une compilation qui vous emporte dans le temps retrouver les voix délicieusement aigues des grandes Divas chinoises des années 1930!
Deux CD aux plaisirs indisociables, la version d'origine se trouve sur le second, le premier offrant un remixed actuel très léger (rien de choquant...).


Amoureux de l'ambiance savoureusement surannée de "In the mood for love", voici ce qu'il vous faut!
Au passage, je vous signale que la chanson "Hua Yang de nian hua" de miss Zhou, entendue dans le film "In the mood for love" se trouve sur ce double album.

Le son est légèrement jazzy ou latina sur certaines, quelques voix sont aussi aigues que possible, d'autres sont grâves comme celles des chanteuses noires qui commençaient à faire parler d'elles à l'époque. On retrouve un style musical très influancé par l'Amérique des années 20 à 40 sur ces chansons qui sont toujours des classiques pour les chinois d'aujourd'hui.


Ecoutez, fermez les yeux, et vous vous sentirez emporter dans l'appartement de Madame Suen, ou alorsdans une de ces fumeries d'opium que l'on trouvait à l'époque colloniale dans le vieux Shanghai envahi d'occidentaux...
24 chansons essentiellement interprétées par des artistes féminines. Je vous en offre les 11 premières à l'écoute.





Conseil de dégustation made in Chen :

Idéal pour accompagner une bonne tasse de thé wulong et les vieilles cartes postales du Caporal Paoli!! ^__-


Bonne musique et Have fun!

Par Chen Jie - Publié dans : Musique de Chine - Communauté : L'univers de l'asie
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