Bonsoir,
Ce soir, une fois n'est pas coutume, je ne voudrai pas vous parler d'un livre qui a un rapport direct avec la Chine, mais avec un de ses proches voisins, la Corée du Nord.
Ce qui me fait choisir ce soir pour vous présenter ce récit édifiant et terrifiant _ de la vie de combat d'un petit coréen du nord, et de sa famille, pour échapper à une vie de privation, d'humiliation même, jusqu'à ce que qu'il arrive finalement dans la partie libre de la Corée_ c'est
l'annonce de l'association
Good Friends (association coréenne du Sud qui vise à aider les coréens du Nord qui ont fuit leur région natale...) comme quoi au moins 430 personnes seraient encore mortes de faim, dans une province reculée, à cause de pénuries alimentaires.
A ceux qui n'ont pas vu, un soir il y a déjà des années de ça, les images révoltantes des marchés de Pyonyang (la capitale du Nord) aux étales vides, aux enfants affamés qui n'ont même plus rien à voler. Puis dans des rues moins en vue, visages cachés, des revendeurs de riz au noir, du riz envoyés par l'UNESCO pour sauver le peuple qui n'a servi qu'à engraisser les plus riches, à ceux là je vais rappeler les faits!
Depuis les années 90, la Corée du Nord, fermée au commerce international, vivant repliée sur elle-même, a subit l'une des plus terrible famine de l'histoire de l'Extrême-Asie. A défaut d'avoir accès à de vraies statistiques, nous n'avons que les dires du gouvernement en place (férocement communiste, de père en fils) et ce que racontent ceux qui réussissent à s'échapper, ceux qui ne sont pas rattrapés par les chinois une fois passé la frontière sino-coréenne, ceux qui finalement réussissent à passer en Corée du Sud au bout d'un très long et très dur voyage.
Chroniquement, ces famines reprennent...
Comment être étonné quand déjà chez nous, nous voyons des catastrophes naturelles balayées les récoltes, anéantir nos villages, tuer par centaines des personnes en quelques heures. Hors dans un pays où l'administration fait sérieusement défaut quand à ses responsabilités, où les aides de l'extérieur sont impensables, comment un peuple abandonné à lui-même, avec ses pauvres moyens du bord, pourrait-il survivre face à nos changements climatiques?
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Dans un tel contexte, je vous présente le récit de la vie hors sentiers battus de
Hyok Kang. Comment était la vie d'un jeune garçon dans la corée communiste? Comment et de quoi vivait une famille humiliée? Qu'elle était l'éducation de la jeunesse nord coréenne? Comment survivre à la famine? Comment fuir? Comment survivre en fuite? Pour finalement devenir un humain dans un monde qui n'accepte pas tout à fait votre existence...
Le jeune
Hyok Kang a raconté son histoire à
Philippe Grangereau, spécialiste des deux Corées et grand reporter français. Ce dernier nous rapporte son odyssée, accompagnée des dessins de
Hyok Kang lui-même.
Ce livre c'est "
"Ici, c'est le paradis!", une enfance en Corée du Nord", publié chez Michel Lafon. C'est deux cents pages pour descendre au fond de l'horreur et comprendre à quel point nous sommes des privilégiés de vivre loin des guerres, des famines, dans des pays où pour manger il suffit d'avoir l'argent et de descendre au supermarché le plus proche.
Philippe Grangereau a aussi écrit "
Au pays du grand mensonge, voyage en Corée du Nord", quelques années avant de rencontré ce jeune garçon et de nous rapporter son histoire.
Bonne soirée tout de même!! ^__-