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Vendredi 4 juillet 2008
Pékin, comme toute capitale, est un lieu où l'on peut tout trouver, tout vendre, tout acheter.
De plus, vous ne le savez peut-être pas encore, la Chine est un des grands pays producteurs de perles. En particulier la perle de Suzhou, une perle d'eau douce, dont la culture différente de sa soeur des mers du Sud réduit les coûts et la rend meilleur marché!

Le marché  aux perles du Pont rouge, vue depuis l'arrivée de Chongwenmenwai dajie.

Depuis plus de 20 ans existe à Pékin le plus grand marché de perles de Chine, il se nomme Hong Qiao (le Pont Rouge), situé face à l'entrée Est du Temple du Ciel.
Ce nouveau "temple de la consommation" est visité chaque année autant par les touristes chinois que les touristes étrangers à la recherche du souvenir original et pas cher...

Le sous-sol abrite une poissonerie qui parfume le reste du batiment de façon délectable -__-. Mais les étages sont occupés par des boutiques de bric à brac, de vêtements, de souvenirs, de pseudo-antiquités et... de fileuses de colliers de perles!


Pourquoi la perle de Chine est si peu cher?
Celles et ceux comme moi qui se sont aventurés à Hong Qiao, ont marchandé quelques colliers, sautoirs ou boucles d'oreille, se demande peut-être pourquoi la perle d'eau douce, qui peut être aussi belle que la perle de mer, est si peu cher!

En réalité, il s'agit surtout d'une différence de production.
Là où pour la perle de mer (la perle d'Akoya par exemple ou perle japonaise) il est besoin de faire la greffe d'un nucléus dans l'huitre qui provoque 20% de rejets, 50% de production inutilisable et moins d'1% de perles rondes parfaites, le procédé de la perle d'eau douce ne fait pas appel au nucléus, greffant uniquement un morceau d'une autre huitre pour provoquer chez le molusque la sécression de nacre.
Les rejets et morts de molusques sont moins nombreux, la production n'est pas toujours aussi parfaite mais le volume est plus important (donc plus de chance d'obtenir quelque chose de parfait...).

A force de travail acharné, les chinois ont réussi à obtenir des perles d'eau douce à l'orient aussi lumineux et velouté que celui des perles de Mer du Sud, pour un coût moins élevé et une résistance plus forte (puisque pas de nucléus, la perle n'est faite que de nacre...).

Si dans les années 70 à 80 on parlait de la perle d'eau douce en mauvais terme, la surnommant "perle grain de riz" pour sa forme baroque mal maîtrisée et sa petite taille, aujourd'hui elle est la nouvelle cocluche des joaillers et des amateurs de beaux bijoux.
Depuis les années 90 les chinois ont réussi à obtenir une qualité de perle de plus en plus grande, rivalisant avec la perle d'Akoya.

Avantage non négligeable, la perle d'eau douce permet aussi une plus grande variété de couleurs que les perles de mer. On peut ainsi trouvé des perles aussi blanches de la neige comme rosées, bleutées, rose métalique, mauve,  violette,  vert, champagne, gris et presque noir...


Conseils au futur client du Hongqiao :

Si vous prévoyez de vous offrir un beau collier lors de votre prochain séjour à Pékin, il reste quelques règles à suivre pour ne pas vous faire avoir!!

Tout d'abord ayez une idée de la valeur marchande d'un collier de perles de rivière à Pékin. Pour cela vous pouvez demandez à la réception de votre hotel, à votre guide, à un ami chinois, vérifier avant de partir sur internet, faire quelques bijouteries à Pékin...
C'est la règle en toute chose en Chine, quand on désire acheter : connaître sa valeur exacte. Cela permet de marchander pour l'avoir un peu moins cher, mais surtout ne pas le payer 10 fois plus cher!!

Une fois que vous avez sélectionner votre stand parmis la cinquantaine présent au dernier étage du Hongqiao, vérifiez bien la qualité de chaque perle que vous montre la vendeuse. Observez minutieusement chaque surface, repérez immédiatement les qualités médiocres pour demander une meilleure sélection.
Forcément, le prix varira en fonction de la qualité des perles!!

Faites votre choix de qualité, taille et couleur sans montrer trop d'émotion... Surtout si la vendeuse comprend votre langue (elles sont plus perspicaces qu'on ne le croit!!).

Pour marchandez, attaquez avec un prix bas!!
Ne vous dites pas "ça ne va pas marcher". Le pire serait après de vous dire que vous auriez pu attaquer plus bas!! ^__-
La calculette, même si vous vous débrouillez en chinois, sera de mise. Alors n'hésitez pas à donner un premier prix de 100 à 200 Yuan moins cher que ce que vous voulez mettre. 100 Yuan faisant 10 Euros... finalement ce n'est pas si élevé que ça!
En retour la vendeuse vous proposera un prix, son soit-disant "prix d'ami" ou prix plancher qu'elle ne peut faire mieux.
Si elle se montre bornée, n'hésitez pas à faire mine de vous interesser au stand voisin et de partir. Ca fonctionne toujours dans le jeu du marchandage, elle revera son "prix d'ami"!!

Une fois le prix fixé, les commerçants chinois sont toujours très honnêtes et ne reviennent pas dessus. Mais méfiez vous des petites choses qui, le temps que l'on vous enfile le collier, vous tentent sur l'étale de la boutique!!

Dernière chose, vous pouvez aussi choisir le fermoir. Certains stands ont de beaux fermoirs en or, demandez leur. Le prix sera forcément en plus et à marchander avec le collier!!
Enfin, pendant que l'on file le collier, n'hésitez pas prévenir si sur le rang de perle vous en voyez une qui ne vous plait pas. Mieux vaut avant qu'après!

Puis vous repartirez avec un beau bijou, monté sur un fil de soie, noué entre chaque perle pour le renforcé, et rangé dans un sachet en soie.


Marché aux antiquités :

Autour du marché aux perles du Hongqiao qui occupe le centre du 3eme étage, vous pouvez aussi trouver des boutiques de pseudo antiquaires. Méfiez-vous toujours.
Vous pouvez trouver là des objets forts sympatiques au demeurant mais rarement très anciens.

N'oubliez pas, vous ne pouvez sortir un objet ancien du territoire chinois sans autorisation spéciale. Alors comprenez que la statue Tang est forcément une belle imitation et que le "old, very old" que vous scande le vendeur n'est que pour la poussière et la crasse ajoutées!! ^__-

Le marchandage, comme à l'étage des vêtements et des objets divers (attention aux contrefaçons très très nombreuses!! N'oubliez pas qu'en France, si vous êtes pris avec, c'est le prix du vrai par 10 et l'amende!!), est de mise.
Enfin évitez les trop grosses coupures pour ne pas repartir d'un tel lieu avec de la fausse monnaie! Faites attention à vos affaires... l'affluance de touristes peut tanter les pic-pocket!


Résumé :
Nom : Marché du Pont rouge / Hongqiao Market / 红桥市场(Hongqiao shichang)
Localisaton : 16 Hongqiao lu, Congwenmen district.
Pour s'y rendre : Se trouve face à l'entrée Est du Temple du Ciel
Prendre le métro jusqu'à Chongwenmen et continuer en bus (n°610).
Horraires : Tous les jours de 8h30 à 19h.


Bon shopping et Have Fun!

par Chen Jie publié dans : Pékin communauté : La Route de la Soie
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Mardi 20 mai 2008
Le temple des Lamas est un des plus célèbres temples bouddhistes de Pékin, connu de tous les touristes et visiteurs de la capitale chinoise, consacré au courant Vajrayana (bouddhisme tantrique).

Situé au Nord-Est de l'ancienne Cité Tartare, ce petit joyaux est fortement reconnaissable par ces toits jaunes, héritage de son ancien statut de palais impérial. Il s'agit de nos jours du plus vaste édifice religieux de Pékin Intra-muros (comprenez au sein du tracé de la vieille muraille! Le Temple du Ciel étant à l'extérieur de cette dernière...).

Pavillon Falun, vue arrière depuis la dernière cour.

Sa petite histoire :
Temple à part à Pékin, Yong He Gong (雍和宫 - Palais de l'Harmonie Eternelle) fut batti en 1694 comme palais pour le 4eme fils de l'empereur Kangxi. Quand ce dernier accèda au trône à la mort de son père sous le nom de Yongzheng, son palais princier devint un palais impérial, échangeant ses tuiles vertes contre celles jaune d'or (couleur réservée à l'empereur, fils du ciel). Puis en 1732, les premiers lamas s'installèrent.
Mais c'est enfin en 1744 que son fils Qianlong cèda le palais personnel paternel aux moines d'obédience tantrique et fit venir s'y installer plus de 500 moines et novices aux origines tibétaines, chinoises, mongoles et mandchoues (à l'image de la diversité des peuples de son empire).

Il reste encore aujourd'hui dans le temple et le quartier quelques vestiges de son passé profane.Tout d'abord dans les tuiles jaunes restées sur les toits qui scintillent sous le soleil au petit matin et attirent les regards depuis le 2eme Périphérique qui passe au Nord.
Puis dans le nom des ruelles qui entourent le temple. Il vous semblera peut-être normal de savoir que le théâtre qui faisait parti du palais fut séparé du temple, des moines en ayant peu utilité!!
Dans "Pékin au détour des rues et des ruelles", Roger Darrobers vous indique le chemin pour aller croiser cette Ruelle du Pavillon de Théâtre (Xilou Yixiang). Elle longe le temple par le Sud et l'Est , là où se trouvait autre fois ce dernier vestige de ce qui fut un palais. Le Théâtre brûla sous le règne de Qianlong et le fils de Yongzheng y perçut un signe divin... Il le laissa ainsi!

Enfin, l'ensemble du Temple est établi sur un alignement Nord-Sud respectant les règles du Yi Jing et surtout une succession de salles se rapprochant plus de la Cité Interdite que du temple bouddhiste habituel.

Protégé tout au long de la dynastie Qing, le temple fut malheureusement abandonné à son sort à la fin de l'histoire de l'Empire du Milieu. Les cartes postales du Caporal Paoli en témoignent, les lieux en 1908 semblent abandonnés aux maigres soins de quelques pauvres moines.
Il faudra attendre 1949 et l'avènement de l'ère communiste pour que Yonghegong se trouve un nouveau mécène. Dès les années 50, le nouvel état chinois aloue de fortes sommes à la restauration du patrimoine de la capitale, entre autre au Temple des Lamas.

Quand à la triste période de la Révolution Culturelle, Yonghegong sera miraculeusement épargné grâce à son protecteur en titre, le premier ministre Zhou Enlai, qui en ordonna la fermeture.
Après les heures noires de l'Histoire de la Chine Moderne, le retour d'une certaine liberté religieuse en 1981 (avec l'amendement de Deng Xiaoping à la constitution chinoise), Yonghegong réouvrit ses portes aux religieux et aux profanes, devenant un des premiers lieux touristiques de Pékin!

Finalement, depuis 1990, le temple figure au Guiness book of Records pour la plus grande statue de bois sculptée qu'elle abrite, un magnifique Bouddha Maitreya offert à Qianlong par le VIIe Dalaï lama, extrait d'un seul et unique tronc de santal...


Le temple aujourd'hui :

Depuis sa réouverture en 1981, Yonghegong abrite en permanence quelques 70 moines de la secte des Gelugpa (ou Gelukpa) aussi nommée "secte des bonnets jaunes". Leur chef spirituel n'est autre que le Dalaï Lama.
On peut apercevoir les logements des moines depuis le 2eme Périphérique, ils se situent au Nord du Temple.

Pailou d'entrée.

Visite guidée du temple :

L'architecture grandiose, extérieure comme intérieure, mélange avec rafinement les styles mandchous, chinois (Han), tibétains et mongoles, assurant un écrin hors norme à l'art religieux exposé, principalement composé de statues et de peintures (thangka et mandala).
L'ensemble donne un contraste magnifique et inhabituel à travers toute la Chine. Certainement le plus beau temple de toute la capitale!


Sur son plan Nord-Sud, l'accès se fait, comme dans tout palais qui se respecte, par la porte du Midi. Sur le bord de l'avenue Yonghegong (Yonghegong Dajie), un double Pailou (portique) annonce l'importance du résident des lieux, le plus grand Bouddha de bois sculpté au Monde!

Passé les pailou, une longue allée vous guide jusqu'à la véritable entrée. L'été, l'ombre des arbres qui la bordent apporte un peu de fraicheur au touriste étourdi par la chaleur lourde et humide de la capitale chinoise. En hiver, le vent froid s'y engouffre et l'on presse le pas!!

Enfin, vous voici dans la première cour. De chaque côté se dressent les tours de la cloche et du tambour, ainsi que des kiosques abritants les stèles de fondation, comme dans tous les temples.
Reproduction miniature d'un ville mais totalement religieuse, le temple est organisé comme un palais ou un jardin :  un microcosme dans le macrocosme. Les éléments primordiaux de la vie humaine sont ainsi reproduits à l'échelle de la vie interne du temple. La cloche rythmant les heures de prière et de labeur de la journée, le tambour rythmant les veilles de la nuit...

Un premier batiment percé de trois arches se dresse devant vous, il s'agit de la Porte de l'Harmonie Eternelle, aussi nommée Tianwang dian (la salle des rois célestes).
Devant vous, assis sur son trône et souriant de toute sa joie, voici le bouddha Milefo, alias Maitreya, symbolisant l'Avenir. Autour de lui, effrayants et colorés, se dressent les quatres rois célestes, gardiens des points cardinaux. N'oubliez pas d'admirer les Thangka (peintures sur tissu) en contournant le trône de Maitreya.
Derrière, une autre statue vous attend. Il s'agit de Weituo, célèbre bodhisattva, protecteur de la doctrine bouddhiste et armé pour terrasser l'ignorance, les démons et l'intellect inférieur.

Weituo, le guardian de la doctrine bouddhiste, statue de bois de santal doré.

En ressortant, une cour se dessine devant vos yeux et perché sur un tertre, voici un pavillon abritant une stèle gravée dans les 4 langues officielles de l'état mandchou (Mandchou, chinois, tibétain et mongole) sur ordre de Qianlong en 1792. Les lignes qui courent sur la pierre grise racontent l'histoire du lamaïsme.
De chaque côté de la cour les salles annexes dites de l'Exotérisme et de l'Esoterime abritent aujourd'hui des galeries présentant de magnifiques objets d'art tantriques.

Au Nord, le pavillon de l'Harmonie Eternelle, Yonghe dian, vous présente les statues dorées des bouddhas du futur, du passé et de l'avenir. De chaque côté de la salle, les deux rangées de 9 bodhisattavas forment les 18 luohan (en sanskrit : arhat, les disciples directes du Bouddha parvenus au Nirvana).
Dans la cour, faites tourner les moulins à prière situés sur le côté ou bien brûlez un peu d'encens pour attirer la protection des trois bouddhas sur votre voyage!

Enfin, le troisième pavillon principal, Yongyou dian la salle de l'éternelle protection, figure trois autres statues principales. Il s'agit du bouddha de la Longévité, celui de la Médecine et enfin le lama qui initia l'empereur Qianlong (à gauche).

Cartouche portant le nom du pavillon Yongyou dans les 4 langues présentent dans le Temple :
(de droite à gauche) mandchou, chinois, tibétain, mongole.

La quatrième cour, composée des salles de l'accompagnement Ouest et Est, présente une galerie de yabyum, autrement dit de divinités en union sexuelle. Ces statues symbolisent l'activité de la divinité complète, soit l'énergie mâle passive et l'énergie femelle active.

Le pavillon de la Roue de la Loi, Falun dian, abrite quand à lui la statue de bronze doré du célèbre Tsong Khapa (1357 -1419), fondateur de la "secte du bonnet jaune", ainsi que des fresques représentant sa vie. L'architecture du batiment est ici totalement tibétaine, offrant de longues allées de coussins aux moines résidents du Temple pour la prière et la méditation. Si vous prennez garde, les sutras en rouleaux sont conservés sur les étagères du mur gauche.
Enfin, derrière la statue du saint homme, on peut admirer une imposante sculpure de bois de santal représentant le mont Suméru (montagne sacrée du Bouddhisme). On y compte quelques 500 figures de luohan en or, argent, cuivre et fer.

Enfin, la dernière coure se devine et face à vous se dresse le Pavillon des dix milles bonheurs, Wanfuge. Splendeur sur deux étages fait de pourpre et d'or, notez les passages aériens couvert entre le pavillon central et ces deux voisins, uniques et caractèristiques de Yonghegong.

Passez le pas de porte et admirez le chef d'oeuvre du Temple, le plus haut bouddha sculpté d'un seul morceau de bois au monde. Ce Maitreya là n'est pas avachi sur un trône mais se tient bien debout, la main droite levée en signe de paix, la gauche baissée prennant la Terre à témoin.
Il fut offert par le septième Dalaï Lama à l'empereur Qianlong et le batiment dut être totalement reconstruit autour de son imposante stature de 18 mètres, dont 6 sont enterrés pour l'aider à tenir debout!

N'oubliez pas, dans les pavillons latéraux, tout au long de la visite du temple, différentes salles d'exposition vous présentent des oeuvres de la statuaire tantrique de bronze, d'or, d'argent ou même de fer, ou des peintures. Certaines pièces sont exceptionnelles!

Pavillon Wanfuge, abritant le bouddha Maitreya offert par le VIIe Dalaï Lama.

Un temple politique ?
Yonghegong ne repose pas seulement sur la piété d'un empereur particulièrement dévot mais bien sur l'importance politico-religieuse du courant Vajrayan qui existant déjà à l'époque.
Loin du conflit actuel qui secoue la Chine et le Tibet depuis les années 50, les empereurs Qing, en dirigeants intelligents et éclairés, avaient totalement saisie l'importance des religions pour souder un Empire aussi vaste et culturellement fractionné que le leur.

L'Empire du Milieu se constituait alors principalement d'un territoire chinois (Han), de la Mandchourie (d'où étaient originaires les Qing), d'une partie de la Mongolie et du Tibet... Les chinois, Han, étaient principalement des bouddhistes suivant le courant Matrayana (autrement dit grand véhicule), quelques musulmans et des religions minoritaires comme juives, chrétiennes... Les mandchous étaient à l'origine un peuple animiste. Les tibétains étaient majoritairement des bouddhistes tantriques, tout comme les mongoles... qui formaient la grosse épine dans le pied des Qing.

Quand les Qing prennent le pouvoir, en 1664, ils sont les usurpateurs pour les chinois Han, mais aussi pour les tibétains et les mongoles.
Qui plus est, les seigneurs des grandes tribues mongoles se sont institués protecteurs attitrés du Dalaï Lama et des grands dirigeants tibétains depuis des siècles. Le peuple mongole, profondément lamaïste, était acquis à cette cause que défendaient leurs chefs farouchement opposés à la dynastie Qing.

Pour convaincre les dirigeants de la théocratie tibétaine, il ne restait plus qu'aux Qing de démontrer qu'ils étaient de grands protecteurs, eux aussi, du courant Vajrayana et la supériorité de leur empire sino-mandchou.

Rapidement Yonghegong devint ainsi le symbole des échanges culturels entre les Qing et le Tibet. Le temple de Pékin se présenta rapidement comme un grand lieu d'étude théologique, ainsi que des mathématiques, de la médecine, de l'astrologie...

Encore aujourd'hui, le temple reste un puissant foyer du bouddhisme de la secte des Gelukpa dans la capitale chinoise et une vitrine politique du gouvernement chinois sur la liberté religieuse des lamaïstes...

Vestiges du palais princier, les tuiles d'or du temple et les Kuilongzi.


Pour voir toutes les photos, n'hésitez pas à visiter l'album photo Yonghegong!!

Pour s'y rendre :
Nom en français : Temple des Lamas
Nom chinois : Yong He Gong (雍和宫)
Adresse : 28 avenue Yonghegong (Yonghegong Dajie), quartier Dong cheng
En métro : Ligne circulaire et ligne 5, arrêt Yonghegong.
En bus : lignes 13, 44 et 116, arrêt Yonghegong.
Horraires : 9H - 16H
Prix d'entrée : 25 Yuan


Bonne visite et Have fun!

par Chen Jie publié dans : Pékin communauté : bouddhisme
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Lundi 28 avril 2008
Yuan Ming Yuan, ou le Jardin de la Clarté Parfaite, se trouve à Pékin, dans la partie Nord-Ouest de la ville, après les campus des grandes universités nationales que sont Beida et Qinghua.
Situé au Nord-Est du célèbre "Palais d'été" ou Yiheyuan que visitent tous les touristes étrangers, le Jardin de la Clarté Parfaite reste ainsi un lieu ravagé et oublié...



Histoire d'un lieu oublié :

Construit pour l'amour de la nature du prince héritier de Kangxi (Yinzhen alias empereur Yongzheng), puis remodelé par son fils Qianlong, ce jardin se voulait être le Versailles d'Extrême-Orient, une étoile parmis les perles.

Tout commence sous le règne du grand Kangxi. Ce dernier a de nombreux fils et hésite avant de choisir son héritier. Par chance son règne est long et prospère, cependant Kangxi veut s'assurer que ses successeurs seront de bons empereurs aussi. Lors que dans les dernières années de sa vie il découvre les talents précoces de son petit-fils Hongli, fils de son quatrième enfant Yinzhen. Il décide alors de favoriser Yinzhen, de le nommer héritier, pour que plus tard Hongli devienne à son tour un grand empereur. Il faut croire que Kangxi avait un don de double vue... Son petit-fils deviendra le plus grand empereur de la dynastie Qing avec lui-même.

En 1709, Kangxi offre à son fils Yinzhen un palais au Nord-Ouest de la Cité Interdite (à 10 km environs), son propre jardin Changchunyuan (Jardin du joyeux printemps). Durant ces 13 années de régne, Yongzheng modifia son jardin, assisté des conseils avisés des pères jésuites, et le rebaptisa Yuan Ming Yuan.
Mais les grands changements et la merveille sortirent de terre sous l'incroyable imagination de Qianlong, Giuseppe Castiglione (italien) et Michel Benoist (français).
Le jardin devient alors un méandre de pavillons, kiosques et théâtres édifiés au fil des lacs, cours d'eau, fontaines et labyrinthes. Pour la première fois au Monde, le jardin de la Clarté Parfaite fut le point de rencontre des idées chinoises et occidentales en matière d'architecture, tout en restant le plus pur exemple de jardin à la chinoise : un microcosme dans lequel l'empereur avait reproduit l'Etat parfait sous le Ciel.



Chronique d'un massacre artistique :

Malheureusement, tout grand empereur qu'il soit, Qianlong restait un homme et un asiatique (pour ne pas dire un chinois... et oui, il n'était pas chinois souvenez-vous)!
Si l'entente entre lui et les pères jésuites était un modèle de diplomatie internationale, ce ne fut pas le cas avec les ambassadeurs de tous les autres états occidentaux. Et le premier problème diplomatique entre Chine et Occident (comme quoi ça ne date pas d'aujourd'hui...) vit le jour entre Qianlong et George Macartney, ambassadeur britannique, en 1793.  Macartney en se présentant devant le Fils du Ciel (dans son palais de Chengde) se sentit humilié quand on voulu lui imposé le Koutou (salue traditionnel en Chine du à l'empereur). Après semaines de tractations, il obtint de lui faire une révérence comme à son propre roi.

Cependant la différence culturelle et l'incompréhension furent responsables en grande partie de la suite des relations entre Empire chinois et monde occidental.

Il y eu sans doute de la vanité de la part des succésseurs du grand empereur, ainsi que du côté des Occidentaux qui se sentaient toujours supérieurs. Mais le climat surchauffé, provoqua quelques 60 années plus tard, des actes irrémédiables qui emflammèrent la Chine.

En 1851 commence un mouvement d'insurection en Chine, c'est la rebellion des Taiping. Guerre civile soulevée par une causalité entre une mauvaise gestion de l'état et des années de récoltes catastrophiques, selon les histoiriens elle provoqua la mort de plus de la moitié de la population chinoise de l'époque (entre famine et massacres).
Les Taiping fut un mouvement théocratique mené par un certain Hong Xiuquan (de minorité Hakka) qui se prit pour le frère du Christ et nouveau Messie. Le nom de Taiping fut le nom qu'il donna à son pseudo royaume (le Taiping Tianguo : Royaume céleste de la Paix transcendante) qu'il obtint en provoquant le soulèvement des paysans du Sud de la Chine.

Profitant de la confusion générale, les occidents virent là l'occasion d'enfin s'assujétir l'Empire du Milieu. La seconde guerre de l'Opium éclate.
Malheureusement, au milieu de ce grand bazard qui durera plus de dix ans, l'année 1860 sera très sombre.
Le 21 septembre, les troupes franco-britanniques du général Cousin-Montauban anéantirent les 50 000 chinois qui leur barraient la voie sur la capitale. Le 6 octobre, Pékin tomba aux mains de la l'alliance franco-britannique. Le 18 octobre, en représailles contre des atrocités commises par les mandchous sur des pisonniers occidentaux, le palais d'été fut mis à sac par les troupes du général Cousin-Montauban et de Lord Elgin.

Et si Versailles ne fut pas détruit par la Révolution, mais son mobilier démantelé, Yuan Ming Yuan fut tout simplement pillé et incendié par les troupes Anglaises et Françaises. Son voisin, Yiheyuan, celui que l'on nomme le Palais d'été aujourd'hui, subit le même sort. Pourtant, il fut relevé par Cixi quelques années plus tard (en 1861 elle devint impératrice douairière), car aimait tellement y séjourné...

A travers le monde, un vent de contestation se lèva... En France, l'indignation gagna Victor Hugo dans sa célèbre "Lettre au Capitaine Butler".



Ruines romantiques?

Depuis 1860, Yuan Ming Yuan est un jardin sauvage envahis d'arbres et de lotus, où ici et là quelques vieilles ruines en marbre blanc effleurent le sol et attirent l'oeil du visiteur. Retiré, oublié, il est le lieu idéal (350 hectares) pour fuir la chaleur pesante du centre ville en été et aprécier la fraîcheur de l'ombre des arbres qui ont ici repris leurs droits sur la nature. Les pékinois en ont fait un lieu privilégié de picnic et pêche, loin des touristes.

C'est en 2001 que j'eu la chance (à force de bassiner mon amie chinoise) d'y mettre les pieds par un beau dimanche matin. Pour mes amis chinois, j'étais folle.
Et bien oui quoi... Pourquoi aller voir un terrain vague avec trois pierres branlantes, quand Yiheyuan est tellement plus beau à côté?!
Je suis de nature curieuse, j'ai grandi non loin de Versailles, j'ai étudié l'art, l'architecture, alors il fallait forcément que j'aille poser mes yeux sur les rares ruines de Chine! Mais quelles ruines!



Pourquoi est-ce resté en ruines :

Comme je l'ai déjà dit ici, en Chine on ne trouve que très rarement des ruines. Pour la simple et bonne raison que lorsque c'est vétuste, on rase et on reconstruit. Il se peut qu'on reconstruise... à l'identique!
C'est d'ailleurs ce qui se passe aujourd'hui à Pékin dans les quartiers historiques, certains hutong qui sont rasés sont reconstruits avec les matériaux modernes mais dans le style traditionnel.

De plus, lorsqu'une dynastie périclitait, son palais était abandonné jusqu'à s'écrouler, puis on rasait définitivement les lieux quelques 30 ans plus tard. Il n'y a que la dynastie Qing à Pékin qui ne fit pas de même avec le palais des Ming. Le trouvant certainement tout à leur goût, ils s'y sentirent comme dans leurs propres yourtes!
L'abandon du palais des prédécesseurs devait avoir une raison exemplaire : le peuple voyait ainsi que le précédent fils du Ciel avait perdu son mandat et que la grâce de l'Empereur d'en Haut l'avait totalement délaissée, au point de détruire son palais...

Yuan Ming Yuan fut construit pour un empereur de la dernière dynastie... Doit-on voir dans ses ruines abandonnées et jamais relevées que tous les gouvernements chinois depuis lors n'ont voulu qu'effacer de la mémoire collective cet homme qui fut certainement le plus grand empereur de Chine, de par son érudition, sa protection accordée aux religions chinoises comme étrangères ou son empire qui resta prospère malgré une grâve crise économique?

Pour autant, il est impossible d'effacer Qianlong. En occident il est connu comme le Louis XIV de Chine. Contemporain de Louis XV et Louis XVI, il naquit avant la mort de Louis XIV et mourru bien après XVI, imaginez un peu : 1711 - 1799!
Homme peut-être parfois obtu, il reste un exemple de piété filiale (vertu de grande valeur dans la Chine traditionnelle), puisqu'il abdiqua en 1797 (cédant le trône à son fils) pour ne pas avoir un règne plus long que celui de son grand-père Kangxi...

La réalité est donc toute autre. Imaginez, en 1860 les caisses de la coure impériale sont vides ou presque, le pays est en pleine guerre civile. Cixi ravagera l'économie quelques années plus tard pour reconstruire son précieux Yiheyuan. Alors pour Yuanming yuan, il ne reste rien.
En 1912, l'Empire est un souvenir du passé et la Chine sombre dans une période chaotique, entre intérets coloniaux des occidentaux et guerres intestines locales. La période n'est pas propice aux restaurations, si ce n'est en 1916 celle d'un pseudo Empire avec le général Yuan Chi-Kai.

Lorsqu'enfin la Chine touche à une période de paix en 1949-1950 avec la victoire de Mao sur les troupes de Jiang Jie-Shi (Tchang Kai-Chek), la guerre sino-japonaise est passée par là et l'argent fait défaut. La Chine mettra du temps à se redresser.
Finalement c'est depuis l'ouverture de l'économie de marché que le pays aurait peut-être les moyens de relever les ruines... Mais plus de 100 ans sont passés dessus, il ne reste pas grand chose et le temps a fait son oeuvre. Le chantier serait colosal et l'argent gaspillé.

C'est ainsi qu'une merveille retourna à la terre.


Si vous désirez admirer quelques trésors "rescapés" (ou bien "volés") des somptueux pavillons du Jardin de la Clarté Parfaite, visitez le Musée chinois de l'Impératrice Eugénie à Fontainebleau.

La Bibliothèque de France possède aussi un trésor sans prix :  les "40 Vues du Jardin de la Clarté Parfaite", une série de peintures de l'époque de Qianlong illustrant les travaux de l'empereur Qing.


Informations complémentaires :
Nom du jardin : Yuan ming yuan (圆明园)
Nom français : Jardin de la Clareté Parfaite/ ancien palais d'été
Adresse : Qinghua Xilu (route ouest de Qinghua), quartier Haidian.
Horraires : 7h - 19h.
Prix d'entrée : 10 yuan le parc - 15 yuan les ruines.

Pour s'y rendre :
De façon générale les bus en direction du Palais d'été (Yiheyuan) + un bus faisant la navette (ou à pied... ce n'est pas très loin).
Ligne 375 depuis Xizhimen.


Bonne promenade et Have Fun!
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par Chen Jie publié dans : Pékin communauté : L'Empire du Milieu
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Jeudi 20 mars 2008
Qui est venu à Pékin et ne connaît pas Wangfujing?
Un touriste qui aurait oublié de suivre le groupe? Un touriste qui n'aurait pas lu son guide de voyage?!

Et oui, vous l'aurez compris, s'il existe à Pékin un lieu semblable aux Champs-Élysées parisiens, aux Ramblas de Barcelone, ou à Oxford Street à Londres... il s'agit de Wangfujing, "l'avenue de Pékin qui dort le moins" selon l'expression  (bien qu'aujourd'hui l'avenue de Xidan n'est pas mal placée non plus...).

Wangfujing est une charmante rue, souvent noire de monde, en plein coeur du Quartier Dongcheng. Située à une dizaine de minutes à pied de la place Tian'anmen, de la Cité Interdite et à quelques mètres seulement des plus beaux palaces de la capitale chinoise, elle se trouve en plein centre du vieux Pékin.
Si son nom en chinois signifie "le puits des résidences princières", aujourd'hui Wangfujing n'a plus rien de princière et se trouve être un des temples pékinois de la consommation.

Pour la petite histoire, à l'époque Ming le quartier était déjà connu pour son commerce de tout. Mais à l'époque des Qing on découvrit une source et un puits fut formé dessus, plusieurs princes et grandes familles mandchoues s'installèrent à la place du marché pour la commodité de l'eau à proximité, donnant son nom actuel à l'avenue.
C'est en 1903 que le marché Dong'an (paix de l'Est, une contraction entre Dongcheng le quartier et Chang'an l'avenue) fut créé et l'avenue retrouva sa fonction commerçante.
De 1913 à 1949, elle fut rebaptisée Morrison Street, époque de forte présence occidentale bien entendu. L'arrivée du communiste lui rendit son nom d'origine... Et il faut avouer que Wangfujing est bien plus joli que Morrison, même si les occidentaux n'arrivent pas à le prononcer correctement!


Aujourd'hui, vous trouverez tout à Wangfujing, ça ne fait aucun doute. Mais on y trouve surtout des prix défiants tout... bon sens!
Un conseil, venez à Wangfujing pour le plaisir des yeux... Et pour la survie de votre porte-feuille, oubliez le à l'hôtel!

En dehors de la librairie de Wangfujing, située au croisement avec Chang'an avenue, qui en général vend les livres aux même prix que partout ailleurs, ici tout le reste est excessivement cher, voir excessivement faut...

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Fuyez les boutiques à touristes avec souvenirs en toc et autres babioles à 4 mao vendues ici 10 kuai (mao ou jiao: décime chinois, fen: centime chinois, et kuai ou yuan: monnaie chinoise). Ici l'intéret est de voir la vie des chinois!

Pour les livres en anglais, français, allemand, espagnol, russe... vous avez un peu plus loin au nord la librairie des langues étrangères. Elle dispose d'un choix assez sympathique de dictionnaires dans de nombreuses langues, depuis et vers le chinois, ainsi que des romans bilingues et un rayon de romans étrangers, surtout en anglais.
Attention, les livres chinois ne sont pas chers, mais les prix des livres importés par contre peuvent vites flamber.

Vous noterez le contraste saisissant qu'il peut aussi y avoir... entre Wangfujing, la proprette, la rue modèle... et ses contre-allées, ses ruelles qui partent vers l'est, vers l'ouest, avec des boutiques, des restaurants et leurs devantures parfois bien moins propres.
C'est aussi ça la Chine. L'explication est souvent bien simple: charbon et cuisine grasse. Et oui, Mac Do a beau avoir sa place partout dans la capitale comme sur l'avenue commerçante principale de Pékin, il reste énormément de restaurants chinois dans la ville et toujours autant de clients dedans!!

L'activité principale des chinois... n'est pas le travail quoi qu'on en dise. C'est manger!!
Les chinois adorent manger... et oui, un point commun avec les latins je pense (peut-être pas avec les anglais par contre). De ce fait l'avenue de Wangfujing possède bon nombre de restaurants en tout genre, de la gargote huileuse au restaurant de grand hotel 5 étoiles luxe!
Mais aussi... une boutique de baguettes!! C'est la première que je vois, et j'avoue qu'en fait ça ne me surprend pas (malheureusement la photo était floue, il faudra attendre un autre passage sur la dite avenue!).

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Vue sur une contre-allée de l'avenue Chang'An, l'avenue qui passe devant la Cité Interdite et sa porte de la paix céleste... et devant la place du même nom. Wangfujing, quand on débouche de l'avenue Chang'An, au sud de Wangjufing (avenue orientée nord-sud, contrairement à Chang'An orientée est-ouest). Sur la droite la grande librairie de Wangfujing... 6 étages de livres, de cd, de dvd...Un magasin sur l'avenue... et toujours des passants!! Même Mac Do est installé... il faut de tout pour faire un monde!Un "mall" à la chinoise.

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Baihuodalou, reconnaissable de loin par son énorme tour d'horloge rouge, est ce que je qualifierai de "Printemps" ou "Galleries Lafayettes" version chinoise.
Il s'agit d'un grand magasin présent sur l'avenue depuis de nombreuse décennie. Déjà à l'époque de Mao, il figurait le temple de la consommation à l'occidentale, les prix y étaient rédhibitoires pour 99% de la population, mais Madame Mao pouvait s'y fournir en bas de soie... Aujourd'hui bien plus de chinois peuvent s'y faire plaisir et les publicités pour Chanel, Lancôme et Dior sont bien mises en avant!

undefinedLa déco de saison.. fleurs en plastique et tissu... Je ne veux pas imaginer leurs couleurs dans quelques jours avec la pollution locale... (et une belle impression de smog par la même occasion, on ne voit même pas le bout de l'avenue... ).

undefinedEt un "mall" à la chinoise, avec Mac Do et toutes les marques occidentales qu'on puisse imaginer. Certaines sont même souvent devenues ringardes ou oubliées chez nous depuis des années, alors qu'elles sont hyper branchées en Chine. N'allez pas croire que les chinois n'ont pas de goût ou vivent à la mode rétro, loin de là. Certaines grandes marques sont tout simplement passées de l'autre côté de la planète devant le marché appétissant qu'est la Chine.

Le luxe est un secteur qui se porte très bien en Chine, des marques comme "Esprit" ou "An'ge" font un tabac dans le nouvel Empire du Milieu, malgré des prix très élevés. Si les paysans s'appauvrissent en Chine, une partie de la population citadine n'est pas la plus à plaindre... paradoxe capitaliste.

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Andy Lau s'affiche, et une pub de plus pour monsieur Lau (star de HK pour ceux qui ne connaîtraient pas, acteur et chanteur). Je vous précise qu'à l'époque je ne comptais plus le nombre de fois où je le "croisais" dans la rue à Pékin, entre ses films, ses albums, ses téléfilms et les pubs de marques hongkongaises...

undefinedWangfujing est aussi connue pour son église, l'une des plus ancienne de Pékin. La Cathédrale St Joseph, d'un style hispano-portugais, propose des messes en chinois mais aussi en anglais.
Elle se trouve sur le côté Est de l'avenue, au Nord des grands centres commerciaux.

Voila! J'espère que la visite vous à plu. Les photos sont malheureusement marquées du smog pékinois très, voir trop, présent à l'époque de mon passage, un certain mercredi de novembre 2005.


Pour vous y rendre :
Rien de plus simple, la ligne 1 du Métro pékinois possède un arrêt "Wangfujing" qui vous déposera au sud de l'avenue, face à la grande librairie.
Les lignes 102 et 103 du Trolley Bus passent aussi par Wangfujing dans un sens, et dans une rue à proximité dans l'autre sens. Plusieurs arrêts déservent toute la longueur de l'avenue (mais une partie est uniquement piétonne!).



Bonne visite et Have Fun!
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par Chen Jie publié dans : Pékin communauté : L'Empire du Milieu
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