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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 20:30
Au milieu de l'immense panthéon et bestiaire céleste chinois, il existe un ensemble de cinq personnages que l'on nomme les Rois-gardiens célestes. Leur première fonction est d'être des gardiens des points cardinaux ; mais ils sont aussi les Rois des étoiles et constellations du ciel chinois, chacun ayant 7 à 6 constellations (28 au total) sous sa juridiction.

Très présent dans la religion populaire, ils sont le résultat d'un croisement entre les 四天王 Si Tian Wang (les quatre rois célestes) du Bouddhisme (appelés Shi-Tenno en japonais) et les croyances Taoïstes qui accordent 5 directions au Monde : le Nord, l'Est, le Sud, l'Ouest et le Centre.


Bouddhisme, Confucianisme, Taoisme et Religion Populaire :
Il n'est pas toujours facile de faire le point entre les trois religions officielles, hiérarchisées selon un panthéon immuable et des règles éditées depuis des siècles, et la religion populaire, amalgame fait à partir des trois précédentes et des légendes locales.

La Religion Populaire chinoise est constituée de mythes, de légendes tirées certaines de faits divers, d'autres de l'Histoire de l'Empire du Milieu, voir encore de oui-dire, de romans et ainsi de suite!

On peut considérer par exemple Sun Wukong (le roi des Singes) comme un Dieu de la Religion Populaire. Il est par essence un personnage n'ayant pas réellement existé, mais pourtant inspiré d'un fait véridique : le Voyage vert l'Ouest d'un moine bouddhiste chinois pour aller jusqu'en Inde chercher des sutras.

Dans le même style, il existe un livre entier de légendes à propos des Dieux des Portes... Ils sont nombreux, trop certainement, et portent tous des noms variables, issus de l'Histoire de telle ou telle Dynastie, histoire d'un général fidèle à son Empereur ou d'un soldat valeureux.

La religion populaire s'est ainsi formée et déformée au fil des siècles. Certains des membres de son Panthéon bénéficient d'un temple, comme les Dieux du Feu, de l'Eau, des Portes, des Murailles, du Sol... Mais d'autres sont souvent des génies adorés au sein des familles, oubliés aujourd'hui du communisme (comme les dieux des latrines, des chevaux, des puits, du lit, du foyer, la donneuse d'enfant... ).


Importation et influance :

Dans le vaste pot de la Religion Populaire chinoise, les Rois-Gardiens Célestes existaient-ils déjà avant l'arrivée du Bouddhisme en Chine, ou sont-ils nés du contact des chinois avec les saintes écritures sanskrites?
Le Bouddhisme aurait-il été influencé par la Chine ou inversement?

Il semble que les quatre rois célestes bouddhistes viennent directement de l'hindouisme, où quatre dieux existent déjà. Dans l'hindouisme, ils se nomment Lokapala et sont  au nombre de quatre : Kubera (dieu de la richesse) au Nord, Varuna (dieu du Ciel et de la Pluie) à l'Ouest, Yama (le fameux dieu des Morts) au Sud et Indra (dieu de la guerre) à l'Est.

Sinisés ou japonisés, on les retrouve donc aussi bien dans les temples bouddhistes chinois, coréens et japonais que tibétains, vietnamiens, népalais... sous le nom sanskrit de caturmaharaja. Ils ont pour mission de protéger la loi bouddhique (le Dharma) et sont souvent représentés armés et en armure.
Chacun est décoré d'une couleur différente selon son pouvoir et sa direction à garder.

-Vaishravana (Duo Wen Tian), gardien du Nord, est l'héritier de Kubera de l'hindouisme. Sa couleur est le vert (jaune dans le reste du monde Bouddhiste) et il est accompagné d'une mangouste (ennemi du serpent symbole du mal).
-Dhritarastra (Chi Guo Tian), gardien de l'Est, est l'héritier de Varuna. Sa couleur est le blanc et il est souvent représenté avec un instrument à corde car il purifie le Monde par le son de son instrument.
-Virudhaka (Zeng Chang Tian), gardien du Sud, est l'héritier de Yama de l'hindouisme. Sa couleur est souvent le bleu ou le vert (comme Yama au passage...) et est armé d'une épée.
-Virupaksa (Guang Mu Tian), gardien de l'Ouest, est l'héritier d'Indra de l'hindouisme. Sa couleur est le rouge et il tient un serpent (Naga) dans une main, défenseur du Dharma.


Transformations :

Les rois-gardiens célestes de la Religion Populaire sont certainement issus donc du Bouddhisme (et par là même de l'hindouisme), mais pour autant en sont différents, premièrement car ils sont cinq!

Quelques sources laissent aussi à penser qu'ils existaient déjà dans l'antiquité chinoise, sous la dynastie Zhou. Alors il y avait un Empereur des directions et ses quatre gardiens animaux.
On imagine qu'à l'origine ces animaux représentaient probablement des Totems familiaux, des groupes Tribaux. Cependant la volonté de l'Empire du Milieu de vouloir démontrer sa perpétuelle unité a fait s'effacer des mémoires la première signification de ces animaux.


Les rois gardiens célestes chinois :

-Xuan Wu (玄武) est le Guerrier Sombre qui garde le Nord. Il est représenté par une Tortue enlacée par un (ou deux serpents), sa couleur est le noir et son élément est l'eau.
Le surnom de Guerrier sombre vient simplement du fait que la carapace de la tortue évoque l'armure d'un guerrier, quand au sombre, il vient du Noir qui est la couleur symbolique du Nord (la seule direction qui ne voit pas le soleil... dans l'hémisphère nord!).

-Qing Long (青龍) est le Dragon d'azur qui garde l'Est. Il est donc représenté par un Dragon, sa couleur est le bleu ou le vert (le Cyan est la couleur de l'Est) et son élément est le bois.

-Zhu Que (朱雀) est l'Oiseau Flamboyant qui garde le Sud. Il est représenté par un oiseau rouge, souvent assimilé au Phénix (Fenghuang) avec qui il n'a rien à voir pourtant. Sa couleur est donc le rouge et son élément le feu.

-Bai Hu (白虎) est le Tigre Blanc qui garde l'Ouest. Son image est celle de ce terrible félin que les chinois considèrent depuis toujours comme le roi des animaux. Sa couleur est donc le blanc et son élément le métal.

-Qilin (麒麟 ou 黃麟 huanglin) est le dernier et souvent oublié des rois gardiens célestes. Il évoque le Centre avec sa belle couleur jaune et son élément est la Terre. Cet animal fantastique est difficilement évocable, on l'appelle souvent à tord "licorne" en Occident, mais il ne ressemble en rien à une licorne... On le rencontre dans les palais et les tombes impériales en Chine.


Gardiens du Boisseau du Nord et du Boisseau du Sud :

Les Rois Gardiens Célestes sont aussi les gardiens des étoiles. Cela va certainement rappelé des choses à certains... ^__- Pour autant, le ciel des chinois (et des japonais, des coréens) n'est pas traditionnellement divisé comme le nôtre (venu du monde méditerranéen principalement). Ainsi leurs constellations ne correspondent pas toutes à celles que nous connaissons.

Miroir en bronze aux motifs des quatre gardiens célestes et leurs constellations respectives.

Ainsi le ciel des chinois est divisé en 28 maisons (constellations) regroupées en quatre groupes, placé chacun sous la protection d'un des gardiens célestes (des directions Nord, Est, Ouest ou Sud).
Sur le même principe, 5 planètes du système solaire (connues depuis longtemps) correspondent chacune à un des 5 gardiens Célestes : Mars/feu/sud, Vénus/métal/ouest, Jupiter/bois/est, Mercure/eau/nord et Saturne/terre/centre.

Les termes de "Boisseau du Nord" et de "Boisseau du Sud" désignent principalement les 7 constellations à la charge (au Nord) de Xuanwu et les 6 constellations au Sud à la charge de Zhu Que. Mais pas seulement!
Selon une vieille légende taoïste, le "Boisseau du Nord" commande à la Mort, alors que le "Boisseau du Sud" commande à la Vie. Notre existence consiste alors à naviguer du Sud au Nord, de la Vie vers la Mort.

Pour la petite anecdote, les lecteurs de Fushigi Yugi reconnaîtront probablement dans les noms des maisons à la garde de chaque gardien les surnoms des héros de Yuu Watase. Tout ne fut pas choisi au hasard!



Mes sources :
-Mythes et Dieux de la religion populaire de Jacques Pimpaneau, éditions Philippe Picquier.
-Forêt de l'Arc-en-ciel pour la partie Bouddhiste.
-Wikipédia


Si vous trouvez une omission à cet article, n'hésitez pas à me prévenir.
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Published by Chen Jie - dans Religions de Chine
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 18:20

Eglise Sainte Sophie, Harbin, province du Heilongjiang, Chine.


A l'approche des fêtes de fin d'année, voici un sujet qui ne sera pas inattendu.
Des églises hispano-portugaises de Macao à celles cachées des provinces, les chrétiens en Chine sont nombreux, bien plus que ne l'avouera le gouvernement de Pékin.
Depuis la fin des années 70 (fin de la Révolution Culturelle et son blocus idéologique), la Chine comprend la plus grande partie de chrétiens du Monde... Alors que sa voisine la Corée du Sud totalise le grand nombre de convertis aux christianisme du Monde.


"Article 36 – Les citoyens de la République populaire de Chine jouissent de la liberté religieuse. Aucun organisme d'État, aucun groupement social, aucun individu ne peut contraindre un citoyen à épouser une religion ou à ne pas la pratiquer, ni adopter une attitude discriminatoire à l'égard du citoyen croyant ou du citoyen incroyant. L'État protège les pratiques religieuses normales. Nul ne peut se servir de la religion pour troubler l'ordre social, nuire à la santé des citoyens et entraver l'application du système d'enseignement de l'État. Les groupements religieux et les affaires religieuses ne sont assujettis à aucune domination étrangère."
Extrait de la Constitution de la République Populaire de Chine.


Pour parler de Religion Chrétienne en Chine, il faut tout d'abord distinguer les deux Églises Officielles, acceptées et "purifiées" de toutes idées impropres au socialisme chinois par le gouvernement, et celles qui se cachent que l'on nomme sousterraines (et dont de nombreuses têtes se trouvent à l'ombre des prisons chinoises).
La plus présente est certainement l'église romaine... car elle est une des deux Églises Officielles.


"font-size: 12pt;">Chiffres officiels ou officieux :
Selon les chiffres officiels, quelques 60 à 80 millions de chinois sont de confession chrétienne. Mais de par la présence d'églises sous-terraines, de communautés vivant leur religion de façon cachée, on peut penser que les chiffres ne sont pas à la hauteur de la réalité.


De plus sur ces chiffres officiels, seuls 17 millions suivraient les églises officielles.


Histoire du Christianisme en Chine :
Contrairement aux idées reçues, les chinois et peuples sinisés n'ont pas découvert la Bible et les hommes d'églises avec les pères jésuites au 17eme siècle!
Bien avant, la religion chrétienne avait trouvé un autre chemin et d'autres formes de transmission en Asie centrale et extrême orientale.


Tout commence aux premiers temps du christianisme, via la route de la soie, avec l'Eglise Nestorienne (une branche chrétienne orientale existant toujours actuellement au Nord de l'Irak). Dans la banlieue de Xi'an (dans le xian de Zhouzhi  周至县), une stèle nestorienne témoigne encore de nos jours de la présence d'une église au 7ème siècle sous la célèbre dynastie Tang.


Sous la dynastie étrangère des Yuan, les Franciscains suivirent le même chemin que les Nestoriens pour conquérir l'Empire Mongole. Mais quelques siècle plus tard en Chine, la nouvelle dynastie des Ming les renvoya gentiment chez eux, mettant fin à leur présence dans l'Empire du Milieu.

Cependant tout n'était pas perdu pour Rome!


Le début de la présence Jésuite en Chine bénéficia de l'action (limité par sa mort devant Canton) de Saint François Xavier. Cinquante ans après la mort du Saint homme de la Compagnie de Jésus, le père Matteo Ricci fut introduit à la cour impériale de Pékin, celle des Ming.
Pendant plus de 150 ans, les Jésuites s'infiltrèrent dans la classe la plus haute de l'Empire du Milieu, d'abord Ming puis Qing.
Giuseppe Castiglione fut entre autre un des précepteurs du futur Qianlong, peintre à la cour durant 51 ans (Kangxi, Yongzheng et Qianlong), co-architecte de Yuan Ming Yuan et enfin reçut le titre posthume de Vice-ministre, 1er rang de la bureaucratie impériale Qing.

Toute ère ayant une fin, les Jésuites et les chrétiens devinrent "persona non grata" dès les années 1725 avec une persécution de plus en plus grande à leur égard même de la part des mandchous, exception faite de Castiglione qui restera jusqu'à sa mort l'artiste et le scientifique préféré de Qianlong.
La fin de la présence en Chine de la Compagnie de Jésus sera proclamée par le Pape en 1773, alors que l'ordre d'Ignace de Loyola venait de perdre ses lettres de noblesses à Rome...

La présence chrétienne occidentale ne reviendra qu'en force avec la Première Guerre de l'Opium au milieu du 19eme. Alors chrétiens catholiques et protestants convertirent à tour de bras un peuple opprimé par la présence d'une dynastie étrangère et l'avidité des puissances occidentales.
La révolte des Taiping fut entre autre un mouvement influencé par l'éducation chrétienne des missionnaires (Hong Xiuquan se prenait pour le frère cadet du Christ)...

Jusqu'en 1966, la religion chrétienne s'étendit pacifiquement en Chine. La Révolution Culturelle (et sa guerre des idéologies religieuses) combattit jusqu'en 1976/1978 son imprégnation dans les moeurs du peuple. Mais depuis 1978, elle reste une des cinq religions autorisée sous contrôle des autorités (sous ses deux formes : catholique et protestante, avec le Bouddhisme, l'Islam et le Taoisme).


Eglise patriotique :
L'église catholique reconnue par le gouvernement chinois se nomme Association Patriotique des Catholiques de Chine et forme la partie supérieure de l'Iceberg catholique chinois!

Elle est chargée d'être le lien entre le gouvernement chinois (et ses organes officiels régulants les religions en Chine) et les pratiquants, assurant que la religion catholique des chinois respecte la ligne politique officielle...
Elle a aussi pouvoir et devoir de nommer les évêques des diocèses, à la place de Rome.

C'est sur cet acte (et le rejet en général de l'autorité pontificale sur l'église chinoise par les autorités) que de nombreux catholiques chinois se sont révoltés en fondant l'église sousterraine chinoise (la partie immergée de l'Iceberg!). Mais l'on sait depuis des années qu'un grand nombre des évêques de l'église patriotique ont demandé l'aval (secrètement) du pape à leur nomination. Cependant la liste et le nombre exacte reste parmi les secrets du Vatican.

Aujourd'hui, l'Eglise patriotique rassemble officielle 5 millions de chinois.


Protestants de Chine :
Les protestants sont aussi très présents en Chine, mais il s'agit de la plus jeune forme de christianisme chinois (150 ans tout au plus).

L'église Protestante bénéficie de la même "bienveillance" que sa soeur Catholique de la part des autorités centrales. Ainsi le Conseil des Chrétiens de Chine s'est formé en 1980, à l'aube de la liberté religieuse retrouvée en Chine, et veille aujourd'hui sur les 13 500 sanctuaires protestants de toute la Chine et ses quelques 18 séminaires. Comme l'église patriotique, elle se doit d'enseigner la confiance mutuelle et le respect du pays et de sa culture, pour le bien du peuple à ses 12 millions de pratiquants officiels.


Orthodoxes de Chine :
Cette dernière fut, jusqu'en 1957, sous la juridiction du Patriarcat de Moscou et de la toute la Russie. Si aujourd'hui elle reste autonome, elle y est encore très attachée. La raison principale est que les orthodoxes de Chine sont pour majorités d'origines russes.
Depuis 1965, l'Eglise orthodoxe chinoise est sans tête, date de la mort de son dernier évêque.

Officiellement l'Eglise Orthodoxe ne fait pas partie des religions de Chine, pour autant l'une des premières communautés à revenir à la vie après l'ère glacière de la Révolution Culturelle fut celle de Harbin, aux confins du Nord de la Chine. Dès 1986 les orthodoxes locaux resurent l'autorisation à se réunir et prier dans l'église Notre-Dame de l'intercession de Harbin, rénovée et réouverte au culte.

1986 est aussi la date de la reconstruction de l'église d'Urumqi, la région autonome du Xinjiang comprenant alors quelques 3 500 orthodoxes. Depuis 1990 la restauration a pris fin et la communauté locale se regroupe tous les dimanches sans pouvoir pratiquer l'office, puisqu'ils n'ont pas de prètre...

La ville de Shanghai comprend encore aujourd'hui une trentaine d'orthodoxes regroupés autour d'un prètre... mais sans église pour officier, malgré les nombreuses réclamations aux autorités locales. Pourtant Shanghai compte deux anciennes églises orthodoxes, aujourd'hui converties en restaurants!

Enfin, Pékin et ses environs comprennent quelques 250 pratiquants orthodoxes et un prètre, sans pour autant bénéficier du droit de pratique religieuse.


Mes sources :
-Chrétiens en Chine
-Wikipedia : Christianisme en Chine, Eglise catholique de Chine.
-The orthodox church in China
-L'église russe et les chinois orthodoxes
-Protestantisme en Chine


Liberté surveillée?
Notre oeil occidental ne pourra certainement jamais comprendre totalement la Chine actuelle et son plaisir des contradictions.

La liberté religieuse n'est pas inexistante en Chine, pour autant elle n'est pas totale. Mais pour de nombreux chinois, qui ont été élevé dans les récits des sombres heures de la Révolution Culturelle, le droit de pratiquer leur religion est un grand pas.

Il n'en reste pas moins qu'il ne faut pas fermer les yeux sur les martyrs des églises sousterraines. Loins des massacres du Soudan, de l'Ethiopie, les chrétiens de Chine restent la première communauté religieuse au monde persecutée de par son nombre de fidèles concernés.



Bonnes fêtes de fin d'année et Have Fun!

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Published by Chen Jie - dans Religions de Chine
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