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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 09:59
Voici quelques nouvelles cartes postales, issues de la collection du Caporal Paoli, illustrant la vie chinoise au début du 20eme siècle.

Quelques petits métiers y sont représentés, des métiers pour la plus part qui existent toujours dans les rues de Chine...


Scène de vie que l'on peut encore croiser en Chine et même à Pékin, dans les quartiers populaires en période chaude, un coiffeur de rue.
La seule différence notoire est certainement que depuis 1912 la tresse n'est plus imposée aux chinois (signe de leur honte de n'avoir pu se défendre comme des hommes contre l'invasion Mandchoue, la dynastie Qing leur imposa de se coiffer comme des femmes!!) et que la mode vestimentaire a bien évoluée!!


De même, les chargements hétéroclites sont toujours courant, tenant debout par l'opération des bons esprits certainement. Seul ânes et chevaux deviennent de plus en plus rares en milieu urbain, bien que jusqu'en 2001 il m'arrivait d'en croiser dans les quartiers populaires tôt le matin...

Le nouvel album photo vous attend. Il sera bientôt plus complet.
Sans oublier Pékin en 1900 et les Tombeaux Ming.


Bonne visite et Have Fun!

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 19:30
A Pékin, comme dans le reste de la Chine, depuis les années 80 les agriculteurs ont le droit de revendre une partie de leur production librement.
Comme partout en Asie, le commercer a toujours été une affaire de famille. Alors pour partir en ville vendre dans la journée, on trouve toujours quelqu'un. Ce n'est pas un travail de plus plaisant, guère plus que de travailler aux champs.

On les reconnait à Pékin (et les on distingue facilement des petits vendeurs à la sauvette) avec leur vieux pick-up chargé de cageots de fruits de saison, leur antique balance au plateau d'émail ébréché et accroupis le long du trottoir à machonner des graines de tournesol ou de lotus.

C'était déjà la saison des mandarines et des pomélos chinois... Quartier de Haidian, octobre 2005.


En été, ils proposent des pastèques cultivées autour de Pékin ou des pêches blanches (la pêche chinoise) grosses comme des pamplemousses et dures comme des cailloux. L'automne avançant, les mandarines vertes prennent le pas sur les poires chinoises, puis vient l'époque des pomelos chinois, des kumquat et des annanas. Au printemps certains proposent des mini-mangues succulentes, le temps que la saison se réchauffe et que revienne l'époque de la pastèque!

L'avantage de ces petits vendeurs (qui sont dans la légalité!!), c'est souvent la fraicheur du produit et le prix, comparé aux supermarchés des villes.
L'inconvénient en été, c'est qu'ils restent avec leur cargaison en pleine chaleur et les pastèques tournent vites. En hiver, le climat permet par contre la conservation des agrumes!!


Have Fun!
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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 18:36
Ce n'est pas commun à ma connaissance et j'avoue ne l'avoir croisé que quelques fois. Ce vendeur ne vendait pas des fruits et légumes comme tous les autres que l'on peut croiser ici et là aux carrefours bondés de passants et de cyclistes, il vendait des carottes... râpées! 

Je l'ai croisé sur la petite passerelle miteuse suspendue au dessus du 3eme périphérique (San huan), face à mon université, en allant prendre le bus pour me rendre au temple taoiste des nuages blancs.

Vendeur de carottes rapées, Quartier de Haidian, Pékin, octobre 2005.


Ma curiosité, mêlée de pudeur, m'a poussé à le prendre en photo d'assez loin en usant du zoom de mon appareil... Lui n'a pas bougé et a continué la lecture de son journal, comme si je n'étais qu'un passant ordinaire (hors une occidentale blonde, ça ne passe pas inaperçue en Chine...).

Dans son grand sac blanc, marqué du nom d'un hotel de luxe du centre ville de Pékin, il a d'autres petits sacs pour embaler ses carottes râpées si un éventuel acheteur se présentait...


Dans le même genre, à partir du mois de mars on croise des vendeurs d'ananas à Pékin, à tous les coins de rues. Ils se promènent avec une caisse en polistyrène, décortiquent leur ananas avec talent et vous les vendent dans un petit sachet. Ces ananas viennent du sud de la Chine, ils sont souvent succulent...

Le soucis est l'hygiène...
Carottes râpées comme ananas, cela se mange cru! Hors d'une part Pékin est une ville de poussière, mais accessoirement quand on est dans un pays si éloigné du sien (par les normes sanitaires!) il faut se méfier des mésaventures stomacales. Autant dire, je n'ai jamais rien acheté dans la rue qui ne soit cuit et brulant pour m'assurer de ne pas tomber malade!
Résultat, je n'ai jamais rien eu à déplorer (contrairement à mes deux premiers voyages... malade par la nourriture de la cantine du Lycée d'accueil la première fois, puis malade par coup de froid du aux clims terribles qu'adorent les chinois lors de mon second voyage).


Have Fun!
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 13:25
En Chine c'est comme en physique : rien ne se perd, tout se transforme!! Dans un pays aussi peuplé ou tout le monde n'a pas toujours d'emploi, les "recycleurs" sont le résultat d'un peuple toujours plus avide de modernisme et ne maitrisant pas encore son volume de déchets.

Recycleurs d'électronique dans le quartier de Haidian à Pékin, octobre 2005.


Pour cette raison, quand on observe bien la vie des rues, on croise forcément ces petits "cyclo-porteurs" et leurs tas de bric à brac en tout genre.

Ce type d'activité n'est pas toujours un métier à part entière, mais une des activités que certains citadins accumulent pour arrondir leur fin de mois. Organisés, ils passent en criant leur activité dans les cours d'immeuble et rachètent aux particuliers leurs vieux appareils, plastiques, cartons et papiers. Puis en fin de journée, ils retrouvent leurs "collègues" pour revendre à des "gros recycleurs" ce qui les interressent. Certains prendront uniquement le carton, d'autres le bois, les bouteilles en plastiques ou les cannettes en alu...

Cela donne parfois de drôles de spectacles dans les ruelles des quartiers périphériques de Pékin, comme Haidian, tels les tas de vieux papiers, meubles cassés, ferraille rouillée et terrain boueux envahi par des triporteurs, des vieux camions brinquebalants chargés au delà de leur capacité. Sans oublié les plastiques qui s'envolent, les déchets qui polluent le sol...

Dépôt de bois et cartons à recycler... juste sous la fenêtre de mon appartement,
quartier Haidian, Pékin, juin 2006.


Triste réalité d'une société oubliant parfois ses aînés (comme chez nous!!), on peut croiser au détour d'une rue ou d'un parc un vieillard faisant les poubelles publiques pour récupérer des bouteilles de soda en plastique ou des cannettes en alu. Elles sont rachetées par les recycleurs pour quelques miao la pièce.
Vous ne pourriez leur faire plus plaisir que de leur laisser la bouteille de thé glacé que vous venez de finir!



Enfin, autre type de recyclage, le verre. Quand on se promène dans les vrais quartiers populaires, hutong ou immeubles peu reluisants, on peut croiser ces tricycles à carioles récupérants les pots en verre des yaourts à boire traditionnels. Contre quelques miao, ils délestent les citadins et les épiciers des pots vides "consignés" pour les rapporter au fabricant.


Mais au delà de ces petits "recycleurs", la Chine ne fait pas de tri sélectif des ordures comme en Europe. D'ailleurs ce n'est pas un camion qui vient vider le "vide ordure" des immeubles ou des quartiers de hutong, mais un homme sur un tricycle, avec pelle et cariole...
Petite avancée dans un monde où la Nature se tait devant le progret technique et économique, les sacs plastiques de très mauvaise qualité habituellement utilisés vont être interdits et remplacés par des sacs résistants et payants.


Have Fun!
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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 16:00
La Chine a cette chose merveilleuse que de posséder encore aujourd'hui certains petits métiers de rue. Installés sur un bout de trottoir, leur faible attirail tenant dans une cariole ou malette portative, les artisants proposent leurs talents au passant.

Cordonnier sur le marché de Yingxian, Datong, Shanxi, mars 1993.


C'est le cas de ce petit cordonnier sur le marché du district de Yingxian, en 1993. Talons, semelles, fils, aiguilles et machine, un panneau pour expliquer à tout le monde ce qu'il peut réaliser, il lui suffit de se poser là pour que les clients arrivent. Et face au prix d'une paire de chaussures neuves, il est toujours avantageux pour les ouvriers de payer quelques centimes la réparation.

Si de nos jours à Pékin on ne croise plus si facilement le cordonnier, c'est par contre monnaie courante de rencontrer des réparateurs de vélos à tous les carrefours!


Bon dimanche et Have Fun!
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