En Chine c'est comme en physique : rien ne se perd, tout se transforme!! Dans un pays aussi peuplé ou tout le monde n'a pas toujours d'emploi, les "recycleurs" sont le résultat d'un peuple toujours plus avide de modernisme et ne maitrisant pas encore son volume de déchets.
Recycleurs d'électronique dans le quartier de Haidian à Pékin, octobre 2005.
Pour cette raison, quand on observe bien la vie des rues, on croise forcément ces petits "cyclo-porteurs" et leurs tas de bric à brac en tout genre.
Ce type d'activité n'est pas toujours un métier à part entière, mais une des activités que certains citadins accumulent pour arrondir leur fin de mois. Organisés, ils passent en criant leur activité dans les cours d'immeuble et rachètent aux particuliers leurs vieux appareils, plastiques, cartons et papiers. Puis en fin de journée, ils retrouvent leurs "collègues" pour revendre à des "gros recycleurs" ce qui les interressent. Certains prendront uniquement le carton, d'autres le bois, les bouteilles en plastiques ou les cannettes en alu...
Cela donne parfois de drôles de spectacles dans les ruelles des quartiers périphériques de Pékin, comme Haidian, tels les tas de vieux papiers, meubles cassés, ferraille rouillée et terrain boueux envahi par des triporteurs, des vieux camions brinquebalants chargés au delà de leur capacité. Sans oublié les plastiques qui s'envolent, les déchets qui polluent le sol...
Dépôt de bois et cartons à recycler... juste sous la fenêtre de mon appartement,
quartier Haidian, Pékin, juin 2006.
Triste réalité d'une société oubliant parfois ses aînés (comme chez nous!!), on peut croiser au détour d'une rue ou d'un parc un vieillard faisant les poubelles publiques pour récupérer des bouteilles de soda en plastique ou des cannettes en alu. Elles sont rachetées par les recycleurs pour quelques miao la pièce.
Vous ne pourriez leur faire plus plaisir que de leur laisser la bouteille de thé glacé que vous venez de finir!
Enfin, autre type de recyclage, le verre. Quand on se promène dans les vrais quartiers populaires, hutong ou immeubles peu reluisants, on peut croiser ces tricycles à carioles récupérants les pots en verre des yaourts à boire traditionnels. Contre quelques miao, ils délestent les citadins et les épiciers des pots vides "consignés" pour les rapporter au fabricant.
Mais au delà de ces petits "recycleurs", la Chine ne fait pas de tri sélectif des ordures comme en Europe. D'ailleurs ce n'est pas un camion qui vient vider le "vide ordure" des immeubles ou des quartiers de hutong, mais un homme sur un tricycle, avec pelle et cariole...
Petite avancée dans un monde où la Nature se tait devant le progret technique et économique, les sacs plastiques de très mauvaise qualité habituellement utilisés vont être interdits et remplacés par des sacs résistants et payants.
Have Fun!