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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 20:59
"Gohatto", aussi connu sous le nom français de "Tabou", est un magnifique film de sabre signé Nagisa Oshima remarqué au festival de Cannes 2000.

Fans des aventures de Zatoichi ou des grands athelètes du Kungfu Wushu vous ne trouverez ici que très peu de combats, quasiment pas de sang et rien de l'humour bon enfant si habituel aux productions des films de sabre japonais ou du Wuxiapian (films chinois de sabre et d'épée).
Nous voici plongé dans une étude profonde et minutieuse d'une milice à fin de l'époque Edo. Approche des moeurs, du mode de vie et des habitudes d'une autre époque dans le cycle de la vie japonaise avant 1868... Oshima nous plonge dans le passé avec une atmosphère des plus lourdes mais pourtant envoutante.

Là où encore Oshima pousse plus loin que le film de sabre, plus loin que le film de moeurs, c'est que "Tabou" n'est plus une simple observation, il se permer de juger ... puis d'apporter sa solution.



Mais... quel est le Tabou?!

Résumé :
Au temple Nishi-Honganji, la milice sélectionne de nouvelles recrues. Les candidats doivent affronter le meilleur guerrier de la milice.
Ce jour-là deux hommes se détachent du lot et intégrent la milice : Hyozo Tashiro, samouraï de rang inférieur originaire du clan Kurume, et Sozaburo Kano, jeune homme dont la beauté envoûtante attire tous les regards. Tashira s'éprend immédiatement de Kano.
La fascination exercée par le jeune samouraï sème la confusion : la milice, régie par des règles très strictes et généralement unie face à l'adversité, se trouve soudaine en proie aux rumeurs et aux jalousies...



L'image :
Virtuose de la caméra, Oshima est aussi connu pour son sulfureux "L'empire des Sens" ou son exemplaire "Furyo" ("Merry Christmas Mr. Lawrence"). Douceur d'une photo sublime pour un sujet de choc, à l'image même de la vie du maître qui disait : "J'ai passé ma vie à briser les tabous".

Scénario :

Pas de détours, pas d'histoires impossibles, Tabou raconte la vie telle qu'elle se trouve être parfois. Au sein d'un milieu totalement masculin parfaitement obéissant et servile, voici le grain de sable qui s'introduit et brise l'harmonie des rouages à la mécanique immuable.
Simple et correctement ficelé, voici un scénario qui ne s'essoufle pas au bout de 20 minutes de film!!

Le Jeu :
Si les noms de Ruyhei Matsuda ("Nana", le film), de Shnji Takeda ("le Bahu des Tordus") ou encore de Tadanobu Asano ("Zatoichi", "Ichi the Killer", ...) ne vous disent rien, peut-être le nom du grand Beat Takeshi (nom d'acteur de Takeshi Kitano) vous semblera familié!
Ajoutant à l'ambiance divine du film, ce casting de roi mêlant grosses pointures du cinéma nippon et jeunes talents (depuis plus que révélés!!) supporte avec brio cette histoire simple mais efficace et directe.

Cerise sur le gâteau, Oshima a confié la musique au grand Ruyichi Sakamoto, compositeur du si célèbre air de "Furyo"!!


Loin des films habituels de guerre, de violence ou d'humour, "Tabou" est un chef d'oeuvre hors norme à ne pas manquer pour découvrir les grands noms du cinéma japonais.

Carte d'identité du film :
Titre original : 御法度
Titre français : Tabou
Réalisateur : Nagisa Oshima
Acteurs : Beat Takeshi, Ryuhei Matsuda, Shinji Takeda, Tadanobu Asano...
Producteurs : Eiko Oshima, Shigehiro Nakagawa, Ryuichi Sakamoto
Musique : Ryuichi Sakamoto
D'après le Shinsengumi Keppuroku de Ryotaro Shiba
Durée : 1h34
Année de production : 1999
Pays : Japon
Langue : japonais
Dvd français : Studio Canal (2001)



Bon film et Have Fun!
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Published by Chen Jie - dans Cinéma du Japon
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 16:30
Pour changer un peu des films chinois, je vous offre une critique d'un film japonais... avec un sino-japonais!!

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"The Returner" n'est pas un film sérieux, que cela soit dit. Film de science fiction et d'action, il arrive à mêler des deux genre avec tact et rendre le spectacle agréable. Ce n'est pas du grand cinéma non plus, mais un bon divertissement, pour changer des films américains à grand spectacle.

undefined Fils héritier de tous les films du genre, depuis "E.T." jusqu'à "Independance Day", voir même "Mars Attacks!", Yamazaki a bien appris sa leçon de science fiction pré-apocalyptique et nous donne sa version d'une histoire déjà tant de fois vue au cinéma. Autant vous l'annoncer, rien de nouveau sous le Soleil Levant!

Pour autant la mayonnaise nippone prend bien. L'acteur principal est assez carismatique pour cela. Les effets spéciaux sont au niveau attendu et les reprises d'autres films célèbres ajoutent, pour les amoureux du genre, quelques clins d'oeil qui prouvent que le réalisateur connaît le sujet sur le bout des doigts.

undefined Là où "The Returner" tombe dans la série B, c'est avec le choix d'un méchant à la tronche de déluré (pauvre Goro Kishitani... il le joue bien n'empêche!), sans cervelle et ne cherchant que le profit pour faire gonfler ses poches. Bête comme ses pieds et méchant comme une teigne, il est le stéréotype même du "bad guy" à l'américaine!
C'est à mon goût le gros point noir du film, on chute ici dans la caricature.

 Pour faire (re)monter la sauce, n'oublions pas le héros, gentil, pas riche mais futé, armé jusqu'aux dents quand il le faut, avec la chance comme amie et en plus beau gosse!

Voila, vous avez un film américain... Oups non, celui là est japonais!! Désolée, l'habitude...

undefined Vous désiriez un film d'action? Ne vous inquiétez pas, vous serrez servis! Takeshi Kaneshiro ( "Confession of Pain", "Perhaps Love", "Chunking Express", "Turn Left, Turn Right", "Le secret des poignards volants") se montre à la hauteur, bondissant et tirant sur tout ce qui bouge. Chasseur de prime, c'est un solitaire au grand coeur, comme tout héros qui se respecte me direz-vous!!
Niveau du jeu, notre beau sino-japonais est au poil, comme toujours.
L'héroïne, Milly, n'est certe pas mièvre ni une pauvre romantique. C'est certainement le personnage qui relève le film du bon côté de la pente. Reste que le jeu de l'actrice (Anne Suzuku) est peu crédible, un tantinet trop exagéré!
 Pour celles (et ceux, sait-on jamais!) qui ont vu "Moon Child", Anne Suzuki y apparaît à la fin, aux côtés de Hyde. Elle y interprète brièvement la jeune peintre qui reprend la fresque autour de laquelle le film s'est construit. Je n'en dis pas plus pour ceux qui n'ont pas vu ce film assez original et sympathique, mais totalement inconnu en nos contrées occidentales.

Résumé :

En 2084, la race humaine mène une lutte acharnée contre une espèce extraterrestre qui menace notre civilisation. Une jeune femme, nommé Milly, remonte le temps et atterrit dans le Japon d'aujourd'hui pour changer le cours des événements. Elle rencontre alors Miyamoto, un tueur au grand coeur lancé dans une lutte impitoyable contre le parrain local, Mizoguchi. Milly doit convaincre Miyamoto de son histoire. Mais le temps presse...


Un petit extrait pour vous emballer peut-être... Bande annonce américaine (donc expliquée! les américains ne supporteraient pas de voir des images sans qu'elles leur soient expliquées!) sous-titre en espagnol. Le film n'est pas un carton du box-office et pas des plus récent, alors on trouve plus facilement des Music Vidéo que des trealers!



undefinedCarte d'identité du film :
Titre original : Ritaanaa
Titre français : The Returner
Réalisateur : Takashi Yamazaki
Acteurs : Takeshi Kaneshiro, Anne Suzuki, Goro Kishitani, Kirin Kiki, ...
Pays : Japon
Année : 2003
Durée : 1h 58
DVD français : Gaumond


Bon film et Have Fun!
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Published by Chen Jie - dans Cinéma du Japon
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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 19:50
Free Image Hosting at www.ImageShack.usEt oui, Ludo ne rêve pas, j'ouvre enfin la section des films japonais.

Non pas que je connaisse trop peu de films du Pays du Soleil Levant de qualité, non, ce serait plutôt le contraire, mais le temps passe vite et écrire un article prend bien plus de temps que de le lire!!  ^___-

Alors pour commencer, je veux vous parler d'un film que j'adore, que j'adule... d'un réalisateur génialissime, aussi acteur de grand talent... Zatoichi.

Zatoichi ,ou Zato Ichi, est un héros du cinéma japonais comme Wong Fei-Hong l'est au cinéma chinois. Depuis les années 60, il a fait l'objet de quelques 26 films (de 1962 à 1989), d'une série télévisée dans les années 70 (4 saisons, soit quelques  100 épisodes), ce qui signifie que le sujet est loin d'être nouveau et inconnu des japonais.

En 2003, Takeshi Kitano, très connu pour ses films de Yakuza comme "Hana-bi" ou "Violent Cop", ou encore pour ses rôles dans de très nombreux films sous le nom de Beat Takeshi  comme "Tabou" ou encore "Merry Christmas Mister Laurence" (Furyo), se lance dans l'aventure et le défis de réaliser un 27e épisode aux aventures du plus célèbre sabreur aveugle du japon.

Le film est au delà de l'attente... Un phénomène presque passé inaperçu en France à sa sortie au cinéma. Pourtant le film est un chef d'oeuvre. L'acteur qui reprend le rôle de Zatoichi n'ait en rien un débutant puisqu'il s'agit du réalisateur lui-même. Loin du petit sergent ricaneur de Furyo, il est ici un homme vieillissant, un masseur aveugle et itinérant, que les pauvres gens prennent en pitié et que les maraudeurs prennent pour une proie facile.

Les décors sont sobres, tout comme les combats magnifiques que nous offre ce sabreur hors du commun. La musique pourrait paraître déplacée, mais le génie du sieur Kitano est tel que l'on rit de son humour, de ses facécies et de voir des paysans japonais du XIXe siècle faire des claquettes!

Le résultat est magistral et nous raconte ainsi une très belle fable sur l'art de la tromperie et le jeu des apparences.

Pour vous, voici un petit résumé (Allociné) :

Au Japon, au XIXe siècle, Zatoichi est un voyageur aveugle gagnant sa vie comme joueur professionnel et masseur. Mais derrière son humble apparence, il est un redoutable combattant, rapide comme l'éclair et dont les coups s'avèrent d'une stupéfiante précision.
Alors qu'il traverse la montagne, il découvre une petite ville entièrement sous la coupe d'un gang. Son chef, Ginzo, se débarasse de tous ceux qui osent se dresser sur son chemin, d'autant plus efficacement qu'il a engagé un redoutable samouraï ronin, Hattori.

Dans un tripot, Zatoichi rencontre deux geishas, aussi dangereuses que belles. Okinu et sa soeur Osei vont de ville en ville à la recherche du meurtrier de leurs parents. Elles possèdent pour seul indice un nom mystérieux : Kuchinawa.
Dès que les hommes de main de Ginzo croisent Zatoichi, l'affrontement est inévitable et sa légendaire canne-épée rentre en action.

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Et un récapitulatif du film :
Titre original : 座頭市, zatôichi
Titre Français : Zatoichi
Réalisateur : Takeshi Kitano
Acteurs : Beat Takeshi (Tabou, Furyo...), Tadanobu Asano (Tabou), ...
Année : 2003
Musique : Keiichi Suzuki
Pays : Japon
DVD : édité en France par Wild Side Vidéo.

Récompenses obtenues :
Mostra de Venise : Lion d'Argent Meilleur Réalisateur, Prix du Public et Nomination au Lion d'or.

Pour vous, un petit extrait (désolée de la qualité très mauvaise... mais au moins il y a des sous-titres français! ):

 

Voici, sur ce, bonne soirée, bon week end et... Have Fun!
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Published by Chen Jie - dans Cinéma du Japon
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