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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 12:20
Recueil de courtes histoires par Natsuki Sumeragi, "Romance d'Outre-Tombe" rassemble trois contes imspirés de la Chine antique et du Japon ancien.
L'auteur, fidèle à ses amours, nous revient après "La voie des fleurs" avec un nouvel album aux traits délicats et fins.


Résumé de la première histoire :
Dans le Japon Médiéval, au temps des Shogun, lute de pouvoir et amours impossibles. Le jeune héritier au Shoguna décide de se faire fabriquer par un artiste célèbre un masque à son effigie. Face au visage énergique et pur du jeune seigneur, la fille du sculpteur qui rêve de se marier plus haut que sa basse condition tombe amoureuse.
Mais il survient un problème quand le jeune seigneur veut absolument le masque que l'artiste estime raté!


Résumé de la deuxième histoire :
Le Japon est un pays de fantômes, de montres et autres démons, c'est ce que compte utiliser à son intérêt Munechika en convainquant Munenobu son frère, chef de la famille, de se rendre dans une grotte connue pour abriter un ogre...
Munechika en profite pour assassiner ainsi son aîné et prendre sa place. Mais le fils de Munenobu ne semble pas si dupe...


Résumé de "Romance d'Outre-Tombe" :
Qui ne connaît l'histoire de Liang Shanbo et Zhu Yingtai, les amants papillons de l'Empire du Milieu?!
S'inspirant de ce conte célèbre, dont l'une des plus anciennes versions connues remonte au 9eme siècle, Natsuki Sumeragi met en image les aventures romantiques du couple le plus malheureux de Chine.
Zhu est la fille d'un riche notable et se comporte en tout comme un homme. Sa grande peine est d'être née femme et de ne pouvoir prendre la suite de son père. Mais finalement son père accède à sa requette de la laisser partir étudier en se déguisant en homme.
C'est sous les traits d'un jeune étudiant lettré qu'elle rencontre son camarade d'étude Liang, brillant mais pauvre. Tous au long de leurs études leur incroyable amitié se construit. Cependant un jour survient une lettre du père de Zhu l'intimant à rentrer à la maison en vue de son mariage.
Affolée, Zhu ne peut rêvéler à son ami son terrible secret mais lui fait promettre de venir dans sa famille demander la main de sa soeur dès qu'il sera diplomé...


Critique :

Madame Sumeragi reste fidèle à son habituel style délicat et simple, aucune fioriture, juste l'essentiel pour faire passer des messages vieux de plusieurs centaines d'années. Que l'on embarque pour le Japon ou la Chine, la magie opère ....
Pour celles et ceux qui préfèrent le papier au support vidéo, qui aiment découvrir les vieilles histoires que l'on raconte à travers le monde le soir au coin du feu, voici une autre occasion de lire l'histoire merveilleuse de Liang et Zhu!


Fiche d'identité du livre :
Titre : Romance d'outre-tombe
Titre original : Ryousanpaku to Shukueidai
Auteur : Natsuki Sumeragi
Editeur original : Kadokawa Shoten
Editeur français : Delcour/Akata
Nombre de tome en version originale : 1
Nombre de tome en français : 1
Traduction : Yuki Kakiichi
Année de publication au Japon : 1992
Année de publication en France : 2007

Article lié : The Lovers


Bonne lecture et have fun!

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Published by Chen Jie - dans Manga
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 22:10
A table!!!



Non, il ne s'agit pas d'un livre de recettes mais bien de la dernière oeuvre de Yuki Yoshihara, reine du Josei. Le Josei est un type de manga écrit et dessiné par des femmes pour les femmes, aux thèmes généralement plus matures, plus osés que dans les Shojo. Dans l'image même du style Josei, le centre de l'histoire est souvent tenu par une jeune-femme (plus une adolescente!) prise entre deux hommes, avec ses soucis de la vie de tous les jours et surtout sentimentaux!

Ce n'est pas pour rien qu'ici le sous-titre d'Idatakimasu est "un homme à déguster!".

Alors, vous croquez?! ^__-

Résumé made in Chen :
Naeko est conseillère matrimoniale, mais comme toute les jeunes femmes de son âge, elle très découvert qu'un homme c'est une machine à mensonges!
Malheureusement pour elle, la machine, loin d'être môche, est aussi son patron. Dragueur, coureur, beau parleur et menteur comme un arracheur de dents, c'est Souichi, le directeur de l'agence matrimoniale. Contrairement à Naeko, il aimerait retrouver ses pénates et sa femme. Mystérieusement, certains employés pensent aussi qu'un directeur d'agence matrimoniale divorcé, cela fait tâche. Mais Naeko est bien décidée à retrouver le bonheur ailleurs!
Rencontrant enfin l'homme parfait qui fait battre son coeur, elle découvre le lendemain que le jeune et beau Ouji est mineur, lycéen et accessoirement frère de son ex-mari...
Cependant pour la débarasser des avances incessantes de son ainé, Ouji lui propose le mariage... blanc! Il ne reste plus à Naeko que de séduire Ouji pour que ces noces soient celles de l'amour.


Histoire made in Yuki Yoshihara :
Délire et humour garantis à chaque volume, ce manga est dans l'ambiance des autres oeuvres de l'auteur. Si vous avez adoré "Ai Suru Hito", vous ne pourez vous décrocher d'Idatakimasu!!

L'oeuvre étant plus récente, le lecteur tatillon notera aussi que le style de l'auteur va en se bonifiant, n'excluant pas les scènes d'humour en SD où l'héroïne s'énerve toute seule sur l'air pur et délicieusement appétissant de son nouveau compagnon!! ^__-

Après la vie étudiante, cette fois Yuki Yoshihara s'attaque à la vie d'employé et aux aléas de la vie maritale. Si le Japon actuel nous parait bien moderne et libéré, il faut tout de même savoir qu'être une femme divorcée au Japon n'est pas toujours très bien accepté, de même qu'une femme mariée qui continue de travailler.
La vie quotidienne féminine n'est pas aussi libre qu'on peut le penser et le quand-dira-t-on est toujours responsable de la retenue, de la quasi invisibilité des femmes dans le monde du travail japonais. Naeko se veut être l'image d'une jeune femme loin de tels problèmes, libérée et moderne à l'image de la femme occidentale. Il n'en reste pas moins qu'elle se fera licentiée par son employeur pour ne pas avoir accepté le remariage...

Sous un côté léger et amusant, comme toujours l'auteur nous fait découvrir les travers du monde japonais, pour qui sait les décoder bien entendu!

Délicieusement appétisante lecture, je vous conseille de dévorer sans aucune modération les trois tomes déjà publiés!!


Carte d'identité du manga :

Titre : Idatakimasu, un homme à déguster!
Titre original : いただきます
Auteur : Yuki Yoshihara
Editeur original : Shogakukan
Editeur français : Soleil manga
Année de publication au Japon : 2004
Année de publication en France : 2008
Nombre de volumes en VO : 4 (série terminée)
Nombre de volumes en France : 3
Prix indicatif : 6,95€


Bonne lecture!

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 20:20
"Ai Suru Hito, cours de séduction en 20 leçons" est la toute première oeuvre de Yuki Yoshihara sortie en France (Darling, Itadakimasu...). Voici une bonne introduction au monde du Josei.


Mais qu'est-ce que le Josei?!
Humm, messieurs vous connaissez tous (forcément... ^__^) les mangas aux jeunes femmes court vêtues, aux fortes poitrines et au poid chiche dans le cerveau... Disons que les mangakas japonaises ont voulu un peu d'équité dans ce Monde de fous, voici son pendant pour les femmes!!

Cette explication est donc à prendre dans le sens de l'humour, car le Josei n'est pas seulement sulfureux (Steamy diraient nos amis anglosaxons, chaud pourait-on donc traduire... assez mal), il se veut souvent réaliste, voir burlesque. Les deux pouvant se mêler à volonter. Mais le Josei n'exclue par le fantastique...
Dans tous les cas il narre une histoire d'amour, de façon plus osée qu'un Shojo, entre une femme et un homme (voir souvant plusieurs... la polyandrie n'est pas exclue! :0036: ).
Si le sujet dévie sur l'homosexualité cela se nommera tout simplement un Shonen-ai, un Shojo-ai, un Yaoi ou encore un Yuri...

Chez Yuki Yoshihara, le Josei est relativement réaliste mais fortement teinté d'humour et de scènes burlesques en SD (Super Déformé = personnages avec un petit corps et une grosse tête).
A chaque histoire l'auteur réussit à nous suprendre, mais pour Ai Suru Hito, voici le résumé.


Résumé de l'éditeur :
Mille fois déjà, Sakiko a fait une déclaration d'amour au professeur Chifuyu et mille fois, celui-ci l'a envoyée promener!
Mais loin de se laisser abattre, elle continue de foncer tête baissée. Jusqu'au soir fatique où sa mère s'enfuit pour échapper à ses créanciers, la laissant seule et à la rue!!
Prête à tout pour continuer à payer ses frais de scolarité, et ce afin de pouvoir un jour vivre le grand amour avec le beau Chifuyu, Sakiko décide de vendre son corps...
Jusqu'où une femme peut-elle aller pour celui qu'elle aime? Une comédie sexy et pleine d'humour!



Sous l'humour, le sérieux :

Le sujet de la vie estudiantine, en particulier celui des jeunes japonaises, n'est pas un sujet inconnu du monde du Manga. C'est aussi un sujet brulant de l'actualité japonaise depuis le milieu des années 90, du fait selon les périodes d'une hausse de la prostitution des femmes filles, souvent mineurs.
Se retrouvant devant le cruel dilem de gagner sa vie, Sakiko rencontre forcément la tentation de gagner beaucoup d'argent en peu de temps avec la prostitution...
En plaçant son héroïne dans une telle situation, il va de soi que miss Yuki a voulu faire réflechir ses lectrices, souvent dans les âges de Sakiko.
Pour nous lectrices européennes, c'est l'occasion de comprendre une autre facette de la viie japonaise. Un sujet qui parfois est sous-entendu dans certains Shojo (Ayashi No Ceres, Nana...) mais rarement dévoilé dans toute sa nudité.

Pour autant, ce n'est pas le sujet principal de l'histoire!! N'allez pas croire cela.
Le premier tome démare sur cette idée qui traverse le crâne (un peu vide) de Sakiko, par chance Natsuo lui laissera entrevoir une autre possibilité en lui donnant des cours de séduction... Pour nos plus grands fous rires!!


Délire du trait :
Le style graphique de Yuki Yoshihara n'est pas des plus magnifiques, des plus envoutants, pour autant il est correct, restant emprint d'une très forte influance des codes du "Shojo" (grands yeux des filles, jolis minois masculins...).
S'ajoutent quelques scènes en SD au style propre de l'auteur... On aime ou aime pas! Mais cela entre dans l'humour du scènario délirant. Les dialogues sont particulièrement bien traduits et ficelés.

C'est une histoire qui si elle pêche niveau trait, remonte pourtant dans le sentiment global à la lecture.


Carte d'identité du Manga :
Titre français : Ai Suru Hito, cours de séduction en 20 leçons
Titre Original : Ai Suru Hito
Auteur : Yuki Yoshihara
Editeur japonais : Shogakukan
Editeur français : Panini France / Generation Comics
Année d'édition au Japon : 2002
Année de traduction en France : 2005
Nombre de tomes originaux : 4
Nombre de tomes en France : 4
Prix indicatif : 6,96€


Bonne lecture et Have Fun!

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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 13:55
Vous avez aimez les oeuvres précédentes d'Ai Yazawa (Nana, Je ne suis pas un ange, Gokinjo ou encore Paradise Kiss)? Alors voici la dernière oeuvre de Madame "Nana"... ^__^

Last Quarter est une oeuvre délicate, spirituelle (dans tous les sens...) et musicale! Si la Pop et le Rock anglais sont des rythmes qui vous parlent, vous serez forcément séduit par l'atmosphère "old England" qui flotte tout au long de cette histoire, malgré qu'elle se déroule au Japon!!


Résumé :
Mizuki est une lycéenne comme les autres, avec une famille où elle ne se sent pas à sa place, un petit ami volage et une passion pour les vieilles fringues anglaises très classes.
Dans sa vie monotone d'adolescente, la lumière sera sa rencontre avec un mystérieux musicien sur une place de Tokyo, Adam... Sans se poser de questions sur le passé et la vie de bohême de son nouvel ami, Mizuki décide d'abandonner le domicile familial et de suivre Adam.

Seulement le pire arrive la nuit où elle rentre chez elle prendre sa valise et son passe port. Renversé par une voiture, Mizuki reste dans le coma à l'hopital et Adam semble n'avoir jamais existé!



Allo Inspecteur Hotaru?
La vraie histoire débute avec le personnage d'Hotaru, l'autre héroïne de l'histoire. Comme plustard dans Nana, Ai Yazawa ne résiste pas à opposer deux personnages féminins n'ayant rien en commun que pourtant le destin rassemble.

Fait du hasard, Hotaru sort du coma quand Mizuki y entre. Secouée par la mort récente de son chat, un beau siamois qui va devenir le fil directeur de sa rencontre avec Mizuki, Hotaru, l'élève modèle de collége, va devenir l'inspecteur à la recherche d'Adam. Accompagnée de 3 de ses camarades, nous voici emporté dans une tranche de l'histoire du rock anglais avec pour seul indice un morceau de musique nommé "Last Quarter"...


Romantisme féministe
Dans un registre différent de Nana, Ai Yazawa nous raconte une histoire de fantôme et de femmes, avec tout de même un fond musical!
Amour et fidélité à travers la mort sont les thèmes principaux de Last Quarter, pourtant légèrement tintée du passé traditionnel asiatique des dramatiques histoires d'amour impossibles.
Peut-être est-ce un signe de l'ouverture d'esprit d'Ai Yazawa, de sa volonté de voir la femme japonaise se libérer, car elle s'est bien retenue de lui donner la fin que la tradition aurait attendue!


Esprit es-tu là?

Le Japon est un de ces pays, avec l'Angleterre et la Chine, qui voue un vrai culte aux fantômes, esprits et démons de toutes sortes. Mais à l'opposé de l'Europe, en Asie l'expression "vouer un culte" est à prendre au sens pur du terme! On élève temples et autels pour calmer les esprits frappeurs et chenapants, on honore précieusement ses ancètres pour s'assurer protection des Dieux et évite soigneusement de mettre en colère tout esprit.
Quoi de plus surprennant, qu'un auteur aussi en vue au Pays du Soleil Levant s'essaye à un exercice de style si national?!
Exercice réussi madama Yazawa!
En sortant des habituelles histoires, en mêlant l'Occident à l'Orient, voici une histoire originale et pleine d'émotions fortes. Alors si vous aimez les histoires de fantômes et les enquêtes pleines de suspens, que le réalisme tinté de fantastique ne vous effraie pas, vous avez trois petits tomes à savourer de toute urgence!


Les fantômes aiment-ils l'argent?
Face aux succès et à la renommée internationale et nationale d'Ai Yazawa et de ses oeuvres, Last Quarter n'a pas résisté longtemps devant l'appel des producteurs avident de produits dérivés.
En 2004, le film est sorti sur les écrans nipons pour le plus grand plaisir des fans... de Yazawa et de Hideto Takarai, alias Hyde!
Succès relatif et uniquement nipon, les producteurs ont pourtant pas lésinés sur les effets spéciaux pour rendre l'histoire encore plus glauque, sombre et même la changer légèrement. A générique on peut trouver : Chiaki Kuriyawa, déjà vue dans Kill Bill et Battle Royale, ainsi que Hiroki Narimiya (Nobuo dans le film Nana) et bien entendu Hyde de l'Arc en Ciel pour son second film!
La chanson de l'histoire est le tube "The Cape of Storm", interprétée par Hyde.


Carte d'identité du Manga :
Titre : Last Quarter
Titre original : Kagen no Tsuki (下弦の月)
Auteur : Ai Yazawa
Editeur japonais : Shueisha
Editeur français : Delcourt/Akana
Nombre de tomes originaux : 3 (fin)
Nombre de tomes français : 3 (fin)
Année de publication au Japon : 1998
Année de publication en France : 2007
Prix indicatif : 5,95€

Bonne lecture et Have Fun!


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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 21:25
Voici le nouveau titre de Yuu Higuri... pour celles et ceux qui connaissent mademoiselle Higuri, cette présentation peut leur assurer la qualité d'une oeuvre délectable à souhait.


Pour les autres, je précise que Crown est bien entendu un titre à classer dans la famille des Shojo Manga, ces histoires prévues pour les jeunes filles japonaises avec une demoiselle en détresse et de beaux mâles prêts à tout pour la sauver!

Pour autant, le scénariste de Crown est un homme, Shinji Wada, qui ne pensait pas forcément que son histoire irait s'embélir entre les mains expertes de Miss Higuri. Surprise pour lui et pour nous. Le sujet bien Shojo se pimente donc d'armes à feu, de scènes de combat et de ... beaux mercenaires!


Résumé de l'éditeur :
Après la mort e ses parents, le malheur s'est abattu sur Mahiro.
Mais un jour, deux hommes, beaux et mystérieux, font leur apparitions. Elle croit d'abord à un enlèvement, mais bientôt ils lui révèlent une histoire qui va bouleversée sa vie à tout jamais.



Le scénario :
L'histoire de base est des plus connue et revisitée à toutes les sauces depuis des décennies. Un zeste de Cendrillon et sa malheureuse petite orpheline, un trait de Blanche Neige et sa vilaine reine, soupoudrez le tout d'action, de suspens et d'humour, vous obtiendrez la nouvelle recette! Avouons le, rien de surprenant sur le sujet.

Mais là où l'on sourit et on respire, c'est dans l'esprit loufoque donné aux personnages, entre autre les mercenaires Jake, Ren et Ange. L'humour est omniprésent entre chaque scène d'action, comme un amortisseur pour mieux adoucir le monde légèrement violent que pourait nous présenter les auteurs. Et du cout la recette passe délicieusement!

Cerise sur le gâteau, l'ensemble se tinte aussi quelques fois d'un délicat parfum de poudre rappelant les bons moments de City Hunter... C'est là où la touche masculine se fait sentir, agréablement, de par le ficelage des pièges de Ren et Jake.


Le graphisme :
Pour qui connait l'auteur Yuu Higuri, souvent dessinatrice de ses propres histoires entre autre avec Seimaden, Poison, Gorgeous Carat, Gakuen Heaven, Ludwig II et Cantarella, son nom est la garantie d'un graphisme soigné.
Effectivement depuis Seimaden (première oeuvre de l'auteur en 1993!!), son style a bien évolué, ici le dessin est à la hauteur de Cantarella, le trait est mature et agréable, le découpage intuitif, le jeu des trames discret et clair, la mise en page est irréprochable et la lecture n'est pas hasardeuse!
Ajoutons que pour la dose "Beaux gosses", comme le dit le scénariste lui-même dans son strip en fin de volume, Yuu Higuri gâte son public féminin avec deux héros au mieux de leur forme, et un Ren aux allures de Chiaro (personnage de Cantarella).

En résumé, la lecture de Crown n'est pas exceptionnelle mais légère et agréable. Un bon shojo d'action et d'humour, correctement dessiné, entre deux tomes de XXX holic et de Death Note pour reposer ses méninges! ^__-


Carte d'identité du Manga :
Titre original : Crown
Titre français : Crown
Scénariste : Shinji Wada
Dessinatrice : Yuu Higuri
Editeur japonais : Akita Publishing/Tohan Corporation
Editeur français : Asuka
Année de publication Japon : 2006
Année de publication France : 2008
Nombre de volumes en japonais : 5 (en cours)
Nombre de volumes en français : 3 (en cours)
Prix indicatif : 7,95€
Site : Asuka.fr


Bonne lecture et have fun!
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 13:00
Voici un nouveau manga hors norme que je vous propose, de ceux que l'on range dans la section Seinen faute de leur trouver une vraie place ailleurs!


Le Japon est un des premiers pays au Monde aimant déguster les vins français, depuis quelques décennies, ajoutant à cela qu'il est certainement à ce jour le plus gros consommateur de Beaujolais Nouveau (oui, je sais, ce n'est pas une référence) et fier tous les ans d'être le premier à le déboucher.

Forcément, il fallait se douter qu'une mode de l'Oenologie allait naître sur l'archipel nippon. Face à cette fièvre du vin (qui se développe depuis les années 90 environ), le monde du Manga n'a pas résisté à l'invasion. Au Japon on ne compte plus les séries narrant les aventures d'un jeune sommelier ou d'un amateur chevroné des grands vins du Monde. Alors voila qu'après leur avoir envoyé des bouteilles, ils nous expédient en retour de la lecture!

"Les Gouttes de Dieu" est donc un manga traitant d'Oenologie, présentant le Vin aux néophites, comme Hikaru no Go présente le Jeu de Go.
Vous n'y connaissez rien? Vin, cépage et terroire sont des mots de chinois pour vous?
Qu'à cela ne tienne! Le Héro de l'histoire n'y connait pas beaucoup plus que vous et va découvrir ce monde qu'il hait profondément en se faisant légèrement forcer la main par son père!!


Résumé de l'éditeur :
Fils d'un Oenologue reconnu, Shizuku Kanzaki n'a aucun goût pour le vin. Malheureusement, son père décède et, alors qu'il pensait profiter tranquillement de son héritage, Shizuku découvre qu'il a un frère adoptif. Pire, le testament de son père les met au défi de découvrir 12 grands crus ainsi que le meilleur de tous, Les Gouttes de Dieu.
Voila Shizuku lancé sur une enquête d'un nouveau genre, au beau milieu des vins, cépages et des saveurs...


Mon résumé du premier tome :
Shizuku Kanzaki est un jeune homme brillant récemment diplomé qui travaille au siège de la grande compagnie japonaise de bières la Taiyo. Le gros soucis de Shizuku : c'est son père et sa renommée de meilleur oenologue japonais. Il n'a de cesse de vouloir faire oublier qu'il est le fil d'un homme aussi influant et faire ses preuves lui-même dans le monde qu'il choisira. Pour le coup, c'est celui des bières!

Lors d'un repas avec le directeur de la Taiyo dans un grand restaurant de Tokyo, Shizuku fait l'impair d'insulter son supérieur en corrigeant ses dires sur le Vin français. Par la même occasion il rencontre une jeune apprentie sommelière des plus charmantes!
Pour son plus grand malheur, le lendemain, le voila transféré à la direction des Vins de la Taiyo Beverage co.
Cependant une autre triste nouvelle fait surface : la mort de son père. A l'ouverture du testament, Shizuku découvre que son honorable paternel lui réserve une dernière surprise de taille. Pour lui forcer une dernière fois la main à l'Oenologie, il le pousse à concourir contre un de ses élèves, qui se trouve aussi être son fils adoptif. Si Shizuku gagne, il héritera de toute la grande collection de grands vins de son père, ainsi que de la maison de son enfance. S'il perd, il n'aura rien et perdra tous ses droits en tant que fils de la famille Kanzaki.

Ce n'est pas l'amour pour la maison familliale qui pousse Shizuku à trouver un moyen de contrer le testament de son père, mais la volonté que le patrimoine familiale ne tombe pas entre les mains d'un inconnu aussi détestable et hautain que l'homme choisi par son père.

Courant demander l'aide de Miyabi Shinohara, la jeune sommelière, et avec le concour de tous ceux qui leur prêteront main forte, Shizuku va relever le défi et reprendre avec ardeur ses études oenologiques!



Style graphique de l'oeuvre :

Sur un scénario singulier, cultivé et envoutant, le style graphique des "Gouttes de Dieu" se fait velour, ni trop tapageur ni trop baclé, s'accordant parfaitement à l'histoire.
Shu Okimoto possède un trait sobre et clair, démontre qu'il sait correctement utiliser les trames et dessiner des décors français avec justesse. Tous ces points font de ce manga une valeur sûre même si pour le moment il n'y a qu'un seul tome pour en juger.

Le contenu est à la hauteur de la couverture, le lecteur n'a pas à se sentir bafouer en ouvrant le tome à n'importe quelle page. De même la couverture n'est pas trop tapageuse ou trop sobre pour l'intérieur... chose pas si courante mais le style est régulier, tout simplement mature!


Scénario :
Le scénario est l'oeuvre de Tadashi Agi, un passionné du vin tombé par hasard dans le tonneau! Il vous met bien en garde de ne pas trop consommer en lisant... :0036:
Agi parvient à conjuguer aventures, mystères, culture du vin et de la France et vie japonaise moderne avec art, nous offrant une étude passionnante d'un brevage forcément célèbre en France, mais souvent bien méconnu de la majorité, au travers d'un miroir japonais.
Cela ce lit comme on boit un très bon vin... c'est quand on a fini que l'on se rend compte combien c'était bon!


Bonus :
Un très bon lexique, clair et bien construit, vous apprend les bases de l'oenologie et la culture du vin français. Prévu au départ pour les lecteurs japonais qui ne sont pas nés dans cette culture, il peut vous aider grandement à mieux comprendre les cheminements de l'histoire.
Des schémats entre autre vous présentent la classification des Bordeaux et des Bourgognes... La base de tout!
Vous allez pouvoir briller de votre science de l'oenologie au prochain diner de famille.


Note supplémentaire :
Le tome 2 est un vrai régal, assurant la continiuté qualitative du premier opus, dessin, personnages et scénarios sont de haut niveau pour une histoire toujours aussi passionante et garantissant déjà de très bonnes lectures à venir!

Pour conclure cet article, je dirai qu'il s'agit d'une oeuvre à consommer avec aucune modération! ^__-


Carte d'identité du Manga :
Titre original : Kami no Shizuku
Titre français : Les Gouttes de Dieu
Scénariste : Tadashi Agi
Dessinateur : Shu Okimoto
Année d'édition au Japon : 2005
Année d'édition en France : 2008
Editeur japonais : Kodansha
Editeur français : Glénat
Nombre de tomes au Japon : 14 tomes (en cours)
Nombre de tomes en VF : 2
Prix indicatif : 8,99 €


Bonne lecture et Have Fun!

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 12:56
Voici que je vous présente enfin une des oeuvres d'un des quelques grands mangaka que j'idolâtre. Ryoichi Ikegami est un géni du trait, spécialiste des seinen manga fleurant bon la poudre et la baston, souvent au service d'histoire de voyous au grand coeur ou de tueurs moraux!
On aime ou on aime pas le style de l'histoire, mais reste toujours un dessin magnifique, soigné, enjoleur, comme un drap de velour pour mieux encadrer la violence de ses oeuvres...

Alors, après Crying Freeman, Sanctuary, Strain et Heat (tous se déroulant dans le monde des mafias asiatiques), Lord, le dernier petit bijou d'Ikegami est publié en France. Et là où tout change, c'est que Lord n'est pas une oeuvre comme les autres, bien au contraire, elle dénote dans la bibliographie d'Ikegami, ainsi que dans celle de son scénariste fétiche : Buronson.
Loin du Japon moderne, loin d'un Hong Kong à deux faces, Lord vous transporte dans la Chine du 2eme siècle après J.-C., à l'époque des Trois Royaumes!


Les Trois Royaumes :

Les Trois Royaumes, c'est à la fois une courte période de l'Histoire de la Chine Antique, à la fin de la dynastie des Han, mais c'est aussi un récit, les Annales des Trois Royaumes, qui depuis plus de 1800 ans fait vibrer la Chine et l'Asie à la manière d'un grand livre de stratégie militaire.
On connait plusieurs versions, plusieurs auteurs à ce récit. Tout commence environ 50 ans après la dite période, le fils d'un des officiers de Liu Bei, héros des Trois Royaumes, composa des annales. Puis 150 ans plus tard, sur demande impériale, un lettré compulsa les récits et annales, y ajouta ses commentaires et ce texte devint pour 1000 ans un sujet constant d'études et discussions.
Sous la dynastie Ming enfin, Luo Guanzhong (vers 1400) réécrivit de façon romancée "L'histoire des Trois Royaumes" (三國演義), l'un des romans historiques les plus célèbres en Chine. Ce roman fut entre autre le livre de chevet de Mao Zedong!!

Encore aujourd'hui, l'Histoire des Trois Royaumes reste un classique, adaptée en des dizaines de fois en films, jeux vidéo, bande-dessinées, feuilletons...

Les Trois Royaumes, annales ou roman, s'inspirent d'une triste réalité, une période de révoltes survenue à la fin de la dynastie Han, sans pour autant assurer d'être totalement fidèle à l'Histoire de Chine. Si les deux protagonistes, Liu Bei et Cao Cao furent bien des loyaux sujets de l'empereur Ling des Han, rien n'assure qu'ils furent aussi pleins de vertus que les présente le récit.


Le manga :

Lord, quand à lui, s'inspire en partie de cette histoire mythique pour en proposer une énième version, celle de Buronson et Ikegami. Se permettant quelques libertés sur les origines du grand héros Liu Bei, voici que l'Histoire de Chine va prendre un nouveau tournant!!

Résumé :
Le premier tome nous présente Liu Bei et ses deux compagnons, frères jurés, près à se sacrifier pour lui offrir le trône des Han dont il se dit dernier héritier. Mais leur chemin croise celui d'un homme mystérieux, venu du pays de Wa (nom que les chinois donnaient à l'époque au Japon), lui aussi décidé à se payer une part de pouvoir.
Ryo'u, élève du seigneur Cao Cao, va vite leur montrer toute l'étendue de son talent de guerrier mais aussi son implacable intelligence calculatrice...

Ce premier épisode est aussi passionnant et envoutant que le récit original, ajoutant à cela une touche de mystères même pour ceux qui connaitraient déjà le fil de l'histoire.


Le stryle graphique :

Le trait de la plume d'Ikegami est plus sûr que jamais, soigné et sobre, rien ne lui échappe. Des animaux aux hommes, des décors architecturés aux paysages, aucune maladresse de style ne transperce.
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Ikegami, loin des grands yeux classiques des manga, Ikegami représente des visages humains réalistes et des portraits différenciés entre chaque personnage d'une même oeuvre.

Le seul reproche que l'on pourrait lui faire (reproche facile et souvent commun aux dessinateurs!), c'est la ressemblance qui s'installe depuis quelques oeuvres entre certains de ses héros.
Ryo'u a plus qu'un air de famille avec Mayu, le héros de Strain, ou encore avec Karasawa, personnage central de Heat. Par chance, chacun possède sa personnalité et un style vestimentaire différent!!
Si vous n'avez lu aucune de ces oeuvres, ce détail ne vous dérangera pas, bien entendu.

Le plus de la traduction :
Le traducteur a fait l'effort (ce n'est pas toujours le cas) de mettre les noms chinois des personnages chinois, des lieux chinois... Quand on s'interesse un minimum à ce que l'on lit, cela permet de mieux situer géographiquement et historiquement.


Carte d'identité du manga :

Titre original : Ha Lord
Titre français : Lord (Inspiré du roman historique "Les Trois Royaumes")
Auteurs : Ryoichi Ikegami (dessin) / Buronson (Scénario)
Editeur japonais : Shogakukan
Editeur français : Pika Edition
Année de publication originale : 2005
Année de publication française : 2008
Nombre de volumes VO : 12 volumes (en cours)
Nombre de volumes VF : 1 (en cours)

Prix indicatif : 6,95 €


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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 10:40
La voix des fleurs  est un petit recueil de vieilles légendes à classer dans le monde du shojo manga mature. Pour autant il s'agit d'un genre d'ouvrage (trop!) rare dans les publications de manga en France.
En un seul et unique volume, son auteur Natsuki Sumeragi nous emporte dans les jardins embommés du parfum des pivoines en fleur...

Là où le manga est encore plus captivant, c'est qu'il n'y est pas question de contes ou légendes japonaises, mais chinoises! Natsuki Sumeragi nous raconte qu'enfant elle adorait les aventures de chevaliers occidentaux et que rien ne la prédestinait à devenir à ce point la mangaka japonaise la plus sinisée. Admiratrice des vieux écrits, des aventures de Sun Wukong (Songoku en japonais) dans le célèbre "Voyage en Occident", on lui connait pourtant aujourd'hui plus de 5 recueils d'histoires chinoises et coréennes.

De fil en aiguille, la voici aujourd'hui traduite en français avec des histoires (légèrement revues et corrigées...) au doux parfum de fleurs chinoises.

La voix des fleurs est donc un petit bijou qui ne fait pas son âge. Le style de l'auteur n'a rien de comparable avec les mangas publiés aujourd'hui en France, les trames sont souvent les même, le coup de crayon peut sembler maladroit. Cependant, c'est le fond qui l'emporte. Les sénarios sont intelligemment construits, les histoires sont belles et touchantes.


Résumé :

La Pivoine enchantée
Song est un jeune lauréat du concours mandarinal et parcourt Chang'an à la recherche de la plus belle fleur pour la ramener au premier ministre. Aux abords d'un temple, il découvre un magnifique jardin de pivoines. Quand il veut en cueillir la plus belle, le jeune gardien du temple l'en empêche. Mais envouté par la fleur, il ne peut la chasser de ses pensées.
Apportant une autre fleur de pivoine au ministre, Song est reçu avec égard et présenté à la fille de son excellence. Son compagnon Cheng comprend immédiatement que son ami sera le futur genre de son excellence... Une aubaine pour un mandarin qui veut monter!

Le soir en rentrant , Song trouve le jeune gardien devant sa porte avec une pivoine en pot... Le jeune garçon lui confie la pivoine à la seule raison qu'il prenne grand soin de celle qu'il appelle "sa soeur".
Etonné Song accèpte. Dans ses appartements, alors qu'il arrose la fleur, elle se transforme en la plus belle jeune fille qu'il n'a jamais vu... Qui Song va-t-il choisir entre la femme pivoine et la fille du ministre?

Le Papillon visite le jardin printanier

Ai Hua est une demoiselle papillon très chipie et s'enfuit du jardin céleste pour descendre visiter le monde des hommes. Là, elle fait la connaissance d'un jeune garçon qui l'attire, sans savoir pourquoi. Son odeur est celle d'une fleur, pour autant c'est un humain... Joueuse, Ai Hua va faire tourner en bourique sa pauvre proie, oubliant totalement que dans le monde humain il y a des dangers comme les mantes religieuses et les araignées...

Le Cri du tigre :

Cui Lian s'en va vers la capitale pour passer les examens de l'armée impériale quand il traverse une montagne à la tombée du jour. Rencontrant un tigre blessé, il est surprit de découvrir que ce dernier n'a aucune animosité et le soigne. Continuant son chemin, une pluie battante le pousse à chercher un abris. Il trouve finalement refuge dans la cabane solitaire d'une vieille dame, de sa fille et de son fils.
Charmé par la beauté peu commune de la fille, il demande au petit matin la main de la jeune fille. La mère et le fils refusent, mais la fille accèpte de partir contre deux promesses du voyageurs : celle de ne jamais dire d'où elle vient, et celle de ne pas passer par le village en bas de la montagne.

Le sanctuaire de la princesse serpent :
La seule histoire se situant au Japon (ère Muromashi)
Atsuhira Hoshina vit depuis bébé isolé de sa famille, chez les moines, sans savoir qui il est et pourquoi il vit ainsi en reclu. A treize ans, il rencontre pour la première fois son père qui vient le prévenir de ne jamais chercher à entrer en contact avec les siens. Mais 4 ans plus tard, son père mort, on le rappelle sous prétexte qu'il est le seul héritier de la famille.
A son arrivée c'est un autre monde qu'il découvre... Un demi-frère mescin, une soeur jumelle cachée... et un étrange pavillon au centre de l'enceinte familliale interdit d'accès. Atsuhira ne souhaite qu'une chose, fuir cette famille tordue avec sa chère soeur jumelle.



Carte d'identité de l'ouvrage :
Titre original : Hana no koe
Titre : La voix des fleurs
Auteur : Natsuki Sumeragi (皇名月)
Traduction : Yuki Kakiichi
Editeur japonais : Kadokawa Shoten
Editeur français : Delcourt
Collection : Jôhin manga
Année d'édition au Japon : 1991
Année d'édition en France : 2007
Nombre de volume : 1
Prix : 7,50 €

Plus d'information sur le site Delcourt.
Du même auteur : "Romance d'outre-tombe", "Un destin clément", "Intrigues au Pays du Matin calme", "Pékin années folles" critiques à venir...


Bonne lecture et have fun!
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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 18:44
undefinedDans la même veine fanstastique que le magnifique "Cortège des cent démons", l'éditeur français Doki-doki nous propose encore un petit bijou atypique, fleurant bon le Japon ancien, les mystères et les yokai.

Yamikagishi est un Seinen manga (manga pour jeunes adultes) mêlant historique, enquêtes policières et fantastique purement japonais, légèrement tourné vers le monde du Yokai manga comme justement "Le cortège des cent démons".

Synopsis :
Se déroulant dans l'ancien Tokyo (Edo) de l'époque des Tokugawa (époque d'un Japon hermétiquement clos sous la patte du Shoguna d'Edo), le héros est un jeune homme vivant dans un lieu oublié à l'extérieur de la ville, nommé temple des cadenas. Officiellement serrurier, il est en fait le maître des clefs, enfermant les mauvais démons qui rongent et détruisent le coeur hommes.

L'écriture :
Le scénario, loin d'être banal, est alletant, laissant une large place aux mystères, au fantastique et à la découverte du Japon classique. Son auteur n'est autre que Nakashima Kazuki, scénariste pour le théatre Kabuki ou des séries animées et responsable éditorial chez Futabasha.

Le style :
Yamikagishi c'est aussi un dessin pur et envouteur, celui des divines mains d'Akana Shû.
Mais Akana Shû est un mystère, un peu comme le héros de son manga. Originaire de Kyoto, il serait designer de formation. Il n'en est pas moins que son coup de crayon est magnifique, à la hauteur de celui de Ryuichi Ikegami pour les connaisseurs.
Tracé soigné, pur, élégant, les personnages comme les décors sont de toute beauté, le tramage est fin. Quant au découpage des plans, il est très occidentalisé. On remarque peu de dessins en pleine page, mais des vignettes très géométriques qui donnent un rythme très structuré à l'histoire de Nakashima, soulignant encore s'il est besoin la clareté du style graphique d'Akana.

Autant vous le dire directement, un seul chapitre a suffit à me convaincre. Je vous invite d'ailleurs à assouvir votre curiosité sur le site de Doki-Doki, avec le premier chapitre qui est en ligne!!

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Résumé :
Le shogunat installé par les Tokugawa fait régner l'ordre, le peuple vit dans la paix et dans une relative prospérité. Pourtant, la part sombre du coeur des hommes ne cesse d'exciter leur cupidité : elle est la porte d'entrée idéale pour tous les démons qui en prenant possession des humains, cherchent à passer dans leur monde.
Exorciser ces démons, c'est la mission de Jônosuke, le maitre des clefs. Connu pour être le meilleur serrurier d'Edo, Jônosuké use de cadenas un peu particuliers pour mettre sous les verrous les esprits malfaisants. Avec l'aide de l'envoutante Okin, divinatrice aux méthodes peu orthodoxes, il va au cours de sa chasse aux démons, rencontrer des notables de son temps, qui s'avèreront de précieux alliés lorsqu'il s'agira de faire face à un complots visant les hautes sphères de l'état...



Carte d'indentité du Manga :

Titre original : 闇鍵師
Titre français : Kamikagishi, le maître des clefs
Dessinateur : Akana Shû
Scénariste : Nakashima Kazuki
Nombre de tomes au Japon : 3 (en cours)
Nombre de tomes en France : 1 (en cours)
Editeur original : Futabasha
Editeur français : Doki Doki (Bamboo Editions)
Traducteur : Sébastien Ludmann
Année de publication orignale : 2005
Année de publication française : 2008


Plus d'infos :
Une interview du scénariste Nakashima Kazuki, en anglais.


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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 19:23
Le nouvel an chinois n'est pas si loin derrière nous et vous vous souvenez certainement de ce qu'est le Zodiaque Chinois.
"Fruits Basket" est un shojo manga, comprenez qu'il a été réalisé dans l'objectif de cibler spécifiquement les jeunes-filles (japonaises). Rôle qui, de par sa popularité, s'est forcément étendu au delà de la sphére prédéfinie. Si le nom ne préfigure pas vraiment le sujet de l'histoire, il vous impose déjà une vision de fraicheur et de diversité, un panier de fruits tout simplement. 

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Le succès de "Fruits Basket" :
Icone d'une génération au Japon et au delà, adapté en animation pour une partie, "Fruits Basket" est un succès planètaire, que cela soit dit.

Mais loin du sujet de "Death Note" ou des shonen manga qui généralement remportent tous les trophés de ventes, "Fruits Basket" évoque la vie quotidienne de quelques jeunes japonais, le tout accès autour de son héroïne, Tohru.
Fidèle aux canons habituels du Shojo, comme "Fushigi Yuugi" dans un autre style, la dite héroïne n'est pas très intelligente, pas très douée, pas très riche, mais elle a un coeur en or, privilégie l'amitié et veut toujours voir la vie du bon côté.
Tohru vous donnera certainement l'idée d'une bécacine, c'est la volonté même de l'auteur,  Natsuki Takaya, qui nous la présente comme la reine des têtes en l'air, le sourire bêta et  la brave fille pas plus futée que ses chaussettes. Elle, l'auteur, n'hésite même pas à nous le rappeler au travers des paroles souvent très durs des autres adolescents à propos de Tohru. Mais voila, c'est la réalité de la vie, Tohru est une exclue de par ses capacités intellectuelles réduites et sa pauvreté. Pour autant, Tohru est quelqu'un de décidée que rien n'arrête, volontaire à défaut d'être perspicace, elle va tout faire pour rendre ses lendemains meilleurs!


undefinedPourquoi "Fruits Basket" ?
Pour nous petits français, le titre "corbeille de fruits" ne nous dit naturellement rien de bien concret, en dehors de ce qu'il évoque directement. Pour tous jeunes japonais à qui ce manga se destinait initialement, c'est un jeu. Un jeu enfantin et simple qui se joue souvent au jardin d'enfant. Il consiste à faire apprendre et mémoriser aux jeunes japonais les fruits, cela va de soi. Chacun des joueurs est désigné sous le nom d'un fruit, puis un des enfants appelle chaque fruit chacun son tour. Celui qui n'est pas appelé a perdu... 
L'histoire du manga est construite autour de ce jeu qu'adorent les enfants et auquel jouait Tohru petite, mais où on lui donnait à chaque fois la place de l'onigiri (boulette de riz, enveloppée d'une feuille d'algue Nori, fourrée souvent à la bonite et ornée d'une prune salée), ce qui bien entendu n'a rien à faire dans un panier de fruit.

Sous cette métaphore, l'auteur nous parle de la différence, le sentiment de se sentir rejeté si spécial de l'adolescence, le fait de ne pas être comme les autres. 
L'ensemble de l'oeuvre (23 tomes, série terminée au Japon comme en France) prend ainsi le parti de l'anti-racisme, quelqu'il soit, sous la couverture du fantastique, là où l'importance du zodiaque chinois entre en jeu.


Résumé :
Tohru Honda est lycéenne et orpheline. Ayant perdu très récemment sa mère, son grand-père ne pouvant la logée momentanément dans sa maison en travaux, elle décide de ne rien dire à ses amies et de camper dans les bois proches de son lycée. Travaillant le soir comme femme de ménage, pour payer ses frais d'études, elle n'est pas des plus douées mais reste pour autant quelqu'un de volontaire.
Quand un jour elle découvre que le meilleur élève de sa classe, Yuki Soma, habite tout près, elle se retrouve vite recueillie par son cousin, Shigure, qui voit en Tohru une bonne occasion d'avoir une femme à tout faire sous la main, lui propose de l'héberger gratuitement en échange de ses talents de ménagère.
Mais très rapidement elle découvre le secret des Soma , certains de ses membres se transforment en un des douze animaux du zodiaque chinois au contact d'une personne du sexe opposé...
Voila une nouvelle vie qui promet bien des aventures!



undefinedEn bref :
Avec légerté et douceur, bonne humeur, humour et justesse, l'auteur nous emporte dans ce conte qui pourrait tout à fait figurer dans les récits des grands sages de l'antiquité chinoise.
Basé dans le monde japonais d'aujourd'hui, c'est l'occasion pour l'occidental curieux de découvrir la vie quotidienne au pays du soleil levant, de se familiariser avec le Japon que les touristes ne voient pas forcément.

Le style :
Côté style artistique, je reconnais que le dessin n'est pas du plus raffiné, surtout sur les premiers tomes, mais s'arrêter à ce détail serait passer à côté d'un des grands monuments du Manga traduit en français. Il faut passer outre les grands yeux et oser faire glisser le shoji (cloison coulissante japonaise traditionnelle) pour découvrir un autre monde.

L'animé :
Pour ceux qui préfèrent les images animées à celles figées sur du papier, il existe une courte série animée, éditée en dvd en France chez Declic Image. 26 épisodes qui vous conduisent aux environs du tome 5... Après pour finir il faudra tout de même se mettre à lire!! ^__^

undefinedCarte d'identité du Manga :
Titre original : フルーツバスケット (Furutsu Basuketto)
Titre français : Fruits Basket
Auteur : Natsuki Takaya
Editeur japonais : Hakusensha
Editeurs français : Delcourt / Akana
Année de création au Japon : 1998
Année de publication en France : 2002-2008
Nombre de tomes : 23 (série terminée)
Genre : Shojo
Prix indicatif : 5, 95€



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