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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 12:00

Artiste aux talents multiples, Sa Ding Ding est native de la Mongolie Intérieure (Région Autonome de République Populaire de Chine) et métissé chinoise et mongolienne. Cette double culture a fait d'elle une musicienne et chanteuse hors du commun qui mélange les cultures (les siennes et celles voisines) pour donner à sa musique un savant assemblages de sons et couleurs. Écoutez Sa Ding Ding et vous partirez en voyage, loin, très loin...
Auteur, compositeur, ses instruments fétiches sont le Guzheng (cithare chinoise, grande soeur du guqin) et le Matouqin (ole frère mongole du erhu!)

Sa musique est, tout comme elle-même, métissée, avec un mélange de sons mongoles, tibétains, chinois, indiens et internationnaux. Des musiques traditionnelles remixées à l'électropop, des paroles en langues inconnues (Sa Ding Ding invente aussi les paroles...) sur des sons tribaux allongés de Danse music. C'est un peu les chants des Lamas tibétains qui auraient rencontrés Deep Forest (mais justement, Sa Dingding les a rencontré!) et Ayumi Hamazaki, une quincophonie musicale des plus vitaminées!

Découvrez la playlist Sa Dingding avec Sa Dingding



Tout commence en 2001, Sa Dingding n'a alors que 18 ans, toute jeune diplomée du Conservatoir Central de Musique de Pékin, elle sort son premier album sous le nom d'artiste (vite délaissé) de Zhou Peng. Cet album, Dong ba la (咚巴啦), sera son tremplin vers le succès puisque la même année elle reçoit le titre de meilleure artiste Danse music chinoise! Le style musical d'alors n'a strictement rien à voir avec le son actuel de ses albums.

Réfléchie, Sa Dingding retourne en studio et attend quelques années. Entre temps elle s'est passionnée pour le Bouddhisme, a appris le tibétain et le sanskrit et se tourne radicalement vers le son de ses origines.
C'est en 2006 qu'une partie de son travail pour son prochain album est révélé dans le film "Prince of the Himalayas" avec la chanson "Holy Incense". La World Music vient définitivement de gagner une nouvelle artiste de génie.
En 2007, c'est la consécration avec "Alive", son nouvel album, où elle mélange tibétain, mongole et chinois (album disponible en France). Vite reconnue à travers le monde comme une artiste à part entière, elle est invitée aux grands festivals de World music mondiaux.

En 2008, elle est couronnée au troisième "BBC radio World Music Award" pour la région Asie-Pacifique alors que sort dans le bac son single "Qin Shang".

2009 voit en Asie déjà sortir un "best of" de l'artiste, alors qu'à travers le monde se profile "Deep China", l'album de Deep Forest auquel Sa Dingding a fortement contribuée.
Normalement cet album est annoncé par Deep Forest pour la fin de l'année 2009...
Si le son de Sa Dingding vous séduit, que vous appréciez aussi Deep Forest, vous savez ce qu'il vous reste à faire!


Informations complémentaires :

Artiste : Sa Dingding/ 萨顶顶
Genre musical : World Music/Electro pop
Label : Universal, Wrasse Records
Pays : Chine/Mongolie Interieure
Albums : Dong Ba La (2001), Alive (2007), Best Of (2009), Deep China (2009)...
Site : www.sadingding.co.uk


Bonne musique et Have Fun!

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 11:08
Le Erhu, avec son nom imprononçable (prononcez eurrrrr-rrrrrrrrrouuu!) , est un instrument de musique utilisé en Chine depuis la dynastie Tang.
Pour autant le Erhu n'est pas chinois!
Comme son nom l'indique (二胡, er 二 pour deux, hu 胡 pour barbare), sorte d'ancêtre du violon, le erhu est d'origine des steppes!!

Son histoire :
A l'époque Tang, la dynastie chinoise rayonnait de par ses alliances et ententes diplomatiques du Japon jusqu'aux coffins du Nord-Ouest. C'est certainement de là que s'introduisit en Chine ce barbare à deux cordes.
Aujourd'hui, on trouve en Mongolie un cousin très proche (certainement le erhu d'origine) nommé Matou (tête de cheval). Mais c'est par opposition surtout dans les Pays d'Asie du Sud-Est que l'on croise des dérivés locaux du Erhu, au Laos, au Vietnam... arrivés avec les nombreux marchands chinois qui s'installèrent dans ces régions il y a des siècles de ça.

L'instrument :
Le Erhu est souvent appelé "violon chinois" pour le fait qu'on le joue avec un archet. Mais de violon, il en a une ressemblance (visuelle et phonique) très sauvage. Il est composé d'une caisse de résonance couverte de peau de serpent, d'un long manche en bois et deux grosses chevilles tendant ses deux cordes (ré et la). L'archet, contrairement au violon, est traditionnellement pris dans les cordes et solidaire de l'instrument.

Très populaire en Chine depuis plus de Mille ans, il est prédominant dans les orchestres traditionnels (comme le violon en Occident) et se trouve être un des quatre instruments joués pendant les pièces d'Opéra chinois.

Bien que sa gamme sonore soit limitée, ses capacités de jeu ont été fortement repoussées au cour du 20eme siècle grâce à des artistes comme Guo Gan par exemple, célèbre en Chine pour avoir apporté le erhu au ... jazz! Guo Gan, passionné par les instruments d'Occident, a imposé au Erhu les méthodes de jeu du violon pour en révolutionner le son. Il est depuis professeur au conservatoire du Liaoning à Shenyang. Il a joué entre autre avec l'opéra de Paris, pour le roi du Maroc et l'on peut entendre son erhu dans la musique du film "Le secret des poignards volants"(morceau de la playlist : "lovers-flower garden").

Un morceau célèbre :
Souvenez-vous d'"Epouses et Concubines"... le son plaintif que vous entendez tout au long du film dans les musiques, c'est lui, c'est le erhu! Vous retrouvez le morceau dans la playlist ci-dessous sous le titre de "Boys and Flowers".


Pour vous premettre de découvrir pleinement le erhu et son cri plaintif, voici une petite sélection d'oeuvres trouvées sur Deezer... Malheureusement que du classique!


Découvrez la playlist Erhu - violon chinois avec Shigeru Umebayashi


Bonne musique et have fun!

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 21:32
Le Pipa (琵琶) est un des instruments classiques chinois les plus célèbres en Chine et au de-là.
Il s'agit d'un instrument à cordes pincées, que l'on peut placer entre le luth et la guitare, aussi connu au Japon sous le nom de Biwa (un cousin très proche).

Avec seulement 4 cordes, une caisse de raisonance piriforme et pas moins de 30 frettes, le pipa permet une étendue musicale très peu égalée dans les instruments chinois transportables!
La variété de ses sons permet d'en jouer aussi bien comme instrument soliste ou d'ensemble.

Historiquement, l'existence du Pipa est attestée (textuellement) depuis la dynastie Han (2eme siècle avant JC). Mais l'essor de sa culture vint sous la dynastie des Tang. C'est probablement à cette époque, via les liens diplomatiques entre l'Empire du Milieu et la coure de Nara (Japon) que le Pipa s'installa au pays du Soleil Levant pour devenir au fil du temps le Biwa.

Pour le plaisir de vos sens, voici un petit ensemble de morceaux incluants le Pipa (en solo ou orchestre).



Plus d'informations :
-chine-information

Bonne musique et Have Fun!


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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 16:45
Pendant des années, suivant mes voyages successifs en Chine, j'ai fini par croire que l'Empire du Milieu était l'unique pays au monde où le mouvement Rock n'avait pas pris racine.
De la Cantopop au Rap made in Taiwan, tout ce que distribuaient les disquaires ou proposaient les radio locales étaient des sons stéréotypés, sur-annés pour la cantopop ou bien calqués sur le R&B américain pour les derniers tubes du moment. Rien ne me permettait de deviner que quelque part en Chine puisse exister un courant musical tel que du Rock ou bien encore plus du Metal, du Hard Rock, du Punk, etc.

Il m'aura fallu des années et rentrer en France pour finalement découvrir que pour écouter du Rock en Chine, on est pas obligé de se rabattre sur le rock nippon, et non la production locale existe bien seulement elle n'est pas des plus remarquée!



Histoire d'une gloire funeste :
Le Rock débarque en Chine après la mort du Président Mao, lorsque le Président Deng XiaoPing propose en 1978 une ouverture du pays à l'économie de marché.
En quelques années, les musiques occidentales vont pénétrer la cuirasse chinoise et influancer les jeunes musiciens de l'époque. Face à la forte présence de la Cantopop (la musique Pop de Hong Kong), certains artistes vont développer un style plus rageur, plus Rock, paroles en chinois mandarin et compositions inspirées des chansons locales révlutionnaires.

Pendant la décennie 80, le Rock devient la première musique écoutée par la jeunesse et surtout le rythme d'une nouvelle génération qui rêve autrement que leurs parents, voulant s'émanciper de l'éducation maoïste...

L'artiste phare de cette époque reste Cui Jian (崔健). Sa chanson "一无所有" ("rien en mon nom", sorti en 1986) sera pendant le mouvement étudiant de 1989 l'équivalent de "La cavalerie" de Julien Clerc en 1968 en France, l'emblème d'une génération qui aurait voulu changer la face du Monde.

Malheureusement, tout le monde connait la triste suite du 4 Mai 1989... Pour autant vous ignorez certainement que dans la chute du mouvement étudiant, le Rock chinois fut emporté et depuis reste un style musical marginal fortement suspecté en République Populaire de Chine.
Dans les années 90, Cui Jian sera même interdit de scène de plus de 1000 personnes, autant dire qu'en Chine il lui était impossible de se produire.
D'autres artistes, moins touchés personnellement, s'éloigneront du Rock pour entrer dans le moule que le gouvernement de Pékin voulait formater et pour ainsi continuer à composer et jouer.


La nouvelle génération Rock :
Il faudra du temps au rock chinois pour remonter la pente, car il reste des séquelles.

Depuis 1989, le Rock chinois est tout symplement interdit de télévision en Chine, et il n'y a que les groupes rock occidentaux, taiwanais, japonais ou coréens qui peuvent se venter de passer sur MTV China.

Pour autant, la scène Rock chinoise n'est pas morte. Abandonnée et délaissée par le gouvernement et ses organes (financiers... qui peuvent aider des artistes à se promouvoir, ou aider un artiste à ne jamais trouver une maison de disque), elle vit en sous-marin dans un monde qu'il faut mériter pour le découvrir.

Il va de soit que depuis quelques années, début des années 2000, le carcan s'ouvre un peu plus pour laisser s'échapper quelques spécimens méritants vers la gloire. Mais pour beaucoup d'artistes, être un groupe Rock, Punk ou Metal reste une tâche sur leur carte d'identité nationale et freine leur évolution.

L'un des exemples les plus marquants de années 2000 reste pour moi le groupe Silver Ash.
Née en 1999 à Pékin, la formation a traversé de nombreuses mésaventures pour finalement être virée par leur maison de disque en 2004, sous l'excuse que les paroles de leurs chansons ne convenaient pas à l'image que le gouvernement chinois voulait faire passer à la jeunesse...
Finalement, après quelques remaniments de style, en 2007 les voila de retour avec un nouvel album plus "politiquement correct".
Leur style original était avant tout fortement inspiré du mouvement Visual Kei japonais, étonnant et rare pour un groupe chinois, surtout quand on connaît la haine que le gouvernement de Pékin sait éveiller de temps à autre dans le coeur de son peuple contre le pays du Soleil Levant.

Quelques autres artistes et groupes présentent souvent des parcours similaires malgré des styles légèrement différents. Qu'ils chantent en anglais ou chinois, les rockeurs chinois sont des marginaux sous surveillance.

Si votre curiosité auditive est bien placée, essayez Amplified, Silver Ash, Dengel, Joyside, The Noname (Punk), Brain Failure (Punk), Beauty Rays, Cui Jian et tant d'autres oubliés!


Le premier festival rock de Chine :

Si Woostock est à l'Angleterre, le Midi Festival est à la Chine!
Et oui, aussi surprennant que puisse souvent paraître la Chine, dans un état où le Rock est casiment perso non grata, il existe depuis quelques années un festival rock. Pays de contradictions...

Tout commence dans le milieu des années 90, lorsque quelques artistes se rassemblèrent à Pékin pour offrir à la jeunesse chinoise passionnée de musique moderne un enseignement de qualité dans tous les styles, sur tous les instruments.
Ainsi naquit la Beijing Midi School of Music.

Quelques années plus tard, pour promouvoir les musiques modernes et les artistes de l'école, surgissait le Midi Festival.
Devenu le festival incontournable de Chine en matière de Rock, Modern'Jazz, Punk, Metal, Visual... les artistes montants chinois et d'autres venus du Japon, d'Amérique, de France, d'Allemagne, d'Italie, d'Australie etc, se sont produits sur la scène du Midi Festival devant une foule toujours plus nombreuse.

Premièrement prévu en octobre, à quelques semaine du Jazz Festival of Beijing, le Midi Festival a vu ses dates changer en 2006 pour les premiers jours de mai, période de vacances annuelle dans toute la Chine et pour tout le monde, permettant au public de venir six fois plus nombreux en moins d'un an!

Quatre jours de folie musicale, offrant un panorama de la scène moderne chinoise encore plus varié que tous les festivals d'Europe, le Woodstock chinois est devenu la nouvelle fierté d'un peuple touché par le syndrome de l'infériorité musicale.


Où voir et entendre le rock chinois en Chine :
En règle général, peu de chance de trouver son bonheur en allumant la radio ou la télé, le Rock chinois est interdit d'antenne!

-Alors pour l'écouter, il faut le mériter, se trouver un réseau de fans de Rock chinois et dégoter les adresses des bars, pubs et autres tavernes abritant certains soirs des groupes locaux. Pékin, en tant que capitale et lieu principal de brassage culturel, reste le meilleur des lieux pour en trouver. Reste à se contruire un carnet d'adresses!

-Le Festival Midi en Mai de chaque année, à Pékin, quartier Haidian, campus de la Beijing Midi School (Nord-Ouest de capitale, entre les Xiangshan et le Palais d'été).

-Depuis le début des années 2000, la presse Rock se développe lentement aussi en Chine. Par là, elle essaye de réveiller la conscience collective sur ce style musical et de produire hors de l'ombre des artistes de qualité.
Si vous passez à Pékin, quelques adresses peuvent vous ouvrir les portes du monde rock chinois, mais encore au compte gouttes.

-Le net peut être un bon outil pour trouver des noms, des demo, mais encore une fois la censure que les artistes subissent peut de temps en temps être très efficace!



Cet article n'est pas exhaustif et ne se trouve être qu'une faible introduction au monde du rock chinois que je ne connais pas sur le bout des doigts, et pour cause, je ne fais que le découvrir!

Pour plus d'informations complémentaires :
-Rock in China.com
-La longue marche du Rock chinois par Antoine Meunier


Bon Rock et Have Fun!
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 21:21

Aaron Kwok, alias Kwok Fu Shing en cantonais ou 郭富城 en Chine, est un artiste né à Hong Kong le 26 Octobre 1965.
Chanteur, acteur et grand amoureux des belles mécaniques, Aaron cultive sa belle gueule sur tous les écrans de Chine et d'Asie depuis 1983.

Mais la carrière de chanteur du plus égocentrique des "Cantopop Four Heavenly Kings" (nom donné à Aaron Kwok, Jacky Cheung, Leon Lai et Andrew Law ) ne débute qu'en 1990 avec un premier Single : "Loving You Never Stop".
La coupe de cheveux au bol, coiffée dans le style premier de la classe, trainera sur les couvertures des albums successifs de la jeune star en montée. Dans la folie des années Techno et Dance, les succès s'enchainent et lui offrent une place de rêve en hauts des hits parades chinois, taiwanais, singaporiens... où il cotoie ses adversaires : Leon Lai, Jacky Cheung et Andrew Lau.

1997-1998 marque un tournant. Aaron jette aux oubliettes son affreuse coupe de cheveux très années 80 pour quelque chose de plus sexy, effet "tout juste sorti du lit", auquel il ajoute des pectoraux bien dessinés et un bronzage aux UV. L'année suivante c'est la consécration asiatique avec son contrat chez Pepsi et une campagne de pub qui fera sensation.

Depuis, au sommet de sa gloire, Aaron joue entre le cinéma et la scène musicale, voir au volant des belles mécaniques pour quelques cachets supplémentaires.

Légèrement connu en Asie pour être imbu de lui-même (qui à parlé d'un Delon chinois?! :0036: ), Aaron aurait assuré son corps pour quelques milliards de dollars de Hong Kong... C'est une rumeur qui court depuis quelques années...




Pour le découvrir à l'écran, vous pouvez visionner The Storm Riders, dont il vient de tourner le deuxième Opus.
Pour écouter sa belle voix sur des airs Dance très rythmés ou encore styles années 80, en cantonnais ou en mandarin, je vous offre quelques morceaux.




Bonne musique et Have Fun!

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 10:30
Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas vous parler d'un artiste mais d'une compilation qui vous emporte dans le temps retrouver les voix délicieusement aigues des grandes Divas chinoises des années 1930!
Deux CD aux plaisirs indisociables, la version d'origine se trouve sur le second, le premier offrant un remixed actuel très léger (rien de choquant...).


Amoureux de l'ambiance savoureusement surannée de "In the mood for love", voici ce qu'il vous faut!
Au passage, je vous signale que la chanson "Hua Yang de nian hua" de miss Zhou, entendue dans le film "In the mood for love" se trouve sur ce double album.

Le son est légèrement jazzy ou latina sur certaines, quelques voix sont aussi aigues que possible, d'autres sont grâves comme celles des chanteuses noires qui commençaient à faire parler d'elles à l'époque. On retrouve un style musical très influancé par l'Amérique des années 20 à 40 sur ces chansons qui sont toujours des classiques pour les chinois d'aujourd'hui.


Ecoutez, fermez les yeux, et vous vous sentirez emporter dans l'appartement de Madame Suen, ou alorsdans une de ces fumeries d'opium que l'on trouvait à l'époque colloniale dans le vieux Shanghai envahi d'occidentaux...
24 chansons essentiellement interprétées par des artistes féminines. Je vous en offre les 11 premières à l'écoute.





Conseil de dégustation made in Chen :

Idéal pour accompagner une bonne tasse de thé wulong et les vieilles cartes postales du Caporal Paoli!! ^__-


Bonne musique et Have fun!

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 22:52

Reine de la Pop chinoise made in Hong Kong, diva asiatique aussi connue pour ses chansons que ses quelques apparitions au cinéma, Faye Wong est une légende incontournable de la musique populaire chinoise des années 90 et 2000.


Faye Wong - Wo Yuan Yi (I'm Willing) - 1994


Née à Pékin sous le nom de Xia Lin le 8 août 1969, elle arrive assez jeune à Hong Kong avec sa famille. Découverte par son professeur de chant pour son rare potentiel, elle débute une carrière en 1987 sous le nom de Shirley Wong (ou Shirley Wang).
Jusqu'en 1990, sa carrière ne décolle et son répertoir reste cantonné à des reprises de chansons occidentales des années 70 et 80 sans plus d'originalité.
En 1991, elle part un an aux USA et revient avec de nouvelles idées sur ce qu'elle veut faire. Son style va commencer à se former doucement et son nom de scène change en Faye Wong (王菲)
1992 est l'année de son premier succès : Coming Home, 4eme album fortement influancé par son année à New York.
Mais le grand départ sera pour 1995. Dès lors Faye va sortir au minimum un album par an et enchainé les succès à Hong Kong, à Taiwan, en Chine et aussi rayonner à travers l'Asie, voir le Monde via les films où elle joue comme Chungking Express.


Longtemps présentée comme la chanteuse phare pour la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin 2008, la diva a refusé l'offre pour la cause du Tibet.
Un nouvel album serait en préparation pour une sortie courant 2009...


A la différence de certains autres interprêtes chinois, Faye chante presque exclusivement en chinois. Entre Mandarin et Cantonnais son coeur balance, ses albums existent souvent dans les deux versions selon qu'ils sont destinés à la Chine continentale ou au marché Hong Kongais pur.
Ses chansons en anglais sont rares, "Eye on me" reste l'une des exceptions les plus célèbres, enregistrée pour le jeu Final Fantasy VII.
Sa plus célèbre reprise reste celle de "Dream" des Cranberries, pour le film Chungking Express. La traduction de la chanson en chinois devient ainsi "dream person".



Albums de Faye Wong :
-1989 : Shirley Wong (王靖雯)
-1990 : Everything
-1990 : You are the only one
-1992 : Coming Home
-1993 : No Regrets (執迷不悔)
-1993 : 100 000 Whys (十萬個為什麼)
-1994 : Mystery (迷)
-1994 : Random Thinking (胡思亂想)
-1994 : Sky (天空)
-1994 : Ingratiate Oneself (討好自己)
-1995 : The Decadent Sound of Faye (菲靡靡之音)
-1995 : Di-Dar
-1996 : Restless / Impatience (浮躁)
-1997 : Wong Faye (王菲)
-1998 : Scenic Tour (唱遊)
-1999 : Only Love Strangers (只愛陌生人)
-2000 : Fable (寓言)
-2001 : Faye Wong (王菲)
-2003 : To love (將愛)


Faye, comme toute star de Hong Kong, a prêté de nombreuses fois son image et sa voix à des publicités en Asie. L'une des plus célèbres reste son duo avec Aaron Kwok (王菲 - 郭富城2000 International PEPSI) pour l'une des boissons gazeuses les plus célèbres du Monde...




Bonne musique et Have Fun!

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 15:54

 Je crains que malheuresement le playeur soit en automatique... désolée!!
 
Après la pop chinoise et japonaise, je vous propose une petite musique douce pour vous reposer en ce beau week end!! 
 
Voici la mise à jour de quelques morceaux issus de la Bande Originale du film "Héro", composé par Tan Dun et joué, entre autre, par le génialissime violoncelliste chinois Ma Yoyong. Ce n'est pas exactement de la musique classique chinoise mais quelques magnifiques pièces modernes...
Avec talent, Tan Dun mélange les partitions classiques, les instriments occidentaux et ceux plus traditionnels à la Chine. Principalement fait de cordes et de percussions, les sons sont envoutants, mélodieux et épiques, comme le film dont ils s'inspirent.
Si vous n'avez pas encore savouré ce chef d'oeuvre du wuxiapian qu'est "Héro", je ne peux que vous le conseiller vivement (en attendant que je vous en fasse la critique!)
 
Je vous souhaite une bonne écoute, Have Fun!!

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 12:04
Bonjour et Bon week end!!

Quoi de plus normal, me direz-vous, en ce mois de mars qu'un article nommé "Mars"... Pourtant, avec cet article je ne compte nullement vous parler du mois de l'année, pas vraiment du Dieu ou encore de la planète... Mais d'une série taïwanaise... et d'un manga japonais!

Ou plus exactement, de la musique originale de cette série que je connais depuis quelques années déjà.

Pour mes ami(e)s lecteurs, lectrices, de Manga, ce nom n'est pas inconnu puisqu'il s'agit du titre d'une série de quelques 14 tomes, "Mars" de Fuyumi Soryo. L'histoire raconte le lien qui arrive à se tisser entre deux élèves, d'un Lycée japonais, que tout oppose au départ.

Rei Kashino est un garçon hyper-actif, passionné de moto et coureur de filles, il préfère jouer au voyou avec ses amis et sécher les cours ; Kira Asou est une jeune-fille timide et solitaire, murée dans son silence elle passe son temps à rêver et dessiner.
Pourtant, un jour, Rei commence à s'intéresser à elle, si différente des filles qu'il a l'habitude de fréquenter. Découvrant son talent pour le dessin et la peinture, il se prend d'affection et va tisser un lien de plus en plus fort avec Kira.

L'histoire peut paraître bateau et idiote... Il se trouve que pourtant "Mars" est un manga qui a plu à travers le Monde. Du Japon, il est arrivé jusqu'en Occident où il a rencontré un grand succès aussi, aujourd'hui il est édité en France par "Panini - Manga".
Mais le plus étonnant, c'est qu'il semble que l'Histoire ait surtout marqué les taiwanais... Au point qu'un Drama (série télévisée) ait été tourné il y a déjà quelques années. Vous pouvez le trouver en dvd all-zone sur Yes-Asia ou Amazon.
L'affiche de la Série
Aujourd'hui, je veux vous offrir surtout un petit peu de musique... La BO de la série a été particulièrement soignée, les chansons sont typiquement taiwanaises, de la Pop Chinoise dans tout son art, mais très agréables à écouter!!

Et dans mon infinie bonté, je vous ai déniché les clips originaux taiwanais... des trois chansons de la série!
 
"Shuo ai wo" - "Say you love me"
 
"Ling" - "Zero" par David Tao
 
"Rang wo ai ni" - "Let me love you"
Have Fun!!!
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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 17:59
 

A partir d'aujourd'hui vous pouvez visiter les pages de ce blog en musique...
Vous avez accès à un petit lecteur qui vous propose une douzaine de titres, tous instrumentaux, de musique classique chinoise.

Il s'agit de ma musique préférée, jouée avec mon instrument chinois préféré.

Le Gu Qin 古琴, pour ceux qui l'ignorent, est un des plus vieux instruments chinois et certainement le plus ancien instrument à corde de l'Empire du Milieu.

Dans nos régions, on le définit souvent comme la petite cithare chinoise.
C'est un instrument est assez petit, large mais fin, à 7 cordes. On en joue en pinçant ces cordes depuis plus de 2000 ans. Sa forme antique est connue pour n'avoir que 5 cordes et, sa grande soeur, le Gu Zheng, est la cithare chinoise par excellence avec ses 21 cordes, qu'on rencontre surtout dans les orchestres traditionnels.

La musique aigrelette du Gu Qin fait de lui l'instrument des sages. Petit et transportable, il ne nécessite pas toujours une table pour le poser, contrairement à sa grande soeur, la grosse cithare Gu Zheng. Mais surtout il entre dans ce que tout érudit chinois, souvent mandarin, notable, aussi nommé lettré, se devait de connaître et pratiquer (avec la calligraphie, la peinture et les échecs chinois).
Pour exemple, souvenez-vous de la première scène de combat que "Sans nom" rapporte à l'Empereur Qin dans "Hero", sous la pluie, pendant qu'il combat l'un des assassins, un vieil homme joue d'un instrument à corde, il s'agit du Gu Qin!

Depuis 2003, l'UNESCO a reconnu le Gu Qin et sa musique comme "Patrimoine Immatériel de l'Humanité". Vous pouvez, par ailleurs, consulter leurs articles sur le patrimoine chinois.

En 1977, Voyager 1 et Voyager 2, de la NASA, ont emporté l'un des plus beaux morceaux de Gu Qin enregistré sur le fameux  message à destination d'autres êtres doués d'intelligence de notre Univers. Le morceau se nomme "Liu shui", aussi présent sur le lecteur avec son titre anglais : "Flowing Water".

Alors aujourd'hui, je vous en fait profiter...

Have Fun!!
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