Dimanche 19 octobre 2008
Paysage dans le Parc
des Bambous pourpres, fin octobre à Pékin, 2005.Poéme anonyme, traduction de Jacques Pimpaneau in "Lettre à une jeune fille qui voudrait partir en Chine".
Les chrysanthèmes embaument quand les arbres se fanent;
Au bord de la rivière je prend congès de vous.
Je le sais comme vous, les monts sont sans trésors;
Seul, je ferme ma porte au soleil qui se couche.
La pagode du temple Cishou fin octobre à Pékin, 2005.Un petit poème de Du Mu, grand auteur classique chinois de la dynastie Tang.
山行
远上寒山石径斜,
白云生处有人家。
停车坐爱枫林晚,
霜叶红于二月花。
杜牧
Yuan shang han shan shi jing xie,
Bai yun sheng chu you ren jia.
Ting che zuo ai feng lin wan,
Shuang ye hong yu er yue hua.
Du Mu
远上寒山石径斜,
白云生处有人家。
停车坐爱枫林晚,
霜叶红于二月花。
杜牧
Transcription pinyin :
Shan xingYuan shang han shan shi jing xie,
Bai yun sheng chu you ren jia.
Ting che zuo ai feng lin wan,
Shuang ye hong yu er yue hua.
Du Mu
Première traduction de François Cheng :
Promenade en montagne
Toujours plus loin, plus haut, sur la montagne froide, sur le sentier pierreux...
Au plus épais des nuées blanches, surgit une maison.
Ma voiture à l'arrêt, je contemple, amoureux les bois d'érables à la brume :
Plus rouges, leurs feuilles givrées, que sont fleurs de mars!
Toujours plus loin, plus haut, sur la montagne froide, sur le sentier pierreux...
Au plus épais des nuées blanches, surgit une maison.
Ma voiture à l'arrêt, je contemple, amoureux les bois d'érables à la brume :
Plus rouges, leurs feuilles givrées, que sont fleurs de mars!
Seconde traduction de François Cheng :
Voyage en montagne
Sentier pierreux serpentant dans la montagne froide.
Là où s'amassent les nuages blancs, une maison...
J'arrête le carosse et aspire la forêt d'érable au soir.
Feuilles givrées : plus rouges que les fleurs du printemps.
Sentier pierreux serpentant dans la montagne froide.
Là où s'amassent les nuages blancs, une maison...
J'arrête le carosse et aspire la forêt d'érable au soir.
Feuilles givrées : plus rouges que les fleurs du printemps.
Le chinois classique est une langue subtile et ambigue, rarement très construite, qui permet de multiples traductions. Aucunes ne sont fausses, aucunes ne sont totalement justes... elles sont personnelles!
La poésie chinoise est comme un dessin dans les nuages, chacun y perçoit ce qu'il veut, selon sa sensibilité, sa personnalité...
Je vous laisse y percevoir ce que vous désirez! ^__-
Ce ne sont pas des photos de montagnes... mais des instants d'automne pékinois figés depuis 2005... ^__-
Bon dimanche et Have Fun!
Par Chen Jie
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Publié dans : Poésie chinoise classique
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Communauté : Voyage...destination...Evasion
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