Ce n'est pas commun à ma connaissance et j'avoue ne l'avoir croisé que quelques fois. Ce vendeur ne vendait pas des fruits et légumes comme tous les autres que l'on peut croiser ici et là aux carrefours bondés de passants et de cyclistes, il vendait des carottes... râpées!
Je l'ai croisé sur la petite passerelle miteuse suspendue au dessus du 3eme périphérique (San huan), face à mon université, en allant prendre le bus pour me rendre au temple taoiste des nuages blancs.
Vendeur de carottes rapées, Quartier de Haidian, Pékin, octobre 2005.
Ma curiosité, mêlée de pudeur, m'a poussé à le prendre en photo d'assez loin en usant du zoom de mon appareil... Lui n'a pas bougé et a continué la lecture de son journal, comme si je n'étais qu'un passant ordinaire (hors une occidentale blonde, ça ne passe pas inaperçue en Chine...).
Dans son grand sac blanc, marqué du nom d'un hotel de luxe du centre ville de Pékin, il a d'autres petits sacs pour embaler ses carottes râpées si un éventuel acheteur se présentait...
Dans le même genre, à partir du mois de mars on croise des vendeurs d'ananas à Pékin, à tous les coins de rues. Ils se promènent avec une caisse en polistyrène, décortiquent leur ananas avec talent et vous les vendent dans un petit sachet. Ces ananas viennent du sud de la Chine, ils sont souvent succulent...
Le soucis est l'hygiène...
Carottes râpées comme ananas, cela se mange cru! Hors d'une part Pékin est une ville de poussière, mais accessoirement quand on est dans un pays si éloigné du sien (par les normes sanitaires!) il faut se méfier des mésaventures stomacales. Autant dire, je n'ai jamais rien acheté dans la rue qui ne soit cuit et brulant pour m'assurer de ne pas tomber malade!
Résultat, je n'ai jamais rien eu à déplorer (contrairement à mes deux premiers voyages... malade par la nourriture de la cantine du Lycée d'accueil la première fois, puis malade par coup de froid du aux clims terribles qu'adorent les chinois lors de mon second voyage).
Have Fun!