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Mardi 15 juillet 2008
A table!!!



Non, il ne s'agit pas d'un livre de recettes mais bien de la dernière oeuvre de Yuki Yoshihara, reine du Josei. Le Josei est un type de manga écrit et dessiné par des femmes pour les femmes, aux thèmes généralement plus matures, plus osés que dans les Shojo. Dans l'image même du style Josei, le centre de l'histoire est souvent tenu par une jeune-femme (plus une adolescente!) prise entre deux hommes, avec ses soucis de la vie de tous les jours et surtout sentimentaux!

Ce n'est pas pour rien qu'ici le sous-titre d'Idatakimasu est "un homme à déguster!".

Alors, vous croquez?! ^__-

Résumé made in Chen :
Naeko est conseillère matrimoniale, mais comme toute les jeunes femmes de son âge, elle très découvert qu'un homme c'est une machine à mensonges!
Malheureusement pour elle, la machine, loin d'être môche, est aussi son patron. Dragueur, coureur, beau parleur et menteur comme un arracheur de dents, c'est Souichi, le directeur de l'agence matrimoniale. Contrairement à Naeko, il aimerait retrouver ses pénates et sa femme. Mystérieusement, certains employés pensent aussi qu'un directeur d'agence matrimoniale divorcé, cela fait tâche. Mais Naeko est bien décidée à retrouver le bonheur ailleurs!
Rencontrant enfin l'homme parfait qui fait battre son coeur, elle découvre le lendemain que le jeune et beau Ouji est mineur, lycéen et accessoirement frère de son ex-mari...
Cependant pour la débarasser des avances incessantes de son ainé, Ouji lui propose le mariage... blanc! Il ne reste plus à Naeko que de séduire Ouji pour que ces noces soient celles de l'amour.


Histoire made in Yuki Yoshihara :
Délire et humour garantis à chaque volume, ce manga est dans l'ambiance des autres oeuvres de l'auteur. Si vous avez adoré "Ai Suru Hito", vous ne pourez vous décrocher d'Idatakimasu!!

L'oeuvre étant plus récente, le lecteur tatillon notera aussi que le style de l'auteur va en se bonifiant, n'excluant pas les scènes d'humour en SD où l'héroïne s'énerve toute seule sur l'air pur et délicieusement appétissant de son nouveau compagnon!! ^__-

Après la vie étudiante, cette fois Yuki Yoshihara s'attaque à la vie d'employé et aux aléas de la vie maritale. Si le Japon actuel nous parait bien moderne et libéré, il faut tout de même savoir qu'être une femme divorcée au Japon n'est pas toujours très bien accepté, de même qu'une femme mariée qui continue de travailler.
La vie quotidienne féminine n'est pas aussi libre qu'on peut le penser et le quand-dira-t-on est toujours responsable de la retenue, de la quasi invisibilité des femmes dans le monde du travail japonais. Naeko se veut être l'image d'une jeune femme loin de tels problèmes, libérée et moderne à l'image de la femme occidentale. Il n'en reste pas moins qu'elle se fera licentiée par son employeur pour ne pas avoir accepté le remariage...

Sous un côté léger et amusant, comme toujours l'auteur nous fait découvrir les travers du monde japonais, pour qui sait les décoder bien entendu!

Délicieusement appétisante lecture, je vous conseille de dévorer sans aucune modération les trois tomes déjà publiés!!


Carte d'identité du manga :

Titre : Idatakimasu, un homme à déguster!
Titre original : いただきます
Auteur : Yuki Yoshihara
Editeur original : Shogakukan
Editeur français : Soleil manga
Année de publication au Japon : 2004
Année de publication en France : 2008
Nombre de volumes en VO : 4 (série terminée)
Nombre de volumes en France : 3
Prix indicatif : 6,95€


Bonne lecture!

par Chen Jie publié dans : Manga communauté : L'univers de l'asie
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Mercredi 25 juin 2008
"Ai Suru Hito, cours de séduction en 20 leçons" est la toute première oeuvre de Yuki Yoshihara sortie en France (Darling, Itadakimasu...). Voici une bonne introduction au monde du Josei.


Mais qu'est-ce que le Josei?!
Humm, messieurs vous connaissez tous (forcément... ^__^) les mangas aux jeunes femmes court vêtues, aux fortes poitrines et au poid chiche dans le cerveau... Disons que les mangakas japonaises ont voulu un peu d'équité dans ce Monde de fous, voici son pendant pour les femmes!!

Cette explication est donc à prendre dans le sens de l'humour, car le Josei n'est pas seulement sulfureux (Steamy diraient nos amis anglosaxons, chaud pourait-on donc traduire... assez mal), il se veut souvent réaliste, voir burlesque. Les deux pouvant se mêler à volonter. Mais le Josei n'exclue par le fantastique...
Dans tous les cas il narre une histoire d'amour, de façon plus osée qu'un Shojo, entre une femme et un homme (voir souvant plusieurs... la polyandrie n'est pas exclue! ).
Si le sujet dévie sur l'homosexualité cela se nommera tout simplement un Shonen-ai, un Shojo-ai, un Yaoi ou encore un Yuri...

Chez Yuki Yoshihara, le Josei est relativement réaliste mais fortement teinté d'humour et de scènes burlesques en SD (Super Déformé = personnages avec un petit corps et une grosse tête).
A chaque histoire l'auteur réussit à nous suprendre, mais pour Ai Suru Hito, voici le résumé.


Résumé de l'éditeur :
Mille fois déjà, Sakiko a fait une déclaration d'amour au professeur Chifuyu et mille fois, celui-ci l'a envoyée promener!
Mais loin de se laisser abattre, elle continue de foncer tête baissée. Jusqu'au soir fatique où sa mère s'enfuit pour échapper à ses créanciers, la laissant seule et à la rue!!
Prête à tout pour continuer à payer ses frais de scolarité, et ce afin de pouvoir un jour vivre le grand amour avec le beau Chifuyu, Sakiko décide de vendre son corps...
Jusqu'où une femme peut-elle aller pour celui qu'elle aime? Une comédie sexy et pleine d'humour!



Sous l'humour, le sérieux :

Le sujet de la vie estudiantine, en particulier celui des jeunes japonaises, n'est pas un sujet inconnu du monde du Manga. C'est aussi un sujet brulant de l'actualité japonaise depuis le milieu des années 90, du fait selon les périodes d'une hausse de la prostitution des femmes filles, souvent mineurs.
Se retrouvant devant le cruel dilem de gagner sa vie, Sakiko rencontre forcément la tentation de gagner beaucoup d'argent en peu de temps avec la prostitution...
En plaçant son héroïne dans une telle situation, il va de soi que miss Yuki a voulu faire réflechir ses lectrices, souvent dans les âges de Sakiko.
Pour nous lectrices européennes, c'est l'occasion de comprendre une autre facette de la viie japonaise. Un sujet qui parfois est sous-entendu dans certains Shojo (Ayashi No Ceres, Nana...) mais rarement dévoilé dans toute sa nudité.

Pour autant, ce n'est pas le sujet principal de l'histoire!! N'allez pas croire cela.
Le premier tome démare sur cette idée qui traverse le crâne (un peu vide) de Sakiko, par chance Natsuo lui laissera entrevoir une autre possibilité en lui donnant des cours de séduction... Pour nos plus grands fous rires!!


Délire du trait :
Le style graphique de Yuki Yoshihara n'est pas des plus magnifiques, des plus envoutants, pour autant il est correct, restant emprint d'une très forte influance des codes du "Shojo" (grands yeux des filles, jolis minois masculins...).
S'ajoutent quelques scènes en SD au style propre de l'auteur... On aime ou aime pas! Mais cela entre dans l'humour du scènario délirant. Les dialogues sont particulièrement bien traduits et ficelés.

C'est une histoire qui si elle pêche niveau trait, remonte pourtant dans le sentiment global à la lecture.


Carte d'identité du Manga :
Titre français : Ai Suru Hito, cours de séduction en 20 leçons
Titre Original : Ai Suru Hito
Auteur : Yuki Yoshihara
Editeur japonais : Shogakukan
Editeur français : Panini France / Generation Comics
Année d'édition au Japon : 2002
Année de traduction en France : 2005
Nombre de tomes originaux : 4
Nombre de tomes en France : 4
Prix indicatif : 6,96€


Bonne lecture et Have Fun!

par Chen Jie publié dans : Manga communauté : Bédés d'Asie
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Dimanche 22 juin 2008
Vous avez aimez les oeuvres précédentes d'Ai Yazawa (Nana, Je ne suis pas un ange, Gokinjo ou encore Paradise Kiss)? Alors voici la dernière oeuvre de Madame "Nana"... ^__^

Last Quarter est une oeuvre délicate, spirituelle (dans tous les sens...) et musicale! Si la Pop et le Rock anglais sont des rythmes qui vous parlent, vous serez forcément séduit par l'atmosphère "old England" qui flotte tout au long de cette histoire, malgré qu'elle se déroule au Japon!!


Résumé :
Mizuki est une lycéenne comme les autres, avec une famille où elle ne se sent pas à sa place, un petit ami volage et une passion pour les vieilles fringues anglaises très classes.
Dans sa vie monotone d'adolescente, la lumière sera sa rencontre avec un mystérieux musicien sur une place de Tokyo, Adam... Sans se poser de questions sur le passé et la vie de bohême de son nouvel ami, Mizuki décide d'abandonner le domicile familial et de suivre Adam.

Seulement le pire arrive la nuit où elle rentre chez elle prendre sa valise et son passe port. Renversé par une voiture, Mizuki reste dans le coma à l'hopital et Adam semble n'avoir jamais existé!



Allo Inspecteur Hotaru?
La vraie histoire débute avec le personnage d'Hotaru, l'autre héroïne de l'histoire. Comme plustard dans Nana, Ai Yazawa ne résiste pas à opposer deux personnages féminins n'ayant rien en commun que pourtant le destin rassemble.

Fait du hasard, Hotaru sort du coma quand Mizuki y entre. Secouée par la mort récente de son chat, un beau siamois qui va devenir le fil directeur de sa rencontre avec Mizuki, Hotaru, l'élève modèle de collége, va devenir l'inspecteur à la recherche d'Adam. Accompagnée de 3 de ses camarades, nous voici emporté dans une tranche de l'histoire du rock anglais avec pour seul indice un morceau de musique nommé "Last Quarter"...


Romantisme féministe
Dans un registre différent de Nana, Ai Yazawa nous raconte une histoire de fantôme et de femmes, avec tout de même un fond musical!
Amour et fidélité à travers la mort sont les thèmes principaux de Last Quarter, pourtant légèrement tintée du passé traditionnel asiatique des dramatiques histoires d'amour impossibles.
Peut-être est-ce un signe de l'ouverture d'esprit d'Ai Yazawa, de sa volonté de voir la femme japonaise se libérer, car elle s'est bien retenue de lui donner la fin que la tradition aurait attendue!


Esprit es-tu là?

Le Japon est un de ces pays, avec l'Angleterre et la Chine, qui voue un vrai culte aux fantômes, esprits et démons de toutes sortes. Mais à l'opposé de l'Europe, en Asie l'expression "vouer un culte" est à prendre au sens pur du terme! On élève temples et autels pour calmer les esprits frappeurs et chenapants, on honore précieusement ses ancètres pour s'assurer protection des Dieux et évite soigneusement de mettre en colère tout esprit.
Quoi de plus surprennant, qu'un auteur aussi en vue au Pays du Soleil Levant s'essaye à un exercice de style si national?!
Exercice réussi madama Yazawa!
En sortant des habituelles histoires, en mêlant l'Occident à l'Orient, voici une histoire originale et pleine d'émotions fortes. Alors si vous aimez les histoires de fantômes et les enquêtes pleines de suspens, que le réalisme tinté de fantastique ne vous effraie pas, vous avez trois petits tomes à savourer de toute urgence!


Les fantômes aiment-ils l'argent?
Face aux succès et à la renommée internationale et nationale d'Ai Yazawa et de ses oeuvres, Last Quarter n'a pas résisté longtemps devant l'appel des producteurs avident de produits dérivés.
En 2004, le film est sorti sur les écrans nipons pour le plus grand plaisir des fans... de Yazawa et de Hideto Takarai, alias Hyde!
Succès relatif et uniquement nipon, les producteurs ont pourtant pas lésinés sur les effets spéciaux pour rendre l'histoire encore plus glauque, sombre et même la changer légèrement. A générique on peut trouver : Chiaki Kuriyawa, déjà vue dans Kill Bill et Battle Royale, ainsi que Hiroki Narimiya (Nobuo dans le film Nana) et bien entendu Hyde de l'Arc en Ciel pour son second film!
La chanson de l'histoire est le tube "The Cape of Storm", interprétée par Hyde.


Carte d'identité du Manga :
Titre : Last Quarter
Titre original : Kagen no Tsuki (下弦の月)
Auteur : Ai Yazawa
Editeur japonais : Shueisha
Editeur français : Delcourt/Akana
Nombre de tomes originaux : 3 (fin)
Nombre de tomes français : 3 (fin)
Année de publication au Japon : 1998
Année de publication en France : 2007
Prix indicatif : 5,95€

Bonne lecture et Have Fun!


par Chen Jie publié dans : Manga communauté : Bédés d'Asie
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Jeudi 5 juin 2008
Voici le nouveau titre de Yuu Higuri... pour celles et ceux qui connaissent mademoiselle Higuri, cette présentation peut leur assurer la qualité d'une oeuvre délectable à souhait.


Pour les autres, je précise que Crown est bien entendu un titre à classer dans la famille des Shojo Manga, ces histoires prévues pour les jeunes filles japonaises avec une demoiselle en détresse et de beaux mâles prêts à tout pour la sauver!

Pour autant, le scénariste de Crown est un homme, Shinji Wada, qui ne pensait pas forcément que son histoire irait s'embélir entre les mains expertes de Miss Higuri. Surprise pour lui et pour nous. Le sujet bien Shojo se pimente donc d'armes à feu, de scènes de combat et de ... beaux mercenaires!


Résumé de l'éditeur :
Après la mort e ses parents, le malheur s'est abattu sur Mahiro.
Mais un jour, deux hommes, beaux et mystérieux, font leur apparitions. Elle croit d'abord à un enlèvement, mais bientôt ils lui révèlent une histoire qui va bouleversée sa vie à tout jamais.



Le scénario :
L'histoire de base est des plus connue et revisitée à toutes les sauces depuis des décennies. Un zeste de Cendrillon et sa malheureuse petite orpheline, un trait de Blanche Neige et sa vilaine reine, soupoudrez le tout d'action, de suspens et d'humour, vous obtiendrez la nouvelle recette! Avouons le, rien de surprenant sur le sujet.

Mais là où l'on sourit et on respire, c'est dans l'esprit loufoque donné aux personnages, entre autre les mercenaires Jake, Ren et Ange. L'humour est omniprésent entre chaque scène d'action, comme un amortisseur pour mieux adoucir le monde légèrement violent que pourait nous présenter les auteurs. Et du cout la recette passe délicieusement!

Cerise sur le gâteau, l'ensemble se tinte aussi quelques fois d'un délicat parfum de poudre rappelant les bons moments de City Hunter... C'est là où la touche masculine se fait sentir, agréablement, de par le ficelage des pièges de Ren et Jake.


Le graphisme :
Pour qui connait l'auteur Yuu Higuri, souvent dessinatrice de ses propres histoires entre autre avec Seimaden, Poison, Gorgeous Carat, Gakuen Heaven, Ludwig II et Cantarella, son nom est la garantie d'un graphisme soigné.
Effectivement depuis Seimaden (première oeuvre de l'auteur en 1993!!), son style a bien évolué, ici le dessin est à la hauteur de Cantarella, le trait est mature et agréable, le découpage intuitif, le jeu des trames discret et clair, la mise en page est irréprochable et la lecture n'est pas hasardeuse!
Ajoutons que pour la dose "Beaux gosses", comme le dit le scénariste lui-même dans son strip en fin de volume, Yuu Higuri gâte son public féminin avec deux héros au mieux de leur forme, et un Ren aux allures de Chiaro (personnage de Cantarella).

En résumé, la lecture de Crown n'est pas exceptionnelle mais légère et agréable. Un bon shojo d'action et d'humour, correctement dessiné, entre deux tomes de XXX holic et de Death Note pour reposer ses méninges! ^__-


Carte d'identité du Manga :
Titre original : Crown
Titre français : Crown
Scénariste : Shinji Wada
Dessinatrice : Yuu Higuri
Editeur japonais : Akita Publishing/Tohan Corporation
Editeur français : Asuka
Année de publication Japon : 2006
Année de publication France : 2008
Nombre de volumes en japonais : 5 (en cours)
Nombre de volumes en français : 3 (en cours)
Prix indicatif : 7,95€
Site : Asuka.fr


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par Chen Jie publié dans : Manga communauté : Bédés d'Asie
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