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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 14:00
A l'Egypte ancienne sa mythique reine Hatchepsout, à la France Catherine de Médicis, à l'Angleterre Elizabeth 1ère et à la Chine l'oubliée Wu Zetian (武則天).
Quel pays n'a pas sa souveraine à l'histoire contestée et contestable?!


L'histoire officielle :

Wu Zetian (625-705) fut la première femme chinoise a prendre le pouvoir, bien avant les complots et l'écran de perle de Cixi.
Née sous la dynastie Tang, elle venait d'une famille aux origines humbles. Son père, à force de relations, évolua de simple maître d'oeuvre à Duc de la ville Taiyuan (actuellement capitale du Shanxi).

Cependant, quand la jeune fille de la famille Wu entra à la coure de Chang'an (capitale d'alors, actuelle Xi'an), la gloire familiale était trop neuve pour qu'elle puisse en bénéficié. Elle fut donc admise au gynécée de l'Empereur Taizong, entre l'âge de 12 à 14 ans, au rang le plus bas... Quand le vieillard s'éteignit, elle n'avait que 24 ans environ et le destin lui réservait le sort habituel des cocubines sans enfant : le monastère.

Par chance, ses charmes aguichèrent l'héritier qui la fit sortir du monastère et l'accueillit dans son gynécée en tant que 5eme dame du palais!
Ce rang élevé sera le premier pas vers le trône que Wu Zetian convoitait tant. L'enfant docile de l'époque Taizong énvolée, elle devint la femme la plus intrigante du palais et évinça à force de complots toutes ses rivales. Nourrit d'une ambition sans limite, elle ira jusqu'à provoquer la chute de l'Impératrice elle-même (en l'accusant du meutre de sa fille nouveau-née).
A partir de là, elle prend part au gouvernement de l'Empire, conseillant et soutenant le Fils du Ciel... Visionnaire, elle préconisera la baisse des impots, l'aide à l'agriculture et une certaine liberté d'expression. En même temps, elle est célèbre pour avoir favorisé plus que jamais le Bouddhime.

Mystérieusement quand l'empereur meurt, ses deux fils aînés étaient déjà hors compétition pour le trône, le troisième (un enfant) laissera quelques temps les coudées franches à l'Impératrice qui prit la régence.

L'histoire officielle continue en rapportant qu'elle ira jusqu'à enfermer ce troisième fils, pour laisser officiellement le trône à son jeune frère et gouverner l'Empire comme elle le désirait.
Elle prendra le nom officiel de Sainte mère et Empereur Divin, changera de place la capitale (passant de Chang'an à Luoyang plus à l'Est), et fonde une dynastie qui n'aura qu'un seul empereur (elle-même) : Les Zhou 周.

Quand elle meurt à 80 ans en laissant à ses fils un Empire retourné par sa politique de fin de règne et la rébellion de 704.


Le roman :

Seulement voila, cette histoire est la version officielle des annales Tang. Chacun sait que l'Empire du Milieu était un état régit par la loi paternaliste, écrasant le rôle de la femme au simple rang de reproductrice.

Si la curiosité vous guide pour découvrir une version qui fut certainement tout autre. Si la vie d'une femme sulfureuse historiquement vous passionne, je vous propose un livre dont les pages vous feront entrapercevoir un autre portrait que celui dressé par les historiens chinois.

Impératrice, c'est le titre du livre, mais ce fut surtout le titre postume que les chroniqueurs mirent 44 ans à se concerter pour enfin l'accorder à Wu Zetian.


L'auteur :

Shan sa
, jeune femme française d'origine chinoise, est auteur et poète. De nombreuses fois récompensée pour ses oeuvres littéraires écritent dans la langue de Molière ou celle de Confucius.
Impératrice est son 10 eme ouvrage publié en France et le 4eme ayant reçu un prix (Prix des lecteurs du Livre de Poche en 2005).


Résumé de l'éditeur :


Elle est née dans la fabuleuse dynastie Tang du VIIe siècle.
Elle a grandi au bord du Long Fleuve, où elle apprenait à dompter les chevaux.
Elle est entrée au gynécée impérial où vivaient dix mille concubines.
Elle a connu les meurtres, les complots, les trahisons.
Elle est devenue impératrice de Chine.
Elle a connu la guerre, la famine, l'épidémis.
Elle a porté la civilisation chinoise à son apogée.
Elle a vécu entourée de poétesses, de calligraphes, de philosophes.
Elle a régné sur le plus vaste empire sous le ciel, dans le plus beau palais du monde.
Elle est devenue l'Empereur-Sacré-Qui-Fait-Tourner-La-Roue-d'Or.

Son nom a été outragé, son histoire déformée, sa mémoire effacée. Les hommes se sont vengés d'une femme qui avait osé devenir empereur. Pour la première fois depuis treize siècles, elle ouvre les portes de sa Cité Interdite.


Carte d'identité du Roman :

Titre : Impératrice
Auteur : Shan Sa
Editeur : Albin Michel/ Le livre de poche
Année d'édition : 2005
Prix indicatif : 7,50€

Extrait du roman : Albin Michel


Bonne Lecture et Have Fun!

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Published by Chen Jie - dans Romans et Récits
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 17:45
Il y a un an, à l'occasion de la journée Internationale de la Femme, je vous avais déjà parlé très birèvement de ce roman, petit joyaux rendu immortel à l'écran par la caméra de Zhang Yimou et le jeu de Gong Li.
Il s'agit bien entendu d'"Epouses et Concubines".

Résumé de l'éditeur :
Songlian a dix-neuf ans, elle est étudiante, elle est belle... Mais la ruine de sa famille l'oblige à devenir la quatrième épouse du riche Chen Zuoqian. Dans le huis clos de sa nouvelle vie, elle va découvrir la seule loi qui compte : celle de la séduction. Car la favorite de la nuit est la maîtresse de la maison. Jalousie, possession, haine, pouvoir : quatre femmes se livrent une lutte à mort pour le plaisir du maître, dans la Chine des années 20 encore féodale, incroyablement archaïque...

Mon résumé :
Songlian, jeune étudiante, voit sa vie changer le jour où pour complaire à sa famille, elle est obligée d'épouser le riche et vieux Chen Zuoqian. La pauvreté de sa position ne lui vaut alors que la place de 4ème épouse dans cette Chine d'un autre temps, encore si traditionnaliste. Et son nouveau quotidien ne devient que survivre dans un monde ou les femmes se battent pour règner sur la couche d'un seul homme.

La supprématie de la mère d'un fils, l'importance de la favorite des sens, la place inaltérable de la première épouse, tout cela présente la Chine d'avant le premier octobre 1949 sous l'oeil pur et pourtant tout la pudeur chinoise de Su Tong.

Court, on ne peut dire autrement des 125 pages que comporte ce petit livre. Mais comme on le sait tous, les meilleures choses sont les plus courtes. Comme tous les textes de Su Tong, l'histoire est sobre, parfaitement décrite dans son cadre historique respecté et le style facile de compréhension.
Seulement, derrière le masque de la sobriété, de la sincérité, tout chinois ne dit jamais totalement tout et le reste est laissé au lecteur, à sa culture personnelle, sa curiosité, son imagination...   Les descriptions ne forment des pages d'une longueur étouffante, absence aussi de toute métaphore philosophique. Su Tong c'est le peuple chinois dans sa nudité qui l'interesse, mais reste toujours le fard de la pudeur.

Ce livre se parcours comme une nouvelle, d'une traite, sans hésitation, à peine le temps pour une tasse de thé. Tout bon lecteur l'aura lu en une journée. Intrigué par la vie de Songlian, qui découvre en même temps que nous son nouveau milieu, le lecteur aura plaisir a retrouver la culture chinoise qu'il a certainement déjà découvert en ses pages ^__- .
Aussi simple soit-il à lire, il laisse pour autant une marque indélibile, une trace qui ne peut que faire méditer sur la place de la femme dans notre monde, la place qu'elle a eu, celle qu'elle a aujourd'hui, et celle de demain. Ce n'est pas un roman engagé, c'est un descriptif de ce qui fut, et peut-être de ce qui reste parfois...


L'auteur :
Su Tong(苏童), de son vrai nom Tong Zhonggui (童中贵), est un auteur chinois né en 1963 à Suzhou (Jiangsu, Nord-Ouest de Shanghai). Après des études littéraires à l'Ecole Normale de Pékin, il devient journaliste. Aujourd'hui il est rédacteur pour la revue Zhongshan et basé à Nanjing (Nankin, Sud de Shanghai).
Il est célèbre pour ces romans et récits, mettant souvent des héroïnes au centre d'un sujet historique, entre autre "Epouses et Concubines", "Visages Fardés", "Riz", "Fantômes de papier", "La maison des Pavots" ou "Je suis l'empereur de Chine".
-pouses-et-concubines1.jpg

Carte d'Identité du Livre :
Titre original : Qiqie Chengqun
Titre français : Epouses et Concubines
Auteur : Su Tong
Traductrices : Annie Au Yeung et Françoise Lemoine
Editeur :  Flammarion
Année d'édition en Chine : 1990
Année de traduction en France : 1992
Dernière publication : 2004
Nombre de pages : 125
Prix indicatif : 15€ en grand format (existe en poche)



Bonne lecture et Have Fun!
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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 00:00
contes-taoistes.gifVous serez certainement d'accord avec moi si je vous dis qu'autrefois les anciens, d'Europe ou d'Asie, narraient les contes pour le bénéfice de tous lors des veillées collectives.
Aujourd'hui le conte se retrouve souvent relégué à la lecture enfantine s'il est merveilleux, et aux adultes s'il est philosophique. Voila bien une grave erreur vous dirait Laozi! 

Je présente donc un livre de contes pour grands et moins grands, pour esprits éclairés ou embrumés, pour ceux qui peuvent comprendre la  magie des mots. 
Contes des Sages Taoïstes est un charmant petit recueil de 250 pages de papier de luxe, délicatement ornées et décorées. Les contes que Pascal Fauliot nous rapporte du puits sans fond qu'est l'Histoire de Chine sont souvent très simples, à l'image du Tao qui est tout. Moralisatrices, ces saynètes sont autant de leçons de vie très justes et bordées de bon sens. 

Ces contes vont de quelques lignes à plusieurs dizaines de pages, se callant sur l'histoire de l'Empire du Milieu et vous emportant dans un voyage culturel et temporel. Empereur peu vertueux, fonctionnaire exemplaire, ministre véreux, aurige émérité, marchand avare ou vieil hermite, tous vous donnent exemples de leurs malheurs.

Comme l'éditeur nous l'indique en début et fin du volume, ce type de livre n'est pas pour être lu d'une traite du début à la fin comme un roman. C'est un compagnon de voyage sur la route du Tao (dao en chinois signifie la Voie...), la petite lumière des jours gris, un livre de chevet a ouvrir quand le besoin de réconfort ou de conseil se fait sentir.

Du même auteur, il me reste à explorer les Contes des Sages du Tibet.


Informations complémentaires :
Titre : Contes des Sages Taoïstes
Auteur : Pascal Fauliot
Collection : Contes du Monde dirigée par Henri Gougaud
Nombre de pages : 250 (couleurs!)
Année de publication : 2004
Editeur : Seuil
Prix indicatif : 16,50 €


Have Fun et bonne lecture ^__-
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 22:25
undefinedDans mes recherches pour identifier les monuments immortalisés dans certaines des cartes postales du Caporal  Jean-Baptiste Paoli, je furette sur le net, creuse et cherche.

C'est au hasard d'une de ces recherches (à propos de la Pagode des Supplices de Pékin...), que je suis tombée sur l'oeuvre d' Armand Lucy, "Lettres intimes sur la campagne de Chine en 1860".
Il s'agit d'une longue collection de lettres écrites par le fils de monsieur Lucy, en poste en Chine au sein de l'Etat-Major du général de Montauban. L'oeuvre, publiée à Marseilles en 1861, est aujourd'hui disponible sur Google Livres, totalement numérisée à partir d'un exemplaire issu de la bibliothèque de Havard (rien que ça!).

Vous en conviendrez, j'ai quelques cinquantes ans d'avance par rapport à mon petit caporal français, mais voici une oeuvre attypique dans les rayonnages des récits de voyage dont on nous rabat les oreilles ces dernières années en librairie.

Voici enfin la raison de mon arrivée sur les pages de ce livre, il existait en 1860 une pagode des supplices à TianJin.  Selon les dires du fils de monsieur Lucy, cette dernière était le seul intéret que l'on pouvait trouver à la ville, vide, plate, sans autre lieu mémorable que cette pagode.

Alors si une visite guidée de la Chine Impériale, en pleine révolte des Taiping, vous tente, je vous offre le billet aller direct : "Lettres intimes sur la Campagne de Chine en 1860".

Bonne Lecture, bon voyage et Have Fun

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 13:20
shanghai-baby.jpgDans la grande famille des romans chinois des temps très modernes voici "Shanghai Baby"
Son auteur, Zhou Weihui, nous présente sans concession aucune le monde chinois actuel à travers le regard de son héroïne, Coco, sorte de double de l'auteur elle-même. On peut donc qualifier Shanghai Baby de récit autobiographique, mais pas totalement... Comme André Gide en son temps, Wei Hui ne se livre pas totalement, montrant des facettes de sa personnalité et de sa vie, découpées et mélangées comme dans un kaléidoscope.

Résumé:
Jeunesse chinois torturée, suicidaire, droguée, passionnée et dépressive, si la vie de Coco n'est pas celle de Siangzi, le tireur de pousse-pousse de Lao She, elle n'en est pas moins des plus roses. Coco a le coeur tiraillé entre Tian Tian, artiste chinois névrosé, impuissant, à l'amour fraternel insestueux, et Mark, un beau et jeune allemand installé à Pudong, cette nouvelle Shanghai internationale où les multinationales s'installent les unes après les autres.

Deux mondes s'affrontent, deux sociétés qui se confondent... La Chine avide de modernité, d'occidentalisation, l'Occident avide de grignoter sa part du gros gateau chinois et au milieu deux peuples qui se découvrent, s'attirent et se repoussent...
Mais par rapport aux romans de Lao She (première moitié du 20eme siècle) qui nous dépeignaient une vie chinoise pliée sous le joug des traditions, d'un destin que l'on ne pouvait combattre, toujours dramatique devant lequel on pliait genoux en brullant sa vie sans jamais goûter aux plaisirs, la nouvelle jeunesse chinoise vit à l'inverse, elle veut prendre du plaisir, ne souhaite pas passer sa vie à l'usine, à s'échiner pour un salaire misérable.

Je présiserai tout de même que ce n'est pas mon roman préféré, l'atmosphère y est endiablée, électrisée et sulfureuse. Pleines des couleurs des néons des boites de nuit et de l'odeur de la ville chinoise, avec ce parfum acide-amer que donne le mal être et une soif inextangible d'aventures. Mais c'est un regard neuf sur le monde actuel, sur une ville bien plus cosmopolite que Pékin, par un auteur Jeune (Weihui est née en 1973...).


Mais il faut surtout savoir, c'est que ce livre a été interdit en Chine. Dans un premier temps publié et vendu à plus 80 000 exemplaires en moins de deux semaines, les autorités se sont penchés sur la raison du succès et ont jugé l'ouvrage "décadent, vicieux et esclave de la culture étrangère" avant de le passer au pilon!
Il faut avoué que l'auteur est un peu provocatrice avec son personnage sans tabou, à le désir de vivre aussi grande que le Monde. C'est pourtant dans la Shanghai d'aujourd'hui qu'elle vit, une ville mélangeant la tradition chinoise à un modernisme à fleur de peau, sous influance d'une forte présence
étrangère... comme Mark, l'amant allemand de Coco.

shanghai-baby2.jpg Si vous avez lu ce roman, que vous l'avez apprécié, je vous conseille vivement les oeuvres de Benjamin. Un article lui sera sous peu consacré, il s'agit d'un jeune dessinateur chinois de talent, auteur de quelques bd chinois traduites en français depuis deux ans chez les éditions Xiao Pan!
Sachez aussi qu'une suite est sortie en Chine, en 2005, fortement censurée...

Carte d'identité du Livre :
Titre : Shanghai Baby
Auteur : Zhou Wenhui dit Wen Hui
Editeur : Philippe Piquier
Nombre de pages : 383 p. (340 en grand format)
Année de publication : 2001 (2003 pour le format poche)
Prix indicatif : 7,50€ (édition poche) 21€ (édition grand format)

Pour celles et ceux qui n'aiment pas lire, Wei Hui a aussi adapté son roman au cinéma. Voici un trailer en chinois et anglais.

 

Bonne lecture et Have Fun!!
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 14:54
12-royaumes.jpgCeci est un cycle de ... Romans!!!

Les douze Royaumes
forment l'univers fantastique créé dans les années 90 par Fuyumi Ono. Basés sur un monde mélangeant traditions chinoises et japonaises, un bestiaire fantasmagorique digne d'Edgard Poe et une construction politique à rendre jaloux Frank Herberts avec Dune, les 12 royaumes sont une succèssion de romans fantastiques narrants les aventures, pas toujours très joyeuses, des rois, reines et Taiho des 12 petits états ayant donnés leur nom à la série.

12-royaumes1-pt.jpgTout commence en 1991, Fuyumi Ono reçoit la commande de son éditeur d'un roman fantastique jeunesse. La jeune romancière débute alors dans le métier et avoue ne pas trop savoir ce qu'est le "fantastique" qu'on lui demande. Elle pense trouver quelque chose de simple, de facile et ne demandant pas trop de recherche en se basant sur la culture traditionnelle japonaise et chinoise...
Malheureusement pour elle, heureusement pour les lecteurs, son univers riche de yoma, démons, succubes et autres témoignent des heures passées à se documenter au long des 12 volumes qu'elle a patiemment écrit. Pour le lecteur, l'ensemble est  parfois long à digérer, mais une fois plongé dans l'histoire, on se sent porté comme sur un nuage.

Le voyage Initiatique de Yoko, l'héroine des deux premiers romans, nous ouvre les porte de ce monde situé de l'autre côté du reflet de la lune sur la mer!

A vrai dire, le premier roman de Ono-san n'est pas le premier traduit en français. Son premier est encore inconnu dans l'hexagone et le restera sûrement... "Mashou no ko" raconterait donc l'arrivée, par hasard, d'un être des 12 Royaumes dans le nôtre.
L'éditeur, Milan, et les traducteurs ont choisi de nous présenter l'oeuvre et l'auteur en nous offrant le second roman de Ono-San : "La Mer de l'Ombre", en deux tomes.

12-royaumes2.jpgAinsi l'histoire commence avec Yoko Nakajima, jeune lycéenne de Tokyo au caractère totalement effacé.
Yoko est le genre de fille qui a peur de déplaire à n'importe qui, sa mère, son père, ses professeurs, ses camarades ou encore le premier venu dans la rue. Pour éviter cette honte terrible, elle dit "amen" à tout et se laisse guider par les autres et leurs désirs. Seulement, Yoko n'est pas comme les autres. Son plus gros souci est la couleur de ses cheveux, de plus en plus rouges quoi qu'elle fasse, qui lui attire les remontrances de ses professeurs qui l'imaginent comme une mauvaise fille sur l'idée reçue qu'elle se teinte les cheveux.
Mais son univers bascule du tout au tout lorsqu'un soir, à la fin des cours, un jeune homme aux longs cheveux blonds très pâles se présente devant elle et lui demande de la suivre. Alors que Yoko lui résiste, il s'agenouille devant elle et lui prête serment de fidélité totale. L'instant suivant, entrainée par cet inconnu, Yoko se retrouve attaquée par des démons, des créatures chimèriques qui lui sont totalement inconnus dans son Japon moderne.
Emportée de l'autre côté du reflet de la Lune, elle se réveille seule sur une plage déserte. Visiblement arrivée dans un autre monde, elle va devoir se battre pour sa survie et comprendre qui elle est pour cet étrange pays... 


Ce premier roman, en plus d'être l'introduction d'un monde au bestiaire riche en créatures étranges aux noms japonais,  est très sombre!! Yoko n'a pas la vie facile, seule, abandonnée, elle traverse un pays qui veut sa mort! Elle apprend à se renfermer totalement sur elle et ne devoir compter que sur elle-même et son épée!!  En proie au désespoir, à la haine des autres, le rejet, le manque de nourriture, de sommeil et la perte de sa famille, de ses repert, elle doit malgrè tout survivre...

Le deuxième tome, la suite et la fin du périple de Yoko, est tout le contraire... C'est la lumière qui apparait au bout du tunnel si noir et lui permet de sortir du cauchemar et de retrouver Keiki, celui qui était venu la chercher dans son monde.


12royaumes3pt.jpg12royaumes4pt.jpg"Le rivage du Labyrinthe", aussi en deux volumes (donc  tome 3 et 4 dans la série des 12 royaumes), nous conte les aventures du jeune Taiki, le futur Taiho du royaume de Tai, celui qui devra désigner, l'heure venue, le futur roi (ou reine) de son royaume. Le grand souci est que l'oeuf de Taiki disparait, emporté dans l'autre monde, au pays de Wa (le Japon pour les12 royaumes)... 
Ce récit est bien plus léger, sympathique et facile à lire. Comme toujours, je trouve que le second tome se lit encore plus rapidement, plus facilement...





12-royaumes5-pt.jpgLe cinquième tome des "Douze Royaumes" a pour titre : "La Majesté des Mers". Tome unique, il nous rapporte les aventures de Shoryu, roi du Royaume de En. Désinvolte, toujours le sourire, Shoryu est considéré comme un incapable par son Taiho, son conseiller, mais aussi par ses ministres et plus proches colaborateurs. Seulement, il faut croire que Shoryu s'en moque, préférant passer son temps à jouer dans les salles de jeu de la capitale de son royaume, compter fleurettes avec les filles du peuple et laisser le gouvernement à ses hommes de main!!
Tout se gâte lorsque dans la province de Gen, le gouverneur se rebèle et enlève le Taiho. Il ne reste plus qu'à Shoryu de démontrer que derrière l'idiot se cache un vrai roi...

Ce roman est certainement mon préféré, avec les deux premiers. Déjà, lors des aventures de Yoko, au tome 2 nous faisons la rencontre de Shoryu, homme carismatique qui prête main forte à la jeune reine du royaume de Kei. Taquin, joueur, plaisantin, Shoryu est le genre d'homme que l'on prend de premier abord pour un inconstant, une girouette et un idiot. Mais comme dit l'adage : il est plus facile pour l'homme intelligent de se faire passer pour idiot, que pour l'idiot de se faire passer pour intelligent.
La désinvolture du personnage rend même comique certains passages. C'est un plaisir à lire!!


Pour les comparaisons, il me vient, dès le départ, l'image de Fushigi Yugi. D'ailleurs, ce manga date de la même époque, il serait étonnant que les auteures ne se soient jamais lues...
Mais la comparaison ne va pas plus loin que le fait que Yoko et Miaka sont deux jeunes filles, l'une allant entrer au Lycée (Miaka), l'autre déjà au Lycée (Yoko), emportées dans un monde parallèle. Finalement, les 12 Royaumes sont plus japonais que chinois et Yoko croise plusieurs fois des gens qui comme elle viennent du Japon. Miaka ne peut en croiser, elle est seule japonaise, avec Yui, dans le monde du Livre des Quatre Dieux. 
Et si Fushigi Yugi est aussi destiné à un publique jeunesse, l'histoire est bien moins dure. Yoko se bat, elle vit avec des vêtement Imprégnés de sang pendant des mois, sans nourriture, sans amis, sans main qui se tend vers elle!  Il va sans dire qu'il serait même impossible que Miaka puisse survivre sans au moins trois repas par jour, vu qu'elle n'est qu'un estomac sur pattes!!!  Sans amis... et Fushigi Yugi n'existerait plus dans ce cas!!

Comprenez bien que si les deux univers se ressemblent, ont quelques points communs, les similitudes ne vont pas plus loin!!

Pour les fans d'animation, vous connaissez certainement la série animée qui tire de ces romans sa source! Les douze royaumes sont aussi 45 épisodes, divisés sur 4 cycles, racontant une version assez différente et plus édulcorée que les romans. Cette série, créée en 2002, est aujourd'hui diponible en DVD chez Kaze. 


Mise à jour du 27/10/2009 :
Tous les romans sont maintenant disponibles en français aux éditions Milan.
Voici les titres des derniers sortis : "Le vent de l'infini" (tomes 1 et 2, sortie 2008), "Les rives du Crépuscule" (tomes 1 et 2, sortie 2008), "Les ailes du destin" (sortie 2008), "Le royaume de l'idéal" (sortie 2009).


Carte d'identité de la série de Romans :
Titre original : 十二国記 , Juunikokuki
Titre français :  Les 12 Royaumes
Auteur : Fuyumi Ono
Illustrateur : Akihiro Yamada
Traducteurs : Patrick Honnoré, Fumihiko Suzuki,Tamako Kageyama, Emmanuel Pettini et Denis Roger.
Editeur japonais : Kodansha
Editeur français : Milan
Nombre de volumes au Japon : 12
Nombre de volumes en France : 11 prévus, 11 publiés


Bonne lecture et Have Fun!!



 
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Published by Chen Jie - dans Romans et Récits
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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 18:00

elisseeff_femmept.jpgJe vous avais déjà parlé de ce livre il y a quelques mois, à l'occasion de la journée de la femme en Chine. Je vous propose aujourd'hui d'approfondir le sujet... le livre!

La femme aux temps des empereurs de Chine
n'entre pas dans la catégorie des romans historiques... Non pas tout à fait. Car ce livre nous évoque les destins souvent terribles de femmes célèbres, femmes de l'ombre, impératrices, concubines ou simples épouses vertueuses écrassées sous le joug de la loi confucéenne qui donne les pleins pouvoirs aux hommes, pères, frères, maris, et fait de la femme un animal de compagnie incapable de choisir sa propre vie.
C'est une des raisons pour lesquelles, nous explique Danielle Elisseeff en introduction, qu'encore aujourd'hui en Occident les femmes orientales évoquent pour nous, surout pour vous les hommes, l'image de la fragilité, de la soumission, de disponibilité totale...
Imaginez donc ainsi le choc culturel des premiers occidentaux en Chine, à la fin du 19eme siècle et début du 20eme, lors qu'ils se trouvèrent face à face avec ces femmes effacées. Alors qu'à la même époque en Europe, la femme se modernisait et commençait son rêve d'émancipation, il est d'autant plus évident que la séduction et la fascination s'emparèrent d'eux... pour être encore souvent le fantasme actuel des européens.

Mais voila que Danielle Elisseeff nous dévoile que cela n'est que façade! Car si l'éducation confucianiste a bridé les femmes pendant des siècles, elle n'a pu effacer totalement leurs rêves, ceux qu'elles se racontaient entre elles, loin des hommes. La socièté impériale chinois a aussi su savament camouffler la vérité, l'histoire de celles qui ne sont pas rentrées dans le moule!
C'est l'histoire des femmes vertueuses et des autres que nous offre ici Elisseeff, la possibilité de passer derrière le rideau du gynécée, de mettre à bas l'apparente fragilité des femmes chinoises, de découvrir leur passé et leur coeur.

Si les récits sont romancés, ils s'attachent surtout à ce qu'on en sait, documentés par l'archéologie. La première partie est une étude historique du mode de vie sociale, accès sur la femme chinoise, depuis les époques les plus reculées. C'est le fondement, l'explication du pourquoi!!
Puis petit à petit entrent les femmes historiques en action, celles qui font parler d'elles au point que pendant des siècles leurs noms étaient synonymes de malheurs. Ces femmes de pouvoir sur lesquelles le Néo-Confucianisme s'appuira le plus, à l'époque Song, pour faire des femmes ces êtres dociles qui auront moins de droits qu'un enfant de 4 ans!

Cette étude, documentée de quelques photos de peintures, portraits, scènes de vies, statuettes funéraires, nous emmène depuis les origines jusqu'aux portes de la Chine Moderne, en 1912. En cours de route vous rencontrerez Mulan, Wu Zetian la terrible impératrice ou encore Cixi, qui semble un ange un peu fou comparée à la précédente!

Ce livre se lit comme un recueil de contes ou de nouvelles, un tas de petites histoires qui s'imbriquent les unes dans les autres, pour se fondre dans l'Histoire de Chine.

Carte d'identité du Livre :
Titre : La femme aux temps des Empereurs de Chine
Auteur : Danielle Elisseeff
Editeurs : Stock - Le livre de Poche
Collection : La femme dans l'Histoire dirigée par Laurence Pernoud
Année d'édition : 1988  (réédition 2001?)
Nombre de pages : 314

Vous pouvez aussi lire une critique, issue de la revue Persée, Archives des sciences sociales des Religions, en 1989 à propos cette oeuvre.


Bonne lecture et Have Fun!!

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Published by Chen Jie - dans Romans et Récits
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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 20:13
Bonsoir,

Ce soir, une fois n'est pas coutume, je ne voudrai pas vous parler d'un livre qui a un rapport direct avec la Chine, mais avec un de ses proches voisins, la Corée du Nord.

Ce qui me fait choisir ce soir pour vous présenter ce récit édifiant et terrifiant _ de la vie de combat d'un petit coréen du nord, et de sa famille, pour échapper à une vie de privation, d'humiliation même, jusqu'à ce que qu'il arrive finalement dans la partie libre de la Corée_ c'est l'annonce de l'association Good Friends (association coréenne du Sud qui vise à aider les coréens du Nord qui ont fuit leur région natale...) comme quoi au moins 430 personnes seraient encore mortes de faim, dans une province reculée, à cause de pénuries alimentaires.

A ceux qui n'ont pas vu, un soir il y a déjà des années de ça, les images révoltantes des marchés de Pyonyang (la capitale du Nord) aux étales vides, aux enfants affamés qui n'ont même plus rien à voler. Puis dans des rues moins en vue, visages cachés, des revendeurs de riz au noir, du riz envoyés par l'UNESCO pour sauver le peuple qui n'a servi qu'à engraisser les plus riches, à ceux là je vais rappeler les faits!

Depuis les années 90, la Corée du Nord, fermée au commerce international, vivant repliée sur elle-même, a subit l'une des plus terrible famine de l'histoire de l'Extrême-Asie. A défaut d'avoir accès à de vraies statistiques, nous n'avons que les dires du gouvernement en place (férocement communiste, de père en fils) et ce que racontent ceux qui réussissent à s'échapper, ceux qui ne sont pas rattrapés par les chinois une fois passé la frontière sino-coréenne, ceux qui finalement réussissent à passer en Corée du Sud au bout d'un très long et très dur voyage.
Chroniquement, ces famines reprennent...
Comment être étonné quand déjà chez nous, nous voyons des catastrophes naturelles balayées les récoltes, anéantir nos villages, tuer par centaines des personnes en quelques heures. Hors dans un pays où l'administration fait sérieusement défaut quand à ses responsabilités, où les aides de l'extérieur sont impensables, comment un peuple abandonné à lui-même, avec ses pauvres moyens du bord, pourrait-il survivre face à nos changements climatiques?

Image Hosted by ImageShack.usDans un tel contexte, je vous présente le récit de la vie hors sentiers battus de Hyok Kang.  Comment était la vie d'un jeune garçon dans la corée communiste? Comment et de quoi vivait une famille humiliée?  Qu'elle était l'éducation de la jeunesse nord coréenne? Comment survivre à la famine? Comment fuir? Comment survivre en fuite? Pour finalement devenir un humain dans un monde qui n'accepte pas tout à fait votre existence...

Le jeune Hyok Kang a raconté son histoire à Philippe Grangereau, spécialiste des deux Corées et grand reporter français. Ce dernier nous rapporte son odyssée, accompagnée des dessins de Hyok Kang lui-même.
Ce livre c'est " "Ici, c'est le paradis!", une enfance en Corée du Nord", publié chez Michel Lafon. C'est deux cents pages pour descendre au fond de l'horreur et comprendre à quel point nous sommes des privilégiés de vivre loin des guerres, des famines, dans des pays où pour manger il suffit d'avoir l'argent et de descendre au supermarché le plus proche.

Philippe Grangereau a aussi écrit "Au pays du grand mensonge, voyage en Corée du Nord", quelques années avant de rencontré ce jeune garçon et de nous rapporter son histoire.

Bonne soirée tout de même!! ^__-
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Published by Chen Jie - dans Romans et Récits
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 06:40
"Mort d'une Héroïne Rouge" est un autre roman policier de Qiu Xiaolong. Comme à chaqueImage Hosted by ImageShack.us roman, l'auteur nous dépeint sa ville natale, Shanghai, et ses environs tout en faisant une critique, doucement acidulée, de son propre pays.

Sorti bien avant "Le très corruptible mandarin", ce roman se penche sur les moeurs shanghaïennes et en particulier celles des icônes du pouvoir, si blancs en apparences et souvent si noirs en réalités.

Résumé de l'éditeur :
"Shanghai, 1990. Le cadavre d'une jeune femme est retrouvé dans un canal par deux pêcheurs. Pour l'ambitieux camarade inspecteur principal Chen et son adjoint l'inspecteur Yu, l'enquête va rapidement se compliquer lorsqu'ils découvrent l'identité de la morte. Il s'agit de Hongying, Travailleuse Modèle de la Nation. Une fille apparemment parfaite et solitaire qui a pourtant été violée et étranglée. Qui se cache derrière ce masque de perfection et pourquoi a-t-on assassiné la jeune communiste exemplaire?
Chen et Yu vont l'apprendre à leurs dépens, car à Shanghai, on peut être un camarade respecté tout en dissimulant des moeurs... déroutantes.
Un fascinant polar du côté d el'Empire Céleste, mené avec humour, poésie, gourmandise et un sens très particulier de la morale. "


Carte d'identité du roman :
Titre français : Mort d'une héroïne rouge
Titre original : Death of a red heroine
Auteur : Qiu Xiaolong
Editeur : Liana Levi (Le seuil/Points poche)
Année : 2000 (USA) - 2001  (France)
Traduction : Fanchita Gonzalez Batlle
Prix indiquatif : 7,90 € pour le format poche

Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser un commentaire, j'attend vos avis sur ce roman!
Have Fun
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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 10:55
Image Hosted by ImageShack.usPour inaugurer la nouvelle catégorie des livres, et en particuliers des romans, je vous propose un Policier chinois.

Ceux qui connaissent Qiu Xiaolong (ou, "petit dragon" comme notre très grand artiste Le XiaoLong), qui ont déjà lu ses précédents romans... savent que maître Qiu affectionne sa ville natale de Shanghai et les histoires policières tournant autour des cadres communistes de la capitale économique chinoise.

Pour les autres, Qiu Xiaolong est né, comme son nom l'indique, une certaine année du dragon (1953... début d'année donc... ) à Shanghai. Son père, professeur, est victime de la folie de la Révolution Culturelle de 1966... L'auteur évite les camps de rééducation (contrairement à son collègue Dai Sijie) à la campagne à cause d'une maladie...
Après avoir étudié l'anglais et soutenu une thèse en poésie américaine, il vit aujourd'hui aux Etats-Unis. Mais pour autant, ses romans restent attachées à sa terre natale, telle qu'il l'a connue sous le régime de Deng Xiaoping et sa plume aux enquêtes de l'inspecteur principal Chen Cao.

Sous le couvert des enquêtes, il nous dépeint la vie actuelle de la mégapôle chinoise de l'Est (oui, Shanghai aujourd'hui n'est plus la ville la plus peuplée de Chine, à l'Ouest Chongqing remporte la palme!), depuis les cadres du parti qui s'enrichissent jusqu'aux petites gens qui font tout pour survivre dans un pays ou la lois de marché l'emporte de plus en plus sur la lois marxiste.


Le résumé de l'éditeur :

Passe-droits. Combines. Faveurs « spéciales ». Voilà les trois mots clé du nouveau fléau de la Chine post-communiste : la corruption. Et lorsque celle-ci touche les nouveaux « mandarins », il est quasi impossible de s’y opposer. Les autorités se contentent « d’écraser les moustiques, sans se soucier des tigres », car l’intérêt supérieur du Parti prime.
Mais le camarade inspecteur Chen ne l’entend pas ainsi quand il prend en main l’enquête sur le meurtre, dans une maison close de Shanghai, d’un policier chargé d’enquêter sur l’entourage de Xing Xing. Ce magnat de la finance et cadre du Parti, suspecté de corruption, s’est enfui aux États-Unis. Chen n’hésite pas à remonter les filières des affairistes rouges, même lorsque celles-ci passent par le pays de l’Oncle Sam, où il est envoyé en tant que... membre de l’Union des écrivains ! Le voilà donc, de conférences en séances de dédicaces, à la tête d’un groupe d’auteurs chinois en goguette. Tandis que l’enquête progresse à Shanghai grâce à l’inspecteur Yu, Chen va retrouver son rôle de policier lorsque son itinéraire le mène à Saint Louis, dans le Missouri, ville de résidence de Xing Xing, mais aussi celle de Catherine Rohn, une policière américaine bien connue de notre inspecteur préféré...
Le passionnant roman de Qiu nous plonge dans les gangrènes de la Chine d’aujourd’hui : soumission des structures socialistes aux perversions du profit, spéculations effrénées au plus haut niveau et dérive des intellectuels « autorisés ».


Sur la page de l'éditeur, vous pouvez même lire un extrait du livre. Elle est pas belle la vie?!

Carte d'identité du roman :
Titre : Le très corruptible mandarin
Auteur : Qiu Xiaolong
Traduction : Françoise Bouillot
Langue d'origine : anglais
Editeur français : Liana Levi/Point
Collection : Point policier
Année de publication française : 2007
Prix édition Liana Levi : 19€
Prix édition poche : 7€



Bonne lecture et ... Have Fun!!

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